‹ Dictionnaire encyclopédique d'anecdotes modernes, anciennes, franaises et étrangèresChapitre 19 sur 156 · ANG · texte numérisé non relu

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ne laisser entrer aucun c'ivîl, sans lui faire déposer sa canne au vestiaire.

Passe un monsieur, les mains dans ses poches.

K Bourgeois, votre canne an vestiaire.

— Ma catine!... Je n'en ai pas.

— Tant pis... Allez-en chercher une. «

Un homme fort gros , étant sur le point de faire un voyage, envoya son domestique lui retenir deux places à la diligence. « Comme cela , lui dit-il , je pourrai respirer plus à mon aise. « Le domestique revint avec les deux billets : il avait firis une place sur l'impériale et l'autre dans le coupé.

La foule s'arrêtait un join- devant la boutique d'un industriel de la rue Saint- Honoré; je fis conmie les autres, et je vis, écrit sur les vitres :

« On est prié de ne pas confondre ce magasin avec celui d'un autre charlatan qui est venu s'établir en face. »

Un perruquier avait fait peinire, sur le devant de sa boutique , une longue et pompeuse inscription. Mais une réflexion lui était venue , et il avait mis au bas, en forme de post-scriptum :

« Si vous ne savez pas lire , adressezvous à l'écrivain public qui est en face. »

Un dilettante s'extasiait , au café de Paris, sur la beauté de la charmante Henriette Sontag qui venait de débuter aux Bouffes. Un monsieur q\ii avait écouté l'enthousiaste se hasarda à dire que mademoiselle Sontag était en effet très-jolie, mais qu'elle avait un œil plus petit que l'antre. « Un œil plus petit! s'écria l'admirateur, vous ne l'avez pas vue; elle en a, au contraire, ini plus grand. »

(E/icjclopcc/iana.)

Quelques gais compagnons s'étaient réunis dans une auberge. Après un repas arrosé de nombreuses rasades, l'un d'eux, qui devait partir de grand matin, fut conduit dans la chambre où il devait passer la nuit.

Tous les lits étaient occupés; il n'en restait qu'un, dans lequel un nègre ronflait. Le voyageur se glisse à côté de l'Africain, et s'endort bientôt, aprèsavoir recommandé à ses amis de le réveiller à la pointe du jour. Ceux-ci le lui promirent. Ils allaient se retirer, lorsqu'il vint à la pensée de l'un d'eux de barbouiller de noir la face du voyageur endormi. Ce qui fut fait.

Le lendemain , on entre dans la chambre et l'on éveille le voyagevu-, qui se lève, commence de s'habiller et s'approche de la glace pour arranger sa cravate. 11 lève les yeux, jette un cri, et recule étonné à la vue de cette face noire.

n Les imbéciles ! s'écrie-t-il ; je leur avais dit de m'éveiller, et ils ont éveillé le nègre! >>

Puis il se déshabille, et rentre tranquillement dans son lit.

(Mosaït]iie.)

Sons l'arcade des HorticulturalGardens, à Kensington , deux dames, d'une mise irréprochable et qui semblaient appartenir à la bonne bourgeoisie, exammaient avec attention une belle statuette d'Énée, dont le socle portait une étiquette avec ces mots : Executedin Terra Co< /a (exécuté en terre cuite),

« Eseciité en Terra Cotta ! s'écria l'une des dames , savez-vous où se trouve ce pays?

— Je n" sais , répondit l'autre , mais peu impoi te l'endroit : le pauvre homme n'eu est pas moinsà plaindi-e! »

(International.')

An§^e rebelle.

Pendant la procession de Malines , il y eut des anges qui se battirent à la porte des jésuites , ordonnateurs de la fête. Un père jésuite étant venu mettre le holà , un petit ange rebelle lui donna des coups de pied dans les os des jambes, dont le jésuite indigné lui mit bas les chausses et le fouetta devant tout le Paradis, en jileine rue. Voilà une aventure qui manque au poème de Milton.

( Pircn , Correspondance.)

Ano^laîs.

Miloi-d Uervey, voyageant dans Tltalio

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