‹ Dictionnaire encyclopédique d'anecdotes modernes, anciennes, franaises et étrangères (volume 2)Chapitre 127 sur 180 · TED · texte numérisé non relu

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Talion.

Ua courtisan, nommé Véfronius Fiiriiius, avait vendu le crédit qu'il avait aupics de l'empereur Alexandre Sévère. Ce prince ordonna qu'il fût lié à un poteau, et qu'on allumât autour de lui du foin et du bois vert, afin que la fumée l'étouffàt ; ce qui fut exécuté, tandis qu'un hérault criait : « Le vendeur de fumée est puni par la fumée. »

[Improvisât, franc.)

Le marquis de Bièvre avait immensément amusé Paris par ses ;ei«j, ses jeux de mots, ses calembours. Un railleur voulut punir, comme disait Voltaire, un tyran aussi bête que le calembour d'usurper l'empire du monde. M. de Chambre (c'était sou nom) fit circuler une lettre dans laquelle, invitant M. de Bièvre à dîner, il lui promettait familièremeiut la fortune du pot ; suivait la signature de l'amphitryon : de Chambre.

t-il. — Sans doute , balbutia Guillaume, visiblement trouI)lé de l'iudifférenee de son interlocuteur. — Allons , je t'en félicite, » dit le Magyar en saluant Sa Majesté avec bonhomie et continuant sa promenade.

L'histoire est authentique et connue de toute l'Allemagne.

( D'Auvergne , Flfaro. )

Une anecdote suffira pour bien faire comprendre ce mélange de fierlé et de finesse qui distingue très-nettement le peuple hongrois de ses voisins allemands. Le roi de Prusse actuel, Guillaume l", voyageait incognito en Hongrie : il rencontra aux environs de Tœplitz un juge hongrois, qui se promenait fort tranquillement sur la grande roule en fumant sa pipe de porcelaine.

Le roi, dont les allures de sous-officier alsacien et le rude langage ne sont bien appréciés que des Prussiens, apostropha le juge sans façon:

« Qui es-tu , mon garçon ? — Juge au comitat, répondit le magistrat, un peu surpris. — Es-tu content de ton état ? — Sans doute. — Allons , je t'en félicite. i> Le roi s'éloignait, le juge le retint.

« Et toi, mon garçon, lui demanda-t-il , qui es-lu ? »

Le souverain fit un haut-le-corps, mais ilse ravisa, et, croyant tenir une réplique triomphante :

« Je suis roi de Prusse. ■»

Le Hongrois resta impassible.

« Es-tu content de ton état ? continua-

Danton, arrêté par l'ordre de Robespierre, fut envoyé à la prison du Luxembourg, et ne tarda pas à être condamné à mort. On l'entendit alors s'écrier : « C'est à pareille époque que j'ai fait instituer le tribunal révolutionnaire; j'en demaude pardon à Dieu et aux hommes (1). »

Tambours.

Un général s'était laissé battre en Allemagne et en Italie; il trouva au-dessus de sa porte, à son retour, un tambour avec cette divise : On me bat des deux côtés. ( Passetemps af^rèabte. )

Aprèsla défaite de Souworow, en Suisse, on parla au roi de Prusse de la proclamation que ce général avait adressée à ses soldats : « Bah ! dit le roi, Souworow ressemble à un tamijour : il ne fait du bruit que lorsqu'il est battu. «

( Porte f. Franc, an IX. )

Te Deum. après nne défaite.

Les mauvaises affaires des Autrichiens, vis-à-vis du roi de Prusse, à la fin de cette campagne, et leurs désastres, sur lesquels ils mentent le plus vraisemblablement qu'ils peuvent, furent l'occasion d'une histoire que l'on nous contait ces jours-ci. On prétendait que jamais les Impériaux n'avaient perdu de bataille , c'est-à-dire qu'ils ne l'avouaient jamais; et on disait que du temps du feu empereur Charles VI, un officier italien, d'une grande distinction, fut chargé d'aller porter à Vienne la nouvelle d'une action généiale où les

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