‹ Dictionnaire encyclopédique d'anecdotes modernes, anciennes, franaises et étrangères (volume 2)Chapitre 103 sur 180 · HUS · texte numérisé non relu

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vie coquart , qui était bien ébahi où ses compagnons étaient qu'ils ne venaient férir dedans ces ribauds Armagnacs. 11 n'était pas bien à son aise, mais rogaidait devant et derrière, et le plus vers lu bois, mais il n'oyait rien. 11 se confessa le plus longuement qu'il put, toutefois il fut oté du prêtre, et pour abréger monta sur l'échelle, et lui là venu bien ébahi, Dieu le sait , regarde toujours vers ce bois ; mais c'était pour néant, car la guette ordonnée pour faire saillir ceux qui secourir le devaient, était endormie sur cet arbre ; si ne savait que dire ni que faire ce pauvre homme, sinon qu'il pensait être à son dernier jour. Le bourreau fit ses préparatoires pour lui bouler la hart au col pour le dépêcher. Et quand il vit cela, il s'avisa d'un tour qui lui fut bien profitable et dit : « Monseigneur le bailli, je vous prie pour Dieu que, avant qu'on mette plus la main à moi, je puisse jouer une chanson de ma musette, et je ne vous demande rien plus ; je suis après content de mourir et vous pardonne ma mort, et à tout le monde. » Cette requête lui fut passée, et sa musette lui fut en haut portée. Et quand il la tint, le plus à loisir qu'il put, il commence à sonner et jouer une chanson que ceux de la garnison dessusdite connaissaient très-bien, et y avait : Tu demeures trop, Robin, tu demeures trop. Et au son de la musette la guette s'éveilla, et de peur qu'elle eut se laissa choir du haut en bas de l'arbre où elle était, et dit : « On pend notre homme; avant, avant , hàtez-vous ! » Et les compagnons étaient tout prêts; et au son d'une trompette saillirent tous hors du bois, et se vinrent fourrer sur le bailli et sur tout le ménage qui devant le gihet était. Et à cet effroi le bourreau fut tant éperdu et ébahi qu'il ne savait ne n'eut oncques avis de lui bouter la hart au col, mais lui ])ria qu'il lui sauvât la vie, ce qu'il eût fait très-volontiers. Mais il ne fut en sa puissance ; trop bien il f,t autre chose et meilleure, car lui qui était sur l'échelle, criait à ses compagnons : « Prenez celuilà, prenez celui-là; un tel est riche, un tel est mauvais. .. Bref les Bourguignons en tuèrent un grand tas, et prirent des prisonniers un grand nombre.

( Louis \\,Lcs cent nouvelles itowellcs.)

La monlagne de Sainlc-W.ilbutge fui

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enclavée à la fin du douzième siècle dans la ligne de nouveaux remparts que les Liégeois se donnèrent à cette époque, la liopulalion ayant depuis quelque temps débordé par dessus la première enceinte, qui datait du huitième siècle. Dans la direction de lachai)elle, on avait établi une porte qui donnait sur la campagne.

Le prince-évèque de Liège, Henri do Gueldre, moitié par force, moitié par ruse, s'était fait remettre la surveillance de là porte Sainte-Walburge. Quand il eut de ce côté, au lieu de la garde bourgeoise, un poste de gens à lui, il fit rapidement creuser des fosses, dresser des palissades, bâtir des murs. Les citoyens, occupés de leurs travaux, ne prêtèrent pas d'abord trop d'attention à ces bâtisses ; mais à la fin il fallut bien que la vérité se montrât. On leur construisait une citadelle : « D'où vient ? Pourquoi ? Où monseigneur a-t-il pris ce droit-là.' » Pendant qu'ils s'interrogeaient ainsi, les tours allaient montant ; bientôt elles furent eu bon état de défense. 11 était trop tard pour obtenir des explications salisfaisa.ites. On se fut, quitte à parler plus tard.

