ATT
Yaiiini , accusé d'à tlit'ismn, sel)aissa,
ramassa im fétu, et dit : » Je n'ai besoin
c[iic de ce fétu pour me prouver iuviii-
ciLlement ce qu'où m'accuse de uier (l). »
(y, retire, de Fr. \''Q.)
Le roi de Prusse, Fiédéiic II, était un apôtre décidé de l'athéisme; il s'eu gloiifiait lui jour devant d'Arnaud-Baculard, qui le combattait. « Comment, lui dit le monarque , vous tenez encore à ces vieilleiies? — Oui, sire, répondit l'homme de lettres; j'ai besoin de croire qu'il est un être au-dessus des rois. '> (Ei/cjclu})ccliana.)
Un petit maître, esjièce de pliilosophe, vint nu jour trouver le savant père Oudin, jésuite. Il se présente de cet aiid'aisance, de ce ton de confiance que l'on coiniaît à ces messieurs : « Mon pèi'e, lui dit-il , je vous sais du mérite, je ne serais pas fâché d'entrer en discussion avec vous sur ce que vous appelez votre religion. — Monsieur, reprend le père Oudin, je vous avoue franchement (pie j'ai toujours évité les controverses en matière de foi. Veuillez bien me dispenser d'acce|)ter le défi. — Au moins, lui rénli([ua le jeune fat, je suis bien aise que V )us sachiez que je suis un athée. » — A ces mots le père Oudin s'arrête, garde le silence, et le considère, en |)ortant assez longtemps des regards allenlifs de la tète aux pieds. — « Eh ! mais, mon père, que trouvez-vous donc en moi de si singulier que vous m'observiez ainsi.' — .l'avais entendu parler de l'athée, mais j'ignorais encore comment était fait cet animal; et puisqu'il se présente une occasion de le connaître, j'en profite, et l'observe à mon aise. >. — Le petit )ihilosophe, ne voyant point les rieuis de son côlé, fil une pirouette et s'eu alla.
{Improvisateur français.)
Athée malg^rv Ini.
^Ivain Maréchal publia, au conimeu- Cl \ du siècle , un Dictionnaire des
(i) De Nfie .I.-.I. Rousseau ri'iitrait dans le salon de madame d'Upinay les mains pleines d'épis, en disant ■ « Je vous rapporte autant de preuves de l'exisleucc de Dieu. »
athées, augmente quelques année» après jiar Lalauile, et on il se couvrit de ridicule en inscrivant des noms tels que ceux de saint Augustin, de saint Ghrysoslome, de Pascal, de Bossuet, de Fénelon, de Leibniz. L'exemple suivant fera voir comme il pl-océdait. Dellile avait écrit des vers sur le colibri, qui se terminent ainsi :
(îai, vif, prompt, de la vie aim«ble etfrèle esquisse, Kt des dieux, s'ils en ont, le plus charmant caprice';
Ce qui veut dire « le plus charmant ca- |)rice des dieux, si les dieux ont des caprices. » Sylvain Maréchal s'avisa de faire au dernier vers un petit changement, et de le lire ainsi :
lit des dieax, s'il en est, le plus tliarmant caprice.
Ensuite il ne manqua pas d'envoyer son ouvrage à l'auteur, qui. lui répondit aussitôt :
» Monsietu', Est-ce ma faute , si vous ne voyez pas dans le ciel ce qui y est, et si vous \oyez dans mes vers ce qui n'y est pas.' «
Attachement au péché.
« Croyez-moi, ma fille, épousez mousiein' de V...; c'est un saint homme qui ne peut manquer de vous rendre heureuse, un homme vertueux, intègre, })leiu de qualités. — Mais, maman , répondit la fille à marier, que ferai-je de mes défauts avec nn homme si parfait.' — Vous vous eu corrigerez, mon enfant. »
La jeune fille se mit à pleurer.
(P.-J. Stahl.)
Attacheiueiit par Jalousie.
Voici tni exemjde entre mille de ce (|u'il peut entrer d'étrange dans l'attachement d'inie femme pour un homme :
Maiictte de V... avait enlevé le célèbre M. de X..., qu'elle n'aimait pas, à son iiniie Aurore de C..., qui l'adorait. Cette liaison durait depuis six ans, et on admirait ce long attachement dans une femme (pii ne semblait pas faite pour la constance.
Cependant, la pauvre Aurore de C..., inconsolable, vint à momir. Huit jours après avoir été à la messe c!e sou enter-