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coups, ou If cliasser, otaitlc traitement le J1lu^ favorable que son maître lui devait ; mais il en avait l)esoin pour le reste de son vovage, et dès qu'il fut à Paris, il eu eut besoin pour son retour.
( Haniilton, Mémoires de GrammoiU.)
Froid {Recette contre le).
Eu l'année du grand liiver qu'il gelait à pierre fendre, le feu roi (Henri IV), passaut en carrosse sur le Pont-Neuf , le nez dans son manteau de panne, vit un jeune Gascon se promenant gaillardement, avec un pourpoint de toile découpé sur la chemise et un petit manteau de camelot, comme si on eût été au cœur de l'été. Le roi lui dit : » Mon ami, comment est-il possil)le que tu puisses durer en cet état ? N'as-tu point froid? — Non, sire, répondit-il. — Comment? dit le roi, je m'étonne comment tu ne gèles pas en l'état où tu es , et moi qui suis extrêmement bien vêtu, je ne puis durer ! — Ah ! sire, dit le Gascon, si Votre Majesté faisait comme moi , elle n'aurait jamais de froid. — Comment ? dit le roi. — Si vous |)ortiez, dit le Gascon, tous vos habits sur vous, comme je porte tous les miens , assurez-vous que vousn'auriez point fi-oid. >i Le roi trouva cette repartie si bonne qu'il lui (it faire un habit tout neuf.
(D'Ouville, Contes.)
Dans un temps d'hiver rigoureux, quel- (ju'un lemarqua que Matta était habillé fort peu chaudement : « Comment faitesvous, lui dit-il, pour être si légèrement A élu? — Comment je fais? Je gèle. »
( M'"^ de Caylus, Som-enlrs.)
Frug^alité.
Épaminondas , invité par un de ses amis à lui grand repas, où le luxe et la délicatesse semblaient avoir tout ordonné, se fit apporter des mets ordinaires ; et comme son ami lui demandait pour(|uoi il en agissait ainsi : « C'est afin, dit-il, (le ne pas oujjlier chez vous comme je \\s chez moi. i>
rencontré le jour suivant : « Ami, lui ditil, vos repas me plaisent beaucoup, parce qu'on s'en trouve bien , même encore le lendemain. »
(Blanchard, École des mœurs.)
Artaxerccs, roi de Perse, ayant perdu une bataille, fut contraint dans sa retraite de manger des figues sèches et du paia d'orge. Il trouva excellents ces mets grossiers : « 0 dieux ! s'écria-t-il , de quel plaisir je m'étais privé jusqu'à présent par trop de délicatesse! » (/«/.)
Quelqu'un demandant à Socrate pourquoi tous lesjours il se promenait à grands pas jusqu'à la miit : « Je prépare ainsi, pour mieux souper, répondit-il, le meilleur de tous les ragoûts, un bon appétit. » {Id.)
Timothée, illustre citoyen d'Athènes, avait fait chez Platon un souper fiiigal, où il avait eu beaucoup de plaisir. L'ayant
Sully conserva toujours à la cour Tautique fiiigalité des camps. Sa table n'était pour l'ordinaire que de dix couverts. Ou n'y servait que les mets les plus simples et les moins recherchés. On lui en fit souvent des reproches ; il répondait toujours par les paroles d'un ancien : « Si les convives sont sages, il y en a suffisamment pour eux ; s'ils ne le sont pas , je me passe sans peine de leur compagnie. »
Fuite.
Pendant la fuite du duc Charles de Lorraine, qui venait d'être vaincu par Gustave-Adolphe, un paysan d'un village du Rhin donna un coup à son cheval, an moment où il passait près de lui , en disant : « Allons, seigneur, il faut courir plus vite, quand on fuit devant le grand loi de Suède. »
(Schiller, Hïst. de la guerre de trente ans.)
Fumeurs.
Uu Turc ingénieux s'avisa d'un adroit moyeu pour éluder le lirman d'AmuratlV contre les l'umeins. Il fit creuser une fosse profonde, dans laquelle il se retirait pour fumer. Le sultan le sut , et s'y transporta afin de le surprendre :
» Que me veux-tu? lui dit le fumeur.
FUAI