‹ Dictionnaire du sport françaisChapitre 44 sur 339 · BLANC. — BOIS-ROUSSEL · texte numérisé non relu

BLANC. — BOIS-ROUSSEL

BLANC. On ne peut réellement donner à un cheval la désignation de blanc, qu'autant que sa peau est blanche. Les extrémités, c'est-à-dire les parties de ranimai où le poil se raréfie, et même disparait entièrement, ainsi que le tour des yeux sont roses. Les chevaux blancs, c'est-à-dire ceux dans les conditions que nous venons de décrire, sont assez rares aujourd'hui en Europe et forment presque une variété^albinos. Il en existe cependant quelques-uns, provenant pour la plupart d'origine orientale ou espagnole, ce qui revient au même. Le plus grand nombre des chevaux blancs que l'on rencontre en France ou en Angleterre, sont des chevaux gris dont là robe a subi l'influence de Tàge. Pour qu'un cheval soit blanc, il faut qu'il naisse blanc, circonstance très rare surtout en Europe, tous les chevaux gris viennent au monde alezans, ou plus généralement encore noirs,

BOIS-ROUSSEL. Étalon bai, né en 186 1 , en France, chezM. Delamarre, par the Nabob et Agar, issue de Sting, exporté en Autriche en 1865.

Il a gagné en 1864 la Poule des Produits (15050 fr.), à Paris. — Prix de l'Empereur (30400 fr.). — Prix du Jockey- Club (81 100 fr.), est arrivé troisième dans le grand prix de Paris (5000 fr.) où il est tombé broken-down.

BOIS-ROUSSEL (Haras de). Le haras de Bois-Roussel, situé dans le département de l'Eure, appartient à M. le comte P. Rœderer. C'est un des établissements les plus anciens et les plus complets qui existent en France. M. le comte P. Rœderer fit d'abord courir et eut d'assez nombreux succès. Par suite d'une association qui fonda l'écurie, dont les chevaux courent sous le nom de M. Delamarre, le haras de Bois-Roussel devint la pépinière de la Société. A partir de cette époque, il prit un beaucoup plus grand développement, les' victoires de ses produits ne tardèrent pas à rendre son nom populaire. Le haras de Bois-Roussçl a eu une chance exceptionnelle. Presque tous les éleveurs donnent le nom de leur propriété à l'un des produits qui y sont nés, à celui nécessairement qui leur inspirele plus de confiance. Par une assez étrange bizarrerie, rarement ce- parrainage porte bonheur au filleul. Bois-Roussel fait exception k celte règle à peu près uniforme, il a été assez heureux pour donner

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son nom à un vainqueur du prix du Jockey-Cîub, l'un des bons chevaux qui soient nés en France. La même année Vermout, également né à Bois-Roussel, gagnait le grand prix de Paris. Peu d'éleveurs ont eu une aussi bonne fortune. Bois-Roussel a également vu naître Patricien et un grand nombre d'excellents chevaux, qui ont fait à Técurie de M. Delamarre et à l'élevage de M. le comte Rœderer, une position importante sur le turf franc ils.

BOITER. Un cheval est boiteux, quand par suite d'une souffrance, ou d'un accident, la régularité de sa marche se trouve interrompue. Les causes de boiterie sont multiples et le plus souvent apparentes. Il arrive parfois que le cheval boite «:ans que l'on puisse découvrir le siège du mal. En ce cas il souffre indubitablement dn pied. Les vétérinaires, quand la cause de la boiterie leur échappe, la cherchent habituellement dans l'épaule. C'est une erreur, les boiteries d'épaules sont excessivement rares et quand elles existent sont le résultat d'accidents apparents. Toute boiterie sans cause extérieure réside dans le pied.

BOLDRICK (J.). Après avoir été jockey chez M. le comte de Cambis, J. Boldrick est entré.au service de Mme Latache de Fay, comme entraîneur et comme jockey. Il a dirigé avec bonheur et suce es cet établissement jusqu'à l'époque de la mort du propriétaire. Après être resté quelque temps au service de M. Lunel, Boldrick est devenu entraîneur public à Chantilly. Il a entraîné plusieurs chevaux, dont la carrière a marqué dans les annales des courses, entre autres Pédagogue, Festival, Fire-Worck et Beauvais, vainqueur du prix du Jockey-Club, l'année même qui suivit la mort de Mme Latache de Fay, dont cette victoire avait longtemps été le rêve.

BONDIR exprime cette défense d'un cheval, qui consiste à ramener sous lui les quatre extrémités en faisant le gros dos et s'enlevant brusquement de terre, dans cette position, par un mouvement violent. C'est une défense très-dure, et pour peu que le cheval y mette quelque énergie5les cavaliers tout à fait

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