La citadelle achevée, l'élu y logea des soldats étrangers. Quelque temps après, un des magistrats de la cité célébra les noces de sa fille. Ce magistrat était fort aimé du peuple : le mariage fut une fêle générale; la ville entière y prit part. Les bourgeois avaient l'air d'être en si parfaite humeur de se divertir que les chefs soudards crurent pouvoir ce jour-là descendre en ville pour se mêler aux danses et aux gaiidisseries. Loin de les mal recevoir, on s'occupa de leurs plaisirs ; tout le monde leur faisait bonne mine. Apres les officiers, les sold.its. La citadelle resta bientôt sous la protection d'une seule et unique garde, la femme du portier.

Quelques jeunes Liégeois montèrent à pas de loup le long des rangées de vignes, et vinrent se poster près de l'entrée du fort. L'un d'eux s'approcha de la porte et se mit à crier : «Hê! holà! Gône ! » Cône était le petit nom de la concierge, autrement appelée Aldegonde. » Que voulez-vous.' répondit-elle en niontiant sa tête à une embrasure. — Gôiie, ouvrez, baissez le pont; voici des raisins que volie mari vous envoie et qu'il m'a dit de vous rcmetlie, |)Our que vous les mangiez peiid.inl qu'il s'aniiise. .. Eu mêuie IcMips, le luié laissa voir une coibeilie pleine de

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fruits appétissants. « Va au diable avec tes laisius, mauvais gairon,criala gardienne; c'est pour me jouer quelque tour; mais tu perds ton temps. — Je ne le perdrai guère, fit l'autre , car je vous laisse le panier sur le fossé. Moi, je retourne à la danse; si vous voulez vos raisins, vous viendrez les chercher vous-même. J'ai fait ma commission. Diewe garde, Gône ! » Après ces mots il redescendit comme quelqu'un dont la conscience et la marche ne sont guère lourdes. En le voyant s'éloigner, Gône réfléchissait . « Qu'est-ce que je risque.' disait-elle. 11 n'y a plus personne et les raisins sont magnifiques. C'est peut-être bien une galanterie de mon ivrogne de mari. « Tout en songeant, elle lève la herse, baisse le pont- Icvis... Aussitôt les jeunes gens se précipitent, sautent dans la citadelle et poussent de grands cris que l'on entend de la ville. Les bourgeois, initiés au complot, ariéteiit les soldats, que l'on met en lieu sur, et tous les bourgeois, tous les ouvriers gravissent la montagne avec des outils. En quelques heures la bastille de l'évèque était détruite. Celui-ci furieux voulait punir, mais on lui représenta l'aventure comme une folie de jeunes gars, on lui com])ta trois mille marcs d'argent et tout fut dit.

( D' Fremder, la Meuse belge. )

Le prévôt de Fontis, le 4 décembre 1619, raconta le commandement à lui fait par le feu roi d'aller surprendre M. d'Antragues en sa maison de Marcoussy. On souhaitait d'avoir de quoi le perdre. Le prévôt prit un délai de quinzaine, et fit la stipulation que le roi n'en dii'ait rien à personne, non pas même à la reine. Le roi offiit dix canons et cinq régiments, qui furent refusés, pour ne laisser brûler les papiers. Le château avait

trois ponts-levis, qui étaient toujours levés. Un archer se feignit estropié et avoir la jaunisse, et alla épier, en demandant l'aumône huit jours au village. Il observa que les jours maigres, de grand matin, le cuisinier venait abattre la planchette pour prendre du beurre frais et des œufs des villageoises. On forma le dessein de se prévaloir de ce stratagème. Quatre habillements de village furent envoyés quérir à Jouy de M. de Sourdis , et l'on partit avec trente-six ou quarante archers.

