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rionces. " Rouelle prenant alors la parole, au lien <le faire ses expériences, disait : « Messieurs, tout ce que monsieur le professeur vient de vous dire est absurde et faux, comme je vais vous le prouver. » Malheureusement pour M. le piofcsseur, il tenait souvent parole.
(Grimm, Correspondance.)
Gens de lettres et gpens au poii- TTOîr.
Duclos disait : « Les liommes puissants n'aiment pas les gens de lettres : ils nous craignent comme les voleurs craignent les réverbères. i>
(Duclos.)
L'Académie française, loiscpTelle alla complimenter Louis XIV sur la mort de Madame la Daupbine , n'ayant pas été reçue selon l'usage, et avec tons les honneurs rendus au\ cours souveraines, M. de Harlav, qui était membre de cette compagnie, s'en plaignit directement au roi; et pour rendre plus sensible la faute qu'on avait faite, il dit à Sa Majesté : « que François If"", lorsqu'on lui présentait pour la première fois un homme de lettres, faisait trois pas an-devant de lui. »
M. de Castries, dans le temps de la querelle de Diderot et de Rousseau, dit
avec impatience à M. de R , qui me
l'a répété : « Cela est incroyable; on ne pai'le que île ces gens-là, gens sans état, ([ui n'ont point de maison, logés dans un grenier : ou ne s'accoutume point à cela, y (r.hamfort.)
Piron s'entretenant avec un grand seigneur, dont il avait sujet de se|)laindre, et la conversation s'écliaulfiint , celui-ci lui rappela l'intervalle que la naissance ( t le rang mettaient entre eux : « Monsieur, lui dit Piron, j'ai plus au-dessus de vous dans ce moment, que vous n'avez au-dessus de moi; car j'ai i-aisou, et vous avez tort (1). »
(^Galerie de l'ancienne cour.)
Le poète Bret, qui a fait sur Molière
(c) Voir Impertinence (Réponse à une).
des commentaires assez estimés, alla voir, dans sa jeunesse, un seigneur bourguignon qui vivait avec orgueil dans un château gothique. Ce seigneur, enflé de sa fortune et de ses titres, voulut faire sentir au jeune poète qu'il attendait de lui les égards dus à sa noblesse; et il lui dit que ses vassaux ne s'assevaient et ne se couvraient jamais devant lui :
« Corblen ! réplique Bret en enfonçant son chapeau sur ses oreilles et se jetant jusqu'au cou dans un grand fauteuil, ces gens-là n'ont donc ni cid ni tète.' »
(Encrclopediana.)
fieiiH en place.
Je ne sais si c'est 5L a», Laverdy, ou M. de Silliouet, que l'ancienne duchesse d'Orléans, née Conti , si connue par son esprit satirique, envoya complimenter le lendemain du jour où il fut nommé contioleur-général. Mais, comme on changeait très-souvent de ni'.ni.stres , stn-tout en cette partie : h Monsieur , dit-elle au gentilhomme qu'elle chargeait de son message , informez-vous cependant au suisse de l'hôtel s'il l'est encore. »
Le suisse du contrôle-général, dont le |)oste était permanent, à la différence de celui de ses maîtres, avait vu sept ministres se succéder dans l'hôtel en moins de neuf ans(l).
{Paris, Versailles au XVlll^ siècle.)
CSéomètre.
Lorsqu'on reprocha à Vaucanson , célèbre par sa mécanique du Fliiteur, de ne savoir pas assez de géométrie pour entrer à l'Académie des sciences, il répondit : « Eh bien, je vous ferai nu géomètre (1). » 'Iniiiroiisateur français.)
Càéoniétriqne (Esprit].
Villemot, astronome français, mort en 1713, n'était pas insensible à la poésie. Quand il trouvait un vers entièrement à son goût , il avait coutubie de dire : « Cela est beau comme une é(|uation. ■>
(i) Voir Fanvllomures.
(j) Suivant d'.iiitrc», c'est .iprès sa rocoption im'il répondit à Biiffon, qui lui expliquait pourquoi srs nouveaux cnifrères lui faisaient mauvaise mine . d Que ne le disaient-ils ! je leur aurnis fiibriqué un 'jjéonn'ne. ii