FIN
était le portrait lic Louis XV entouré do diamants. Le coQ]|iagnon de voyage prend la boîte, l'admire, et la rend an propriétaire, qui la remet dans sa poche. Arrivé au cliàteau, il descend de voiture (son compagnon l'avait quitté à l'entrée de l'avenue). 11 croit sentir que sa poche est légère; il y fouille, et n'y trouve qu'un mauvais morceau de papier, sur lequel étaient écrits ces mots au crayon : » Quand ou ne prend pas de tabac, on n'a pas besoin de tabatière. »
(Paris , Versailles et les provinces au XriII" siicle.)
Au temps du roi d'Angleterre, Charles II, un filou 'eut l'effronterie de se glisser, revêtu d'un brillant costume, à une fête de la cour, et le roi l'aperçut extrayant avec beancoup d'adresse de la poche d'un lord nue très-belle tabatière. Sans se déconcerter, le hardi voleur met le doigtsur sa bouche et fait signe au monarque de ne rien dire. Charles trouve l'idée bonne, il ne fait semblant derien, et le filou achève tranquillement sa besogne.
(G. Brunet, Charliana.)
Un filou comparaît devant la sixième chambre.
« Accusé , dit le président , avez-vous encore quelque chose à dire pour votre justification?
— Oui, je voudrais .ajouter un mot.
— Parlez.
— Mon président , j'espère que vous aurez un peu de considération pour moi ; c'est la septième fois que j'ai l'honneur d'être jugé par vous. »
Un filou entre, dans la soirée, cliez »m marchand qui avait plusieurs flambeaux d'argent sur son comptoir. Il demande quelques marchandises, et pendant que les garçons les cherchent , il s'amuse à causer avec la marchande et ceux qui se trouvaient là. Ou parlait de tours subtils de différents escrocs. «Messieurs, leur dit-il , tout ce que vous racontez là n'est rien , en comparaison du tour de ce filou qui déroba deux flambeaux d'argent sur le comptoir d'une boutique , à peu près comme celle oi'i nous sommes , devant plusieurs témoins (pii le regardaient. — Cela n'est pas possible , dit quelqu'un, — Messieurs, re-
pril-il aussitôt, j'étais présent. Voici comme il s'y prit; rien en effet n'est plus singulier. « Le filou , feignant alors de représenter ce qu'il raconte et de conduire l'action jusqu'au dénouement , pose son chapeau sur le comptoir, met les deux flambeaux sous son habit, éteint les lumières, observant que le voleur eu avait usé ainsi, gagne la porte, enfile une rue étroite , et se dérobe pour toujours à la vue de ses trop confiants interlocuteurs. La marchande eu fut pour ses flambeaux.
(Dict. d'anecdotes.)
Un jeune homme se présentait à Cartouche'pour être reçu dans sa bande :
!< On avez-vous servi? — Deux ans chez un procureur, et six mois chez un inspecteur de police. — Tout ce temps, dit Cartouche,' vous comptera comme si vous aviez servi dans ma troupe. »
(La Police de Paris de\'oilée.)
Fils dég^éiiéré.
Le maréchal de Villars , écrivit à sa femme : « Je me propose de livrer bataille aux ennemis, envoyez-moi mon fils ; je serai bien aise qu'il vienne. )> On fait partir le jeune Villars , qui ne se rend pas au jour indiqué , parce qu'il avait peur de la guerre. Le maréchal, furieux, récrit à sa femme : « Je vous avais priée de m'envoyer mon fils , vous m'avez envoyé le vôtre. »
(Favart, Mémoires.)
Fi us (le l'iiomiue.
Un des amis de M'"" du Deffand lui disait : « Le souper est une des quatre fins de l'homme ; je ne me rappelle pas qucUos sont les trois autres. «
Fin (/«) justifie les moyens.
L'abbé de Cosnac, étant très-vieux et archevèipie d'Aix, apprit que l'on venait de canoniser saint François de Sales : «Quoi, s'écria-t-il , ^1. de Genève, mon ancien ami ! Je suis charmé de la foi tune qu'il vient de faire; c'était uu galant homme, un aimable honime , et même un honnête homme, «pioi qu'il trichât au piquet, où nous avons souvent joué ensemble. » On peut bien croire