Les quatre archers, déguisés en villageoises avec leurs paniers, beurre et œufs frais, se présentent au point du jour, un vendredi ou samedi. Le cuisinier vient abattre la planchette, un pont après l'autre. On lui montre le beurre, et en même temps on lui présente le pistolet à la gorge, s'il parle. La porte fut saisie sans bruit, et de Fontis introduit avec ses archers, excepté quelques-uns demeurés au bois en embuscade. Aucinis demeurèrent en corps de garde à la porte, il se coule par la cour, où il saisit le valet de chambre qui descendait et venait de laisser la chambre ouverte, et avec le pistolet à la |j gorge l'empêche de parler et le mène '^ quant et lui.

Huit archers entrant dans la salle, quatre archers, dans l'antichambre, quatre aunes archers avec lui à la porte de la chambre, qui était ouverte. Il y entre avec le valet de chambre. Il attend une heure que monsieur s'éveille. Quand il s'éveille et qu'il crie : » Qui est là ? » il défend au valet de chambre de parler, et répond lui-même en tirant le rideau. Le bon homme pousse des exclamations ; il lui donne des consolations et l'espérance en la clémence du roi, enfin le seconde à s'habiller....

[Anecdotes de Vliisto'ue de France tirées de du Yair.)

Sacrifices symboliques.

Le roi me demanda comment j'avais pu j faire d'accorder les quatre parts et nations, ennemis mortels les uns des autres, car tous généralement, comme on lui avait dit, s'étaient comportés si bien les uns avec les autres sans désordre qu'il n'était possible de mieux. Je lui dis que je m'en étais allé un samedi au marché, et qu'en présence de tout le monde j'avais acheté un sac et une petite corde pour lier la bouche d'icelui, ensemble un fagot, ayant pris et chargé tout cela sur le col à la vue d'un chacun, et comme je fus à ma chambre, je demandai du feu pour allumer le fagot, et après je pris le sac et là j'y mis dedans toute mon avarice, mes haines particulières, ma paillardise, ma gourmandise, ma paresse, ma partialité, mon envie et mes paiticularités, et toutes mes humeurs de Gascogne, bref tout ce que je pus ))enser qui me pourrait nuire, à me considérer tout ce qu'il fallait faire pour son service ; puis après , je liai fort la boucliedu sac avec la corde, afin que rien n'en sortît, et mis tout cela dans le feu ; et alors je me trouvai net de toutes choses qui me pouvaient empêcher en tout ce qu'il fallait que je fisse pour le service de Sa Majesté.

(Montluc, Commentaires. )

Sagacité.

Saunderson, qui, bien qu'aveugle, occupa d'une manière si distinguée la \ chaire de mathématiques de l'université de Cambridge, se trouvant un jour dans un cercietrès-nonibreux, remarqua qu'une dame qui venait de sortir, et dont il n'a-

vait jamais ouï parler, avait de fort belles dents. Comme sa remarque était juste, on lui demanda sur quoi il l'avait fondée. « Je n'ai point, dit-il, de motifs de croire cette dame insensée. J'ai donc supposé, comme j'ai entendu qu'elle riait toujours, que ce ne pouvait être que pour qu'on remarquât ses dents. « Saunderson avait deviné juste.

{Esprit des journaux.)

!Sag^e [Supériorité du).

Quelqu'un demandait à Aristippece que les philosophes ont de mieux que les autres hommes. « C'est , répondit-il , que si toutes les lois étaient supprimées, notre manière de vivre resterait la même. »

(Diogènede Laërte.)

Siatg^née.

Michel de Marolles, espèce de héros qui joignait la rodomontade à la bravoure, ne se faisait jamais saigner que debout, et appuyé sur sa pertuisane, parce qu'un homme de guerre, disait-il, ne doit répandre son sang que les armes à la main. {Dict. des hommes illustres. )

Le grand Condé se faisait saigner.

D'Allencé, son chirurgien, lui piqua l'artère : « Monseigneur, lui dit-il sur-lechamp, quel parti prendriez-voiis si votre chirurgien, en vous saignant, avait eu le maliieur de vous blesser ? — Si j'avais confiance en lui, répartit le prince, je l'engagerais à réparer le mal qu'il aurait fait. » D'Allencé travailla si bien que le mal fut en effet réparé. Le prince se rap-

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pelait sans doute cette aventure, lorsque, jilusieurs années après, se trouvant obligé de se faire saigner en route par un cliiiiirgie» de village, il lui dit : « Ne trembles-tu pas de me saigner? — Ma foi, mon prince, c'est à Votre Altesse à trembler, V répondit le chirurgien.

