‹ Dictionnaire encyclopédique d'anecdotes modernes, anciennes, franaises et étrangères (volume 2)Chapitre 55 sur 180 · IG.J · texte numérisé non relu

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donné ces détails le sriait à la natisfactioii de tout le monde,

( Mac Leod, 5«-mo/«.)

Obsession.

l'ne dame qui n'avait pu arriver jusqu'à M. Law s'est servie d'un moyen fort singulier pour réussir à lui parler : elle a donné ordre à son cocher de verser devant la porte de M. Law, qui est accouru auxcris que l'on poussait, croyant que la dame avait le cou ou la jambe cassée; mais elle se hâta de lui dire que c'était un stratagème qu'elle avait inventé. Une autre dame , M™^ de Bouchu, a imaginé un autre moyen : elle avait des espions qui l'instruisaient de ce que faisait M. Law, et ayant appris qu'il devait dîner chez M"'* de Simiane ( une des dames d'honneur de la duchesse d'Orléans) , elle a aposté des gens pour crier am/Vm pendant le repas. Tous les convives sont sortis de table; M. Law étant descendu dans la cour pour voir où était le feu , cette M™^ de Bouchu lui a sauté dessus, pour ainsi dire, et lui a dit que c'était une ruse de sa part, afin de réussir à lui parler et à lui demander des actions.

Ce qu'ont fait six autres dames de qualité est vraiment scandaleux telles avaient saisi M. Law au moment où il était dans son appartement, et comme il les suppliait de le laisser aller et qu'elles s'y refusèrent opiniâtrement, il leur dit enfin : « Mesdames, je vous demande mille pardons, mais si vous ne me laissez pas aller, il faut que je crève, car j'ai un tel besoin de pisser, qu'il m'est impossible d'y tenir davantage. >> Elles lui répondirent : «Eh bien ! monsieur, pissez, pourvu que vous nous écoutiez. » Il le fit tandis qu'elles restaient autour de lui. C'est une chose affreuse,et lui-même en a ri à se rendre ma • lade.

(Duchesse d'Orléans, Correspondance.)

Odéoii.

« J'arrive de l'Odéou, disait Potier à l'un de ses ami? , il n'y avait personne. — C'est étonnant. Êtes-vous sûr de ce que vous dites? — Paibleu ! puisque j'en arrive... — Ça m'étonne. — Pourquoi? — Je suis passé à six heures sui- le pont des

Arts, et j'ai rencontré un monsieur qui avait bien l'air d'y aller, »

{Pct'ierîana.)

Officiers.'

Un officier du régiment d'Orléans, ayant été envoyé à la cour, pour y porter une nouvelle agréable, demanda la croix de Saint-Louis : « Mais vous êtes bien jeune! lui dit Louis XIV. — Sire, répondit le brave militaire, on ne vit pas longtemps dans votre régiment d'Orléans. »

( Journal des savants, )

Un vieil officier demandait une grâce à ce même prince, dont l'air majestueux lui imposa à tel point, qu'il bégaya, et ne put pas continuer son discours : « Sire, dit-il, au moins je ne tremble pas ainsi devant vos ennemis. »

(Voltaire, Siècle de Louis XI F.)

Un autre officier très-âgé, et qui s'était trouvé à plusieurs actions importantes, suppliait Louis XIV, avec beaucoup de vivacité, de lui accorder le grade de lieutenant général : « J'y penserai, dit le roi. — Que Votre Majesté se dépèche, repaitit-il, en étant à demi sa perruque; elle doit voir à mes cheveux blancs que je n'ai pas le temps d'attendre. » Celle hardiesse ne déplut point au prince, et elle fut suivie d'un prom|)t succès.

( Ecole militaire.)

Le domestique d'un officier prussien exaltait à un de ses camarades toutes les qualités de son maître :

■< 11 est doux.il est bon, il est poli, il est charmant! Poinvu que je hii brosse bien ses habits, il est content. — Et le mien, donc! il est bien plus facile à vivre encore : il hat mon uniforme tous les matins quand j'ai fini de battre le sien ! — Vraiment? fit l'autre incrédule. — Mais oui!.. Seulement, il faut que j'aie mon habit sur le dos. »

Offres de services.

Un juge d'une justice subalterne avait condamné à la mort un paysan atteint et convaincu de crime ; le temps arrivé ,

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