‹ Dictionnaire encyclopédique d'anecdotes modernes, anciennes, franaises et étrangères (volume 2)Chapitre 2 sur 180 · JAN · texte numérisé non relu

JAN

Comme cette action étonnait ceux qui se tionvaient présents • « Eh quoi! leur ditelle, pour se justifier, prétendez-vous que je souffre qu'on m'ote le titre de mère, que je tiens de Dieu et de la nature.^ »

(Filleau de la Chaise.)

Janotcries.

Aussi était fou celui qui faisait éteindre la chandelle , afin que les puces, ne le voyant point, ne le pussent mordre.

.\ussi méritait-il ce nom celui qui ayant fait faire trop grand feu, et par conséquent se brûlant, n'eût pas l'avisement do se reculer, mais envoya quérir les maçons pour reculer la cheminée (1).

Leipiel aussi , ayant vu cracher sur du for, pour essaver s'il était encore chaud, crachait pareillement en son potage pour éprouver s'il était chaud. Ce même, ayant reçu un coup de pierre dans le dos étant monté sur sa mule, mettait à sus à cette pauvre bêle qu'elle lui avait baMlé un coup de pied.

(Henri Estienne, Apologie poui; Hérodote.)

M'"'' de M"* avait donné l'ordre un jour à sou suisse de dire qu'elle n'y était pas. Le soir, dans le nombre de ceux qui s'étaient présentés, le suisse lui nomme M'"« V*", sa sœur. « Eh! dit-elle, ne vous ai-je pas déjà dit que , quelque ordre que je vous donne, j'y suis toujours pour elle.' — Le lendemain M'ne M'" sort, M'"^ V" revient : u Ma sœur y estello.' — Oui, madame, » répond le suisse. \jiiie V"* monte; elle frappe longtemps. Elle redescend. — « Il faut bien que ma sœur n'y soit pas.' — Non, madame dit le suisse, mais elle y est toujours pour vous. «

{Improvisât, franc.)

Un laquais, comme smi maître l'avait ON|)ressément chargé de l'éveiller [loncluellement à si.\ heures (ayant à celte heure un affaire très-importante ), par crainte d'être surpris, veilla uue partie de

(i}On voit que le tr.iit de simplicité .nttrlbiié à M. de Matignon (t. I, p. 69) est en rcalito beaucoup plus ancien.

n .TAN

la nuit, et sVîveillant en ssirsaut, craignant qu'il ne fût trop tard, il se lève, et entend sonner quatre heures; ce que voyant, il va trouver sou maître qui dormait profondément, et le tira tant qu'il l'éveilla. L'ayant éveillé, il lui dit : « Monsieur, n'ayez crainte de rien ; dormez en assuiance : vous avez encore deux heures, car quatre viennent de sonner.»

(D'Ouville, Contes.)

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