‹ Dictionnaire encyclopédique d'anecdotes modernes, anciennes, franaises et étrangères (volume 2)Chapitre 76 sur 180 · PUN · texte numérisé non relu

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Au commencement de la régence , en 1643, quand on eut une teneur panique à Cl.aienton, M"'^ Jeanne Arnaut, huguenote, disait qu'elle avait tiré son petit couteau, pour mourir avec sa fleur virginale. Il n'y eût pas eu, je pense, grande presse à la lui ôter : elle n avait que soixante ans. , r, ■ \

(Tallemai.l des Reaux.)

malheureuse archiduchesse Marie-Louise, qui fut enlevée et contiainle à épouser cet homme que la pudeur m'empêche de nommer... »

(M'"^ de Bassanville, Us salons d'autrefois.)

Voici une anecdote dont l'authentirité ne peut être révoquée en doute. Nous l'avons entendu citer par le caiduial Donnet dans une instructiou pastorale , un jour de confirmation.

Abd-el-Kader venait d'arriver a Bordeaux, et le général commandant la division, désirant lui faire les honneurs de la ville, fit préparer pour lui une brillante représentation au grand théâtre. Les belles et élégantes Bordelaises rivalisèrent de toilette et de luxe, et lorstine l'émir entra dans sa loge, la salle était déjà pleine, et autour de lui brillait, aux lumières du lustre, une triple guirlande de femmes , de diamants et de lleurs. L'émir fut un instant ébloui , et assurément il eût déclaré n'avoir jamais vu plus ravissante réunion si toutes les femmes n'eussent été en costume de bal... L'admiialioii d' Abd-el-Kader ne résista pas à cet aspect ; et, se tournant vers le général : « Comment, lui dit-il , au sein de votre civilisation si vantée, les femmes osentelles se montrer ainsi ? Quant a moi, soutficz que je me relire. »

(Larcher, Dictionnaire d anecdotes sur les femmes.)

Ë'unch gigautesque.

Je me rappelle avoir visite en 181.^ un magnifique cabinet de figures de cire, — ce genre d'exhibition était alors une nouveauté , — où étaient exposes les personnages les plus célèbres, et y avoir Litendu de mes deux oreilles le turtius prononcer ces paroles d'une voix lormidable : . ., , .

« Vous voyez, disait-il en montrant aux curieux qui assiégeaient son établissement une grosse poupée rougeaude placée au milieu des autres, vous voyez la [

L'amiial Russel invita un jour les officiers et les équipages de toute sa flotte à boire nu bol de punch de sa façon. Il avait fait conslniire pour cela un bassin demarbreau milieu d'un superbe jardin; on y versa, par ses ordies , six cents bouteil'es d'eau-de-vie de Cognac, six e. nts bouteilles de rhum, douze cents bouteilles de vin de Malaga, «piatre tonneaux d'eau bouillante, le jus de deux mille six cents citrons, six cents livres du meilleur sucre de Lisbonne, et deux cents noix de muscade râiiées. Un jeune homme , qui reiiresentait Hébé , voguait autour du bassin dans un petit bateau de bois d'acajou, et versait à boire à plus de six mille buveurs,

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