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votre épée avec la sienne, et qui se fait aussi votre prisonnier. » Quelques jours iipres, Bavard voulut s'en aller : « Et Notre rançon, dit le gendarme? — Et la \otre, dit le chevalier ? Oubliez-vous que ji' vous ai |)ris avant que de me rendre à vous, et que j'avais votre parole, que xons n'aviez pas encoie la mienne? »
( ette singulièie contestation fut portée an tribunal de l'empereur et du roi li'Ant;leterre, cpii décidèrent que les deux pi i- -.onniers étaient nuiluellement quilles de leurs promesses.
( Histoire du clieoalier Bayard. ) Rapprochement bizarre.
Peu de jours après la mort de M. de (lliauvelin, son ami, frappé d'apoplexie dans les petits appartements, le roi (Louis XV) fut à Clioisy. Un des chevaux de son attelage s'abattit et mourut sur la place : quand on vint dire cet accident au roi, il ) épondit : « C'est comme ce pauvre Chauvelin ! »
(M"» de Genlis, Suineiiiis de Ft-licie.)
Rats ( IiH'asion de ).
Le roi de Pologne PopicI II et la reine sa femme (9* siècle) ayant fait enqinisonner leurs oncles, les princes de Poinéranie,au nombre de vingt, dirent qu'ils avaient été justement punis de mort par les dieux pour avoir conspiré contre la vie du souverain, et les firent déterrer pour jeter leurs corps dans un lac voisin. Mais Dieu, juste vengeur de ces parricides, lit sortir soudainement de ces corps nn nombre innombrable de rats et de souris, (pii vinrent assaillir de tontes parts le roi banquetant en grande magnificence dans son palais avec sa femme et ses enfants. On essaya de les chasser par armes et llammes, mais en vain. Le roi s'enfuit en une forteresse, sur le lac, où il fut pour- ■^iiivi par un plus grand nombre de rats et de souris, dont la terre et l'eau étaient «ouvertes, qui criaient et situaient épouvantablemeut. Les bateliers, voyant la mer présente, et craignant que ces animaux ne rongeassent eux et leur bateau an milieu dn lac, ayant déchargé le roi où il fallait, se sauvèrent vitement au rivage, l'opiel gagna promptement sa forteresse tout environnée d'eau, et se retira avec sa femme ol ses fils en lUie tour, oi'i les
bourreaux de Dieu le poursuivirent, entrant par les fenêtres, et les y dévorèrent tout vifs, sans que rien eu restât (l).
(Camerarius, Méditât. liistori(/, fcilè par i'abiié d'Artigny.)
Réceptiuii à la cour du €iranil< Mo^ol.
Delhi est la terre la plus hospitalière de l'Inde. Savez-vons ce qui a failli m'arriver ce matin? J'ai manqué d'être Ifi lumière du monde, ou la sagesse d<' l'Etal, ou l'ornement du pays, etc., mais heureusement j'en ai été quitte pour la peui-. L'explication est celle-ci. Le grand-.Mogol, Chah- Mohammed- Acher-Rhazi-Badchàh, auquel le résident politique avait adressé une pétition pour me présenter à Sa Majesté, tint gracieusement un durbar (une cour) pour me recevoir. Conduit à l'audience par le résident avec une pompe des plus passables, un régiment d'infanterie, une forte escorte de cavalerie, une armée de domestiques, d'huissiers, le tout terminé par une troupe d'éléphants richement ca|iaraçonnés, je présentai mes respects à l'empereur , qui voulut bien me conférer nu A7/e7a^ ou vêtement d'honneur, le(|uel me fut endossé en grande céiémonie, sous l'inspection du premier ministre; et, affublé comme Taddeo en kaimakan (si vous vous rappelez r//a//rt«a in Jlgeri),]e reparus à la cour. L'empereur alors (notez, s'il vous plaît, ([u'il iloscend en ligne directe de 'l'imour ou Tamerlan), de ses impériales mains attacha à mon chapeau (un chapeau gris), préalablement déguisé en turban par son vizir, une couple d'ornements en pierreries.
Je tins mou sérieux supei bement durant cette farce impériale, attendu qu'il
(i) Cimi-ianus raconte encore une liistoiie sem- Ijtable à proposde Ilalton lI.archrTéque de Mayence (V* siècle), dont la cru.iuté envers les pauvres fut (■salement punie par une invasion de rats furieux, qui le poursuivirent jusque dans une tour située ail milieu du Khin, et l'y déchirèrent misérablement. Cette histoire de Hatton est morne plus ci>nnue nue celle de l'opiel. Isengrin fait aussi assaillir et dévorer jjar les rats un évéque de Strasbourg, Wilderof on Wilderand, qui avait chassé (les nonnains de l'abbaye de .Saint-Etienne. Il existe d'autres légendes curieuses sur les rats : nous avons donné celles-ci , parce qu'elles se rapportent prob.iblpmi-nt à des faits lii*loriqucs, que l'im.Tgination populaire a ampliliés et ixplicjués à sa ^uise.