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SoIpII, vis-lu jnmni;
« Catlierine, dit une dame à sa servante, la |)ciuiule est arrêtée ; allez au jardin voir l'heure au cadran solaire.
— .T'y vais, madame. »
Cinq minutes après, Catherine rentre, portant le cadran dans son tabliei- :
'< Ma foi, madame, je ne connais rion à ces machines-là : regardez vous-même. »
On demandait à un paysan qui revenait du spectacle, si la pièce qu'il avait vue l'avait amusé. Il répondit : « Los acteurs parlaient de leurs affaires . je ne les ai pas écoulés.»
{Pot'teriana.)
Un vétéran de l'armée de Condé montrait un jour à Martainville, le spirituel journaliste, un sonnet commençant par ce prétendu vers :
Maric-Tlicn'se dont les vertus...
<• Le délnit est heureux, dit Martainville, mais malheureusement Marie-Tliéli-se ne peut pas entrer dans un vers. — Monsieur, repartit le vétéran en colère, vous êtes un mauvais royaliste. Apprenez, pour votre gouverne, que Marie-Thérèse peut entrer partout. « (P.Larousse, Grand Dict. du 19^ siiclc.)
Un jeune homme auquel on demandait (juel âge avait son frère, dont il était l'aîné : » Dans deux ans, répondit-il, nous serons du même âge. »
Qiiel([ues années avant la révolution, on composa et on joua à Limoges un opéra à la louange du gouverneur.
Le théâtre représentait une nuit semée d'étoiles, et le poème commençait par ce vers, qui fut entonné avec une emphase merveilleuse :
Aux termes d'un acte de décès dressé dans l'arrondissement de Ponloise, l'histoire ne dit pas au juste à quelle époque, on a permis d'inhumer « le nommé Louis Feignant, garçon, mort à l'âge d'un mois révolu, sans profession, célibataire ».
Un gros homme chargea son domestique d'aller lui retenir deux places à la diligence, afin, lui dit-il, d'être plus à l'aise pendant son voyage. Le domestique revint , lui apportant deux billets, l'un de coupé ! et l'autre d'impériale.
•Tarilin public.'
Quand le jardin des Tuileries fut ' achevé de replanter, et mis dans l'état où i vous le voyez : « Allons, me dit M. Col- , hert, aux Tuileries et» condamner les poitcs; il faut conserver ce jardin au roi, et ne pas le laisser ruiner par le peuple, qui, en moins de rien, l'aura gâté entièrement. » La résolution me parut bien rude et fâcheuse pour tout Paris. Quand il fut dans la grande allée, je lui dis : « Vous ne croiriez pas, monsieur, le respect que tout le monde, jusqu'au plus petit bourgeois , a pour ce jardin. Non-seulement les femmes et les petits ( nfants ne s'avisent jamais de cueillir aucune fleur, mais même d'y toucher. Ils s'y promènent tous comme des personnes raisonnables : les jardiniers peuvent, monsieiir, vous en rendre témoignage. Ce sera une affliction publique , de ne plus pouvoir venir ici se promenei', surtout à présent que l'on n'entre plus au Luxembourg, ni à l'hôtel de Guise. » — Ce ^ ne sont que des fainéants qui viennent ■' ici , me dit-il. — Il y vient, lui réjiondis- ^ je, des personnes qui relèvent de maladie, ^ pour y prendre l'air : on y vient parler ' d'affaires , de mariages et de toutes choses qui se traitent plus convenablement dans im jardin que.dans une église, où il faudra ' à l'avenir se donner rendez-vous. Je suis persuadé, continuai-je, que les jardins des rois ne sont si grands et si spacieux, qu'afin que tous leurs enfants puissent s'y promener. » Il sourit à ce discours, et dans ce même temps la plupart des jardiniers des Tuileries s'étaut présentés devant lui, il leur demanda si le peuple ne faisait pas bien du dégât dans leur jardin : « Point du tout, monseigneur, répond!-