‹ Dictionnaire encyclopédique d'anecdotes modernes, anciennes, franaises et étrangères (volume 2)Chapitre 114 sur 180 · SON · texte numérisé non relu

SON

avoir été témoin de ces opérations , tt de beaucoup d'autres aussi élonuaule».

Le Manuel physique fait mention d'une jeune femme qui, toutes les nuits, allait en chemise rt mplir sa cruche à la fontaine, éloignée de trois cents pas du village. Ne se doutant aucunement qu'elle fût somnambule, elle croyait que c'était le diable qui remplissait sa cruche la nuit. Placé en embuscade, un jeune homme la vit sortant, vers une heure du matin , avec sa cruche. 11 la suit, et quand elle est iiors du village, il veut profiter de l'occasion pour l'embrasser. La jeune et pudique somnambule se réveille en sursaut.

Saisie et désolée de se voir nue entre les bras d'un jeune homme, elle meurt subitement,

[Improvisateur français.)

Sonate «lu diulile.

Une nuit de l'année 1713, le fameux violoniste Tartini rêva qu'ayant le diable à son service, il lui donnait son violon, sur lequel celui-ci se mit à exécuter la plus admirable des sonates. Tartini se réveilla en sursaut, et saisit son instrument, espérant retrouver une partie de ce qu'il venait d'entendre; mais ce fut en vain. Il n'en conserva pas moins à la pièce qu'il composa alors le titre de Sonate du Diablz.

(Lalande , Voyage en Italie.)

iliioug^e-creux.

Uu jour un pauvre diable, un liomme de génie, un aigrefin, on n'a jamais su au juste, mais profondément râpé, sans souliers, presque sans chapeau, se présenta â Turgot, alors intendant général des linanccs. L'homme avait à la main un long rouleau de papier.

« Monseigneur, dit-il au ministre, j'ai l'iionneur de vous soumettre un projet de la plus haute importance. Grâce à ce travail, je puis faire au roi un cadeau de cent cinquante millions. — Monsieur, répondit vivement Turgot, je m'empresse de vous remercier; seulement je crois que le roi n'eût pas vu d'un mauvais œil que sur ces cent cinquante millions vous eus siez prélevé de quoi vous acheler un chaptau. »

Ei il congédia le pauvre songe-creux.

Soiig^es prophétUjiics.

Un Egyptien,joueurde luth, songea une nuit qu'il jouait de son luth aux oreilles d'un àne. Cet Égyptien ne fit pas d'abord réflexion sur ce songe; mais, quelque temps après, Antiochus, roi de Syrie, étant venu à Memphis pour voir son ne- \eu Ptolémée, le roi fit venir le joueur de luth pour amuser Antiochus. Ce prince, qui n'aimait point la musique, écouta d'un air distrait, et ordonna à ce musicien de se retirer. Le pauvre homme se rappela alors le songe qu'il avait fait, et ne put s'empêcher de dire en sortant : * J'avais bien rêvé que je jouais devant un âne. « Antiochus, qui l'entendit, commanda qu'on le liât, et lui fit donner les étrivièies. Depuis ce moment, le musicien, bien étrillé, perdit l'habitude de rêver.

(Dion Chrysostome. )

Deux Arcadiens qui voyageaient ensemble arrivent à Mégare, ville de la Grèce, entre Athènes et Corinthe. L'un, qui avait droit d'hospitalité, loge chez son ami, et l'autre dans une hôtellerie. Après le souper, celui qui était chez un ami se retire pour se coucher, et dans le sommeil il lui semble que celui qui était à l'hôtellerie lui apparaissait et le priait de le secourir, parce que l'hôtelier voulait le tuer. Sur-le-champ, il se lève, effrayé par ce songe; mais s'étant rassuré il se rendormit. L'autre lui apparut de nouveau et lui dit que puisqu'il n'avait pas eu la vigilance de le secourir, du moins il ne laissât pas sa mort impunie; que l'hôtelier, après l'avoir tué, avait caché son corps dansuu chariot, et l'avait couvert de fumier, et qu'il ne manquât pas de se trouver le lendemain matin, à l'ouverture de la porte de la ville, avant que le chariot sortît. Frappé de ce nouveau songe, il se rend de grand matin à la porte de la ville, voit le chariot, et demande à celui (pii le menait ce qu'il y avait dedans. Le (harretier prit aussitôt la fuite; l'on tira le corps du chariot, et l'hôtelier fut arrêté et puni.

(Cicéion, De la divination.)

Mgr de Dclziuicc était ici à Veisailles

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