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gea à se rembarquer avec perte. Pendant l'action, il se tint dans un moulin qui était à portée du champ de bataille. De retour à Rennes, ses partisans ne cessaient d'exalter sa conduite et sa valeur dans la journée de Saint-Cast; ils criaient aux oreilles de tout le monde que leur héros s'était couvert de gloire. « Diles de farine, » répondit M. de la Chalotais.
Cette épigranime fut rapportée. Depuis ce moment, le duc n'a cessé de persécuter ce magistrat respectable, dont il n'a pas dépendu de lui de voir tomber la tète sur un échafaud. De là les troubles de Bretagne et la destruction des parlements : voilà bien de grands événements pour de petites causes !
{Correspondance secrète. )
Raillerie sacrilège.
Denys de Syracuse, ayant débarqué sa flotte au Péloponnèse, entra dans le temple de Jupiter à Olympie, et lui ôta un manteau d'or massif, ornement que lui avait donné le tyran Gélon, de ses prises sur les Cartliaginois. H en plaisanta même, disant qu'un manteau d'or était bien pesant en été et bien froid eu hiver; et il lui en fit jeter sur les épaules un de laine, qui serait bon, disait-il, pour tontes les saisons.
Une autre fois, il fit ôter à l'Escnlape d'Epidaure sa barlje d'or, sous prétexte qu'il ne convenait pas au fils d'avoir de la barbe, puis qu'Apollon, son père, n'en avait pas. II fit aussi enlever de tous les temples les tables d'argent ; et comme on y avait mis, selon l'ancien usage de la Grèce, cette inscription : Aux dieux bons, il voulait, disait-il, profiter de leur bonté. (Cicéron, De la nature des Dieux.)
Raison et poumons.
Molière était fort ami du célèbre avocat Tourcroi , honmie très-iedoutable par la capacité et la grande étendue de ses poumons. Ils eurent une dispute à table en présence de M. Despréaux. Molière se tourna du côté du satirique, et lui dit : « Qu'est-ce que la raison contre une gueule connue cela? »
' FioUrana. )
Rançon.
Guesclin, son prisonnier, de fixer sa rançon lui-même, déclarant qu'il ne payerait pas plus que ce qu'il se serait estimé ; et Bertrand , pour ne pas rester en arrière du prince en générosité, offiit de lui payer cent mille doublons d'or. X l'énoncé de cette somme, Edouard et les chevaliers présents furent grandement étonnés. Le prince lui dit qu'il ne pourrait jamais amasser une quantité d'or aussi considérable, et offrit généreusement de la réduire de moitié; mais Bertrand persista à s'en tenir à la somme qu'il avait désignée, ne doutant pas qu'il put l'obtenir de l'assistance de ses amis; car il disait qu'Henii de Casiille en payerait la moitié , et qu'il emprunterait le reste au roi de France; puis il ajouta avec confiance : « Je m'ose vanter que si de ces deux-ci je ne puis rien avoir, il n'y a filaresse eu France qui sache filer, qui ne gagnât ma finance au filer, qu'elles ne me vissent hors de vos lacs. » Dès que le montant de la rançon eut été fixé, Bertrand envoya un message à quelques-uns de ses amis en Bretagne pour les informer de la somm;-. qu'il avait à payer, et les prier d'être ses cautions auprès du prince de Galles. Au reçu de ce message, les seignenrs, barons et chevaliers dirent qu'ils étaient tout prêts à s'obliger pour le montant de la rançon ; et pour donner une plus grande validité à cet engagement, ils envoyèrent chacun leurs écuyers munis de leur sceau, avec plein pouvoir de répondre pour telle somme qu'il serait nécessaire.
( Jamrson, Hist. de du Guesclin.
A la journée des Eperons, le chevalier Bayard soutint pendant quelque tem|is les efforts de plusieurs corps tres-considérables; mais il fut forcé à la fin de se lendre comme les autres. 11 avait aperçu de loin un gendarme ennemi, richemi ut armé, et qui, voyant les Français en déroute, dédaignait de faire des prisonniers, ayant préféré de se jeter au pied d'un arbre pour se reposer, après avoir déposé ses armes. Bayard pique droit à lui, saute de son cheval, et lui appuyant l'épéesur la goige : « Rends-loi, homme d'armes, lui dit-il, ou tu es mort. » L'Anglais croyant qu'il est survenu du secours aux Français, se rend sans résistance, et demande le nom du vainqueur. ■< Je suis, répondit le cheva- Le prince de Galles dit à Bertrand dulier, le capitaine B:iyard, qui vous rond
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