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mit, le lendemain, les ver* suivauls à Sa
Majesté.
Oui, pour fée étourdie à vos yeux je nie livre; Mais si ma prophétie a manqué son effet, Il faut vous l'avouer, c'est qu'en ouvra ut mon livre. J'avais pris le premier pour le second feuillet (i).
{le/.}
Avant la révolution, il y avait, rue Cassette, à Paris, nue comnnniauté de filles appelées les religieuses du Saint-Sacrement. Piion en connaissait p'nsiem's , .luxqiielles il allait quelquefois faire visite. Elles le prièrent un jour de leur composer nu cantique qui exprimât leur amour pour le Saint-Sacrement d'une manière brève, simple, mais bien précise, et de telle sorte que l'esprit ne fut détourné par aucun antre oi)jet. Piron lève un instant, et leur dit : Vos désirs sont remplis, mesdames, écoutez :
AlK
il/e:-
beltt endormi
0 S:iint-Sacrement ! je vous aime , .le vous aime, ô Saint-Sacrement !
O Saint-Sacrement ! je vous aime.
Je vous aime, ô Saint-Sacrement .'
{Improvis. franc.)
Quenouille.
Une femme vaine et ambitieuse demandait à TItéano, épouse de Pytbagore, par quel moyen elle pnuriait se reiub'e illustre. « En filant votre quenouille ><, lui répondit-elle (2).
4ftuestiou maladroite.
J'arrivai chez la princesse royale (Élisabeth-Stuart , fille de Jacques I«'', roi d'Angleterre) que je ne connaissais pas, et j'y trouvai, son fils avec lequel j'avais souvent joué. Après avoir regardé long-
(0 On trouve encore dans les Mémoires «le Weber (édit. Barrière, chez Didot) plusieurs autres quatrains ingénieux, adressés en forme d'hommages à Marie-Antoinette, entre autres celui de l.a Harpe, et celui du comte de l'rovence, en lui envoyant un éventail, qui est tout à fait digne de Dorât. Nous ne parlons pas d'une foule d'autres quatrains célèbres , tels que celui de M"* de Scudéry sur le Grand-Condé cultivant des œil- /els. etc., etc.
(j)Voy. Merile des femmes. C'est l'épitaphu routine ; taiiam fecit , domum mansît.
temjis sa mère sans savoir qui c'était, je me retoinnai pour voir s'il n'y avait peisonne qui pt'it me dire qui était celtidame. Ne \oyant que le prince d'Orange, j'allai à lui , et lui dis : •< Dites-moi, jf vous plie, qui est cette femme qui a un si fniieux nez.' » 11 se mit à rire et répondit : « C'est la pi incesse royale, ma mère » Je fus tout épouvantée et restai stupéfaite (1).
(Madame, dncbesse d'Orléans, Cuire.spoiuUincc.)
M""=Dubarry, après la mort de Louis XV. étant à Luciennes, eut la fantaisie de voie le Val, maison de M. de Beauvau (2) . Elle fit demander à c Itii-ci si cela ne déplai>ail pas à M'"^ de Beauvau. M""' de Beauvaii Cl ut plaisant de s'y trouver et d'en faite les honneurs. On parla de ce qui s'était passé sous Louis XV. M""* Dubarry se plaignit de différentes choses qui semblaient faire voir qu'on hnïssait sa jiei- .sonne. « Point du tout, dit M""^ de Beauvau, nous n'en voulions qu'à votre jilace. » Après cet aven naïf, on demanda à M™*^ Dubarry si Louis XV ne disait pas beaucoup de mal d'elle (M™*^ de Beauvau) et de M""= de Grammont. « Oh ! beaucoup. — Eh bien, quel mal? de moi, par exemple.^ — De vous, madame, que vous étiez baulaine, intrigante; que vous meniez votre mari par le nez. » M. de Beauvau était piésent : on se liàta de changor de coi:veisation.
(Chamfort.)
Question naïve.
M. de Nouveau, nu jour, an commencement qu'il eut équipage de chasse, cou rant un cerf, demanda à son veneur :
« Dites-moi, ai-je bien du plaisir à cette heure.? » (3).
(Tallemant des Réaux.)
Questionneurs.
M. d'Alincourt s'amusait, à la mode de certains gouverneurs de Irontière, à vou-
(i) Voy. Elourderie réparée.
(■>) Mme Dubarry avait décidé, en 1770, la chute du ministère Choiseul. M. de Beauvau ét.iit 1 ami et le parent du ministre exilé.
[^) I-a Bruyère a rappelé ce mol naïf, au ili.ipiire/>«r/(j Fille.