{Almanach litt., 1768.)

. des moins réguliers. Quelqu'un dit au duc de la Ferlé ([ue le maréchal aurait pu mieux choisir, et que ces abbés ue donneraient pas grande opinion de notre clergé. Le duc répondit : « Il les mène on Angleteire pour y prouver les libertés de l'église gallicane. »

(Panckoucke.)

Le maréchal de Grammont étant en voyage se trouva mal, et fut obligé de s'arrêter dans un village pour se faire saigner. On avertit le chirurgien du lieu. Son air n'inspirait pas beaucoup de confiance. Cependant le maréchal consentit de s'en servir. Comme ce chirurgien était près de le piquei', le maréchal retira un peu le bras : « Il me semble, monseigneur, dit le cadédis, que vous craignez la sait gnée? — Ce n'est point la saignée que je crains, lui dit-il, c'est le saigneur, » ( Recueil de bons mots. )

Quand Desrartes fut attaqué, à Stockholm , de la fièvre inflammatoire dont il mourut, il refusa opiniâtrement la saignée, répondant toujours aux médecins : «i Messieurs, épargnez le snng français. « Il y consentit à la fin, mais il n'était plus temps.

(Éphéni., lï j'ariv. )

Saillies.

Annibal conseillait à Prusias de livrer bataille à l'ennemi : « Je n'ose, dit le prince; les entrailles de la victime ne m'annoncent rien de bon. — Eh quoi ! reprit vivement Annibal, en croyez-vous plutôt une misérable charogne qu'un vieux général.' »

( Coinélius îsepos. )

Cromwell faisait son entrée dans Londres. Un flatteur lui fait observer l'afflueiice du peuple qui accourt pour le voir : .< Il y en aurait bien plus encore, répoudit-il, si l'on me menait pendre. >> {Recueil d'épitaphes.)

Le maréchal d'Humières allant en ambassade en Angleterre mena avec lui l'abbé de L.... et l'abbé de V...., ecclésiastiques

En mourant , le maréchal de Saint-Géran disait, à cause du maréchal deMarillac et de M. de Montmorency : « Ou ne me reconnaîtra pas en l'autre monde, car il y a loiiglemps qu'il n'y est allé de maréchal de France avec sa tète sur ses épaules. »

(Tallemaiit des Réaux.)

Le poète Saint-Amant se trouvait un jour dans une compagnie avec un homme qui avait les cheveux noirs et la barbe blanche. Comme cette différence paraissait assez bizarre à la compagnie et que chacun en demandait la raison, Saint-.\maiit se tourna veiscet homme : « Apparemment, monsieur, lui dit-il, vous avez plus travaillé de la mâchoire que du cerveau. » (Panckoucke.)

On appelait Us Beaunois les ducs de Beauiie, parce que ces animaux y étaient très-beaux et fort communs. Piron était en guerre avec eux. Se promenant ua jour aux environs de la ville, il se mit à abattre avec sa canne tous les chardons qu'il rencontrait, en disant : « Je leur coupe les vivres. » On lui dit que les Beaunois se vengeraient tôt ou tard des épigrammes qu'il avait lancées contre eux. « Allez, répoudit-il,

UIcz, je ne crains point leur impuissant courroux Et quand je serais seul, je les daterais tous.

Piron était au spectacle, à Beaune. A cette représentation, quelqu'un apostrojiha l'assemblée d'un Pair-Zà, messieurs; on n'entend pas. « Ce n'est pourtant » faute d'oreilles, » cria-t-il .

