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Un jour, le censeur de la Gazette dt France, sous l'empire, eu parcourant les épreuves du numéro du lendemain, qui devait contenir la nomenclature de la noblesse impériale, vit que tous les noms des nouveaux ducs, comtes et barons, avaient été correctement imprimés, à l'exception d'un seul : au lieu de duc de Vicence, on avait mis duc de Vincennes. Un compositeur d'imprimerie n'est pas obligé de connaître Vicence, et comme tout le monde savait la participation de M. de Caulaincourt au drame sanglant de Vincennes, le compositeur avait pensé que l'empereui', voulant récompenser la conduite de M. de Caulaincourt, l'avait nommé duc de Vincennes.
Le censeur impérial faillit se trouver mal à l'idée de la colère de l'Empereur si un |iareil travestissement de nom lui avait été dénoncé. L'eireur était trop forte pour qu'où put la croire involontaire.
(Comte Real, Indiscrétions.)
Ou lit dans un Traité d'histoire naturelle :
'( L'auteur (l'aulour) est un oiseau de la famille des buses. »
On attribue à tort au Constitutionnel une coquille qui apiiartient incontestablement à V Indépendance belge. La trop libre traduction de : Numéro Deus impare gaudet par : Numéro deux, impasse Gaudet, a été commise dans une des correspondances insérées eu 1848 dans le journal belge.
(Éféiiement.)
Un spéculateur, M. C..., dictait à un copiste une dépêche télégraphique pour la province. Voici comment le copiste l'orthographia :
« J'apprends à l'instant que désormais le Crédit mobilier aura 300 sœurs. »
Cela voulait due trois censeurs.
Cette naïveté rappelle une anecdote de même genre , qui s'est passée en Algérie.
Il s'agissait de construire des fontaines dans une rue de je ne sais (|uelle ville. La chose étant du ressort des travaux pui>lics, l'autorisation ministérielle était indispensable; on la demanda.
Un expéditionnaire expédia la lettre, el