‹ Dictionnaire encyclopédique d'anecdotes modernes, anciennes, franaises et étrangèresChapitre 142 sur 156 · HOR · texte numérisé non relu

HOR

rant je ne puis faire un aussi habile liomnip qn'Âlhert Durer. «

Horoscope

Plusieurs astrologues s'occupaient à tirer Hioroscope de LouisXIII : " llsmentiront tant, disait Henri lY, qu'à la lin ils diront vrai. »

(Henriciaiia.)

Ilorrenr des ilîs^iiités.

Un moine nommé Ammon se coupa l'oreille droite, afin de n'être pas cvèque. Bien loin de s'ôter une oreille à présent pour n'être pas évêqne, on s'en ajouterait une demi-douzaine pour l'être si on pouvait, et s'il était nécessaire.

( L'abbé Bordelon, Dh'ersltés curieuses.)

Hospitalité.

L'hospitalité,detouttempssisacréecbez les Arabes, ne l'était pas moins à Grenade, et l'on ne peut lire sans attendrissement le Irait de ce vieillard grenadin à qui un inconnu, teint do sang et poursuivi par la justice, vint demander un asile. Le vieillard le cache dans sa maison. Dans l'instant même la garde arrive en demandant le meurtrier et rapportant au vieillard le corps de son fils, que cet inconnu vient d'assassiner. Le malheureux père ne livra point son hôte ; et quand la garde fut partie : <> Sors dechezmoi, dit-il à l'assassin, pour qu'il me soit permis de te poursuivre. »

{ Précis historique sur les Maures d'Espagne.)

Un homme qui avait été longtemps à Damas et qui écrivait sous moi de l'arabe , m'a conté qu'il servait un riche marri,and, qui avait un zèle étonnant et une proliité à toute épreuve.

Un jour, étant pensif et tout triste, le Français lui demanda ce qui pouvait le fâcher, vu qu'il jouissait d'une si grande prospé'ité : il répondit qu'il croyait que Dieu ne l'aimait pas. Le Français n'ayant pas manqué de lui drmandei(|U(lle raison il avait de croire que Dieu ne l'aimait pas : " C'est que, répondit-il, il yaquatre jours qu'il ne m'a envoyé d'étranger envers qui je puisse exercer l'hospitalité.

{Longue ruana.)

Deux amis firent partie pour aller trouver M. G à sa maison de campagne,

où ils se faisaient fête dépasser au moins huit jours agréablement et d'être bien régalés; mais il les trompa bien, car, à ]ieiue furent-ils entrés, que s'entretenant de ce qui leur était arrivé en chemin . ils dirent, entre autres choses, qu'ils avaient

vu de très-beau blé en venant; M. G

leur dit aussitôt : » Vous en verrez demain de bien plus beau en vous en retournant. »

{Ménag'tana.)

Le comte de Livry aimait beaucoup Piron : il avait voulu que ce poète choisit im appartement dans son château, et avait ordonné qu'on lui obéît et qu'on le regardât comme le maître. La première fois que l'auteur de la Métromanie prit possession de cet appartement, ne voulant pas manger seul , il engagea la concierge, janséniste outrée, à lui tenir compagnie à table. Celle-ci, poussée par un beauzèle, se mit en tête de convertir Piron. Le poète ne répondit à toutes ses objections que par ce refrain : » Chacun a son goût , madame Lamare ; pour moi je veux être damné. » Cette plaisanterie déplut beaucoup à la concierge ; mais, sans se rebutei', elle continua la bonne oeuvre, et fit ses efforts pour ramener la brebis au bercail. A peine huit jours s'étaient écoulés, que M. le comte vint voir si son ami se plaisait à Livry. Il le surprit à l'heure du dîner, dans l'instant même où la dispute ordinaire fii;issait. « F-h bien, dit-il à Piron, comment votis trouvez-vous ici.' Etes vous content .•* vous sert-on bien ? — Oui , monsieur le comte, répondit Piron; mais

madame Lamare ne veut pas — Je

prétends que vous soyez le maîtie ici comme moi-même, entendi z-vous , madame; et «i monsieur porte la moindie plainte...

En un mot, je veux — Calmez-vous,

monsieur le comte, lui dit Piron, et daignez, je vous prie, m'cnlendre jusqu'au l)0ut : madame Lamare ne veut pas que je sois damné. — Eh ! pourquoi, s'il vous plaît, madame.^ reprit le comte. N'est-il pas le maître.' De quoi vous mêlez-vous? Encore nue fois, je vous le répète, je veux que M. Piron fasse sa volonté, et ce n'est pas à vous à y trouver à redire. »

(Galerie de l'ancienne cour.)

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