(Rigoley de Juvigny , fie de Piron. "^

Un évêque de Bayonne vint un jour rendre visite à Piron. Ce poète lui dit,

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avec sa gaieté ordinaire : « Monseigneur, j'ai en grande vénération les jambons de votre diocèse. »

( Pironiana. )

Un jour La Martinière, premier cliirurgieu du roi, allant remplir les fonctions de sa chaige, rencontia Malesherhes dans l'Œil de bœuf. C'était dans les premiers jours de son ministère. Ils avaient l'un et l'autre le même costume : l'habit noir complet et la perruque magistiale. La Martinière, s'approchant de Malesherhes, le frappa doucement sur son ventre, qui était un peu proéminent, et lui dit :

« Bonjour pater. — Bonjour, [rater, « lui répliqua aussitôt Malesherhes, et cette saillie lit fortune.

( Malesherhiana. )

On étouffait un jour, au parterre de l'Opéra : c'était précisément dans le temps que les arrêts du Conseil venaient de paraître au sujet de la réduction des effets royaux. Un plaisant s'écria ; « Ah ! où est notre cher abbé Terrai? Comme il saurait bien nous réduire! »

{Alman. lit t., i:80.)

Lors de la paix conclue avec l'Angleterre en 1790, on demanda à l'Académie des inscriptions la légende d'une médaille commémorative. Après six mois d'attente , une députation apporta au comte de Maurepas cette devise : Pax cum Anglis.

— Et cum spiritu tito, acheva le ministre en haussant les épaules.

M... me disait, à propos des fautes de régime qu'il commet sans cesse, des plaisirs qu'il se permet et qui l'empêchent seuls de recouvrer la santé : « Sans moi, je me porterais à merveille. »

(Chamfort.)

Une mère, près du lit de sa fille expirante, s'écrie . « Ciel , rends-la moi, et prends tous mes autres enfants. » Un jeune homme qui avait épousé la sœur de la moribonde, tire la maman par la manche : « Madame, les gendres en sontils.? »

Le M. de S'", qui était manchot, sollicitait vivement une pension de l'Assemblée constituante. Rivarol dit à ce sujet : « Il tend à l'Assemljlée jusqu'à la main dont le bras lui manque. »

Géricanlt était en proie à de fréquenis accès de spleen, et manifestait souvent un profond dégoût de la vie. Une certaine nuit,Charlet, rentrant à l'hôtel fort tard, apprend que Géricault n'est pas sorti de la journée.. Il va droit à sa chambre, frappe, mais en vain ; frappe de nouveau et bref... enfonce la porte. Il était temps ! Un brasier brûlait encore, et Géricault était étendu sans connaissance sur son lit. Quelques secours le rappellent à la vie. Charlet fait retirer tout le monde, et s"assied près de son ami :

« Géricault, lui dit-il de l'air le plus sérieux, voilà déjà plusieurs fois que tu veux mourir. Si c'est un parti pris, nous ne pouvons l'empêcher. A l'avenir, tu feras comme tu voudras, mais au moins laisse-moi te donner un conseil. Je te sais religieux ; tu sais bien que, mnrt, c'est devant Dieu qu'il te faudra paraître et rendre compte... Que pourras-tu répond re, malheureux, quand il t'interrogera ?.., Tu n'as seulement pas dîné!... »

Géricault, éclatant de rire à la saillie de ce sermon d'un nouveau genre, promit solennellement de ne plus recommencer.

CDe Lacomhe Charlet.)

Un propriétaire et un principal locataire étaient eu procès à propos d'une fosse d'aisances. De juridiction en juridiction, on était arrivé devant la cour.

« Ah çà! s'écria M. Séguier interpellant un des avocats, voilà bien des frais accumulés, d'après votre aveu : des expertises, des contre-expertises et des référés ! — Hélas! oui, monsieur le président. — Votre client est-il là.' — Oui, monsieur. — Qu'on le fasse venir. — Le voici, monsieur. — Vous êtes le propriétaire? — Oui, monsieur le président. — Quel homme terrible êtes-vous donc?

Vous finirez par manger la fosse en procès! »

{Figaro.)

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