‹ Dictionnaire encyclopédique d'anecdotes modernes, anciennes, franaises et étrangèresChapitre 118 sur 156 · FOI · texte numérisé non relu

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extrémité de l'île, mais ([ii'on faisait venir pour le service des femmes d'Artahaze et de Mentor. On changea leur nom -en celui de climacides , et en voici la , raison : voulant plaire à celles qui les demandaient , elles se courbaient en forme de marche-pied ou de gradin , de manière que les dames montaient sur leur dos pour entrer dans leurs voitures , et en descendaient de même.

(Athénée.^

Wles;nie.

Le connétable de Lesdiguières était assez patient. On dit que, comme il était déjà au lit, la connétable s'avisa de vouloir faire bassiner la place où elle devait coucher, et qu'en la bassinant on brûla le connétable bien serré à la cuisse. Il ne dit autre chose sinon : « Madame , vous faites bassiner votre lit un peu bien chaud. »

Il fit faire un escalier séparé qui allait à l'appaitement de sa femme, et il lui dit : « Madame, faites passer les gens que vous savez par cet escalier-là ; car si j'en rencontre quelqu'un sur mon escalier, je lui en ferai sauter toutes les marches. » (Tallemant desRéaux.)

Personne n'avait plus de flegme que Fontenelle. 11 n'avait jamais ri ; il n'avait jamais pleuré; il ne s'était jamais mis en colère ; il n'avait jamais couru ; il n'interrompait jamais personne; il n'était point pressé de parler : on l'eût accusé, qu'il eût écouté tout le jour sans répondre. 11 parlait de ses parents comme sa mère , à laquelle il ressemblait, parlait de lui. 11 disait : ce Mon père était une bète , ma mère avait de l'esprit; c'était une petite femme douce, qui me disait souvent : Mou fils, vous serez damné. >> Mais cela ne lui faisait point de peine. On lui parlait un jour d'un malheureux auquel ou lui disait qu'il devrait faire quelque bien. « Que faudrait-il lui donner.' — Vingt-citicj louis. — Voilà ma clef, je crois qu'ils sont dans ma cassette. » Deux jours après, on le félicite de cette bonne action ; il ne sait pas de quoi on voulait lui parler, ce. service s'était effacé de sa mémoire. Il avait chez lui nu neveu (M. d'Aube) qui l'incommodait fort ; il le gardait poiu-

ne pas avoir l'embarras de s'en défaire. Ce neveu tomba malade très-dangereusement ; il ordonna qu'on en prît le plus grand soin. Étant à dîner chez madame Geoffrin , il envoya savoir de ses nouvelles. «. Il est beaucoup mieux , » lui dit-on. Il fait un léger soupir, et d'un ton piteux il ajoute : « Vous verrez qu'il en reviendra. » Cette madame Geoffrin , son amie , lui demandait un jour :

<i Fontenelle, que pensez-vous de moi.^" — Je vous trouve fort aimable. — Mais si l'on vous disait que j'ai égorgé un de mes amis, qu'en penseriez-vous.' — J'attendrais la preuve. )> Quand il eut quatievingt-dix ans , madame Geoffrin lui dit : H Fontenelle, il est honteux que vous exposiez à mourir de faim vos vieux domestiques en ne faisant point un testament. — Eh bien, dit-il, il n'y a qu'à le faire, d Elle le mena chez le notaire, dicta les volontés du testateur, qui la nomma exécutrice. Fontenelle n'aurait pas avancé ou reculé sa chaise pour se mettre plus à son aise. Où trouver un élre plus flegmatique?

( Eitcyclopédiana.)

Flegme d'un savant.

Un savant, étant occupé dans son cabinet, vit venir à lui un domestique tout effrayé lui criant : « Le feu est à la maison! — Allez , répondit-il froidement, avertir ma femme; vous savez que je ne me mêle pas du ménage. ><

Flibustier.

Le flibustier Van-Horn , natif d'Ostende, ne- souffrait aucune marque de faiblesse ou de crainte parmi ceux qu'il commandait. Dans l'ardeur du combat , il parcourait son vaisseau , et brûlait la cervelle à celui à qui le canon de l'ennemi faisait baisser la tète.

(Raynal.)

Foi «lu charbounier.

Mélanchton, étant allé voir sa mère, femme simple et dévote , la trouva fort émue des disputes de religion qui troublaient alors d'Allemagne , et fort incertaine de ce qu'elle devait croire. Elle lui récita ses prières, pour savoir si elles étaient bonnes : « Continuez de prier comme vous avez fait jusqu'ici , lui dit

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