‹ Dictionnaire du sport françaisChapitre 49 sur 339 · BRIDE · texte numérisé non relu

BRIDE

but est d'affranchir la langue d'une pression trop continue dont la persistance arriverait à la tuméfaction. Ce fait se produit fréquemment avec les mors droits, ou dépourvus de liberté de langue, principalement quand on se sert de mors dits allemands. De chaque côté du mors viennent s'adapter deux crochets (dits crochets gourmette) parce qu'ils servent de soutien à une petite chaîne en acier qui, accrochée à chacun d'eux, passe sous le menton du cheval et se nomme gourmette. L'effet de cette gourmette consite à rendre l'action du mors plus puissante en faisant levier, quand le cavalier se sert des rênes. Par conséquent plus la gourmette est serrée, plus l'effet est intense.

La partie extérieure du mors consiste en deux branches plus ou moins longues tenant nécessairement aux canons et tombant parallèlement de chaque côté de la bouche. Les rênes sont bouclées ou cousues à l'extrémité de chacune d'elles. La longueur des branches exerce une influence très-grande sur l'action du mors : plus elles sont longues, plus l'instrument a de puissance.

Il existe des mors de forme et d'effet divers ; les principaux sont : le mors dit hanovrien , dont les canons et la liberté de langue, au lieu d'être d'une seule pièce, se composent d'olives articulées, de telle sorte que quand il n'est pas dans la bouche du cheval , il se plie aussi facilement qu'un filet. On l'emploie habituellement pour les chevaux lourds ou à bouche sourde. Le mors à bascule, semblable au mors ordinaire, quant à la partie qui repose dans la bouche du cheval, mais très-différent dans l'appareil extérieur, c'est-à-dire les branches.

Les branches du mors à bascule sont brisées et faites en deux morceaux, à la hauteur des canons. La partie supérieure s'adapte aux montants, la gourmette et les rênes se mettent, la première en haut, les secondes au bas de la partie inférieure. L'effet du mors à bascule est excessivement puissant, aussi doit-on l'employer avec une extrême réserve , il devient dangereux dans une main mauvaise ou inexpérimentée.

Le second mors, faisant partie de la bride ordinaire^ est beaucoup moins compliqué. Il se compose d'une barre d'acier, ronde, séparée en deux parties qui se réunissent au milieu par une courbure rivée à l'extrémité de chacune d'elles et faisant

BRtDON.

l'effet d'un aiïaeau. 11 se nomme le filet et £e termine eitSrieurement par deux anneaui plus ou moins larges qui se bouclent ou se cousent li deux des quatre montants de la bride. L'er^t du filet est doux ^ moins puissant , mais beaucoup plus dire<7t , et dans certains cas beaucoup plus sûr que celui du mors de bride* Ou remploie j de préférences ^vec les jeunei chevaux ou ceux qui ne sont encore qu^t m parfaite ment dressés.

BHIDÛK* Le bridon, n'est à vrai dire qu'un filet sous un autre nom* Il en diiTère seulement en ce que Ton place entre les deux anneaux qui terminent le filet une barette en acier, pour empêcher le mors de sortir de k bouche, et de passer tout eutier d'un côté, quand oo se sert un peu yiolemmenl d*uue seuJe rêne, pour faire tourner le cheval, ou Tempôclier de sa jeter du côté où il veut aller, L^action du bridou est à la fois plus douce et plus sûre que celle du mors de bride, surtout pour les chevaux dont la bo jche n'est pas faite, parce que ses effets sont multiples; le mors au contraire agit pins ou moins violem* ment, mais touiours dans le même sens, par une pression directe et non interrompue, tant que le cavalier appuie snr les rênes. Le bridon, au contraire, brisé, et n'ayant pas de gourmette, flotte et joue toujours dans la bouche du cheval, celuici résiste d'autant moins quUl sent rinoffeûsivitéde Tinstrument à Taide duquel ou le conduit, et peut plus facilement se soustraire à une compression trop forte ou manquant de justesse. Aussi le bridon est-il Tembouchure des chevaux et des cavaliers inexpérimentés. On l'emploie avec raison pour les poulains dont la bouche n'est pas faite. Mais une fois le cheval dressé, Tappareil complet de la brïde devient nécessaire pour le plus grand nombre des usages ordinaires, parte que dans une foule de circonstances on a besoin d'une puissance qui fait défaut au bridon* C'est au cavalier à en modérer Tusage suivant ses besoins. On a donné de la ligne à- pécher une définition qui peut à merveille s'appliquer k la bride, c'est un instrument qui se termine par une bête de chaque côté, c'est le moins bête des deux qui mène Vautre, souvent le moins bÈte n'est pas le cheval,

BRIDOM DE COURSE. L'usage et la deslination du cheval

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