‹ Dictionnaire encyclopédique d'anecdotes modernes, anciennes, franaises et étrangèresChapitre 34 sur 156 · BEN · texte numérisé non relu

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Bl^lV

Jamais on ne Favait vu (lavtTScr deux fois le même pays.

(Hoffmiiun.)

Bénéfices.

Un abbé, ou, pour mieux dire uu aspiraut à l'être, car il n'avait point encore d'iibijLiye, pailant un jour à M. Dcspréaux contre la multiplicité des bénéfices, lui disait : « Se peut-il que tels et tels, qui passent pour de si halùles gens, et qui effectivement le sont beaucoup, puissent s'aveugler aussi malheureusement qu'ils le font ! A moins de s'inscrire en faux contre la doctriii' des apôtres et contre les décisions des conciles, ne savent-ils pas quel péril est attaché à la multiplicité des bénéfices! J'ai pris les ordres sacrés et suis, sans vanité, d'une des premières maisons de la Touraine. Il y a une espèce d'obligation à un honnête homme de soutenir sa naissance ; mais je vous proteste que si je puis parvenir à obtenir une abbaye, ne fût-elle que de mille écus, elle fixera mon ambition , et qu'il n'y aura aucun appât qui puisse ébranler la résolu 'ion que je fais. » Quelque temps après, il s'en présenta une de sept mille livres de rente , qu'il demanda, et qu'il obtint. L'hiver suivant, il s'en présenta une autre de huit mille, qu'il obtint encore. Pendant qu'il avait le vent en poupe, un prieuré simple de six mille livres de rente étant encore survenu à vaquer, il le sollicita avec tant d'empressement , qu'il trouva le moyen de l'avoir. M. Dospréaux , lui voyant accumuler tant de bénéfices considérables l'un sur l'autre, lui fut rendre visite, et lui dit : «Monsieur l'abbé, qu'est devenu ce temps de candeur et d'innocence où vous trouviez la multiplicité des bénéfices si dangereuse ? — Ah! monsieur Despréaux, lui répondit-il, si vous saviez que cela est bon pour vivre 1 — Je ne doute point, lui répliqua M. Despréaux, que cela ne soit hou pour vivre ; mais pour mourir, monsieur l'abbé, pour mourir ! »

(Boursault, Lettres nouvelles. )

Berceuses (les) du banquier Beau.) on.

Le sieur Beaujon, ancien banipiier de la cour, se couchait ordinairement sur

les neuf Itcures ; alors il admettait ce qu'il ;ip|i;'lait ses Berceuses. C'étaient déjeunes et joli s femmes, qui venaient lui faire des contes et l'endormir. Elles étaient au nombre de cinq ou six, tontes femmes comme il faut , mais bien jiayées pour cela. Cette dépense allait peut-être à deux cent mille livres chaque année. Quand il était assoupi, ou descendait, on servait uu splendide souper, et l'on s'amusait quelquefois jusqu'au réveil du sieur lîeanjon, qui se levait à quatre ou cinq heures du matin (1).

(^Galerie de r ancienne cour. ^

Bcdse et sottise.

Madame de Créqui me disait du baron de Breteuil : « Ce n'est, morbleu! pas une bête que le baron; c'est un sot. » (Chamfort. )

Bévues.

Un théologien , aurpiel on demandait ce que signifiait le mot de cahale , lépondit que c'était un scélérat et uu homme diabolique qui avait écrit contre Jésus-Christ.

Boileau, à propos de sa traduction de Longiu, fut regardé comme uu profond ciiimiste par un seigneur de la cour, qui le félicita de son traité du sublimé.

Peu de temps après l'apparition de la Tactique militaire de Guibert, nue dame dit à l'auteur : « J'ai lu votre Tic-Tac ; c'est charmant. ■»

Dumarsais , ayant publié ses, Tropes , reçut force compliments d'un individu qui prenait ce livre pour l'iiistoire d'nu peuple d'Amérique (2).

(L. Lalanne , Curiosités litt.)

Même les gens d'état, et les plus

(i) « A cinquante ans, Beaujon se plaignait dîne plus dormir. Bouvard, son médecin, lui envoya une Iiarcelonnette et deux berceuses. )> [liiit. de la conversât.) Les berceuses de lUaujon sont restées célèbres , et ont fourni texte aux récits les | lus étranges et les plus colorés. h.) ...la synecdoclie et la métonymie,

Orands mots que Pradon croit des termes [de chimie, (lioiicau.) Voir aussi la fable de La Fontaine : le Singe et le IhwpUin.

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grands uVntcndpnt pas des mots qui se sont faits fiançais, qne d'autres entendent, et dont ils us; nt. Le grand roi François, pcie des lettres et appui des lettres, étant un jour à table, feu Boivin lui présenta des épigrammes, et bien qne le roi dinât, il ne laissa pas, en mangeant, délire res épigrammes , et toutes les fois qu'il mangeiit un moreeau, il disait toujours : >(■ Voici de bons épigrammes (1). » Un elievalier de l'ordre, grand seigneur, et des principaux de sa cour, voyant le roi, lequel eu soupant disait toujours :

« ^ oici de bons épigrammes , » pensa c|ue ce devait être (pielipie bonne viande qu'il mangeait, qui avait nom épigramnie, et regardait sur la table s'il ne pourrait point remarquer quelle viande c'était que ces bons épigrammes.

Ce seigneur, étant de retour en son logis, va dire à son cuisinier : « Tu ne me fais point manger d'épigrammes. Je viens du dîner du roi ; il n'a mangé autre chose à son dîner, et les a trouvés si bons qu'il ne se pouvait tenir de dire ; HJon Dieu, les hons épigrammes.' Tu ne sais rien en ton état, et cela est si commun chez le roi ! » Le cuisinier fâché répond à son maître : « îlonsieur, comment voulez-vous que je vous accoutre et que je vous serve cette viande d'épigrammes que le roi trouve si bonne, puisque je ne sais ce que c'est, ni à quelle sauce elle se mange ? Que si j'en avais vu, je dépiterais tous les cuisiniers du roi de faire mieux. » Ce seigneur, dés le lendemain, envoie un de SOS gens an maître d'hôtel de chez le roi, le priant de lui envoyer, de la cuisine du roi, des épigrammes , que le roi, le jour avant, avait trouvés si hons à son dîner. Ce maître d'hôtel, qui avait assisté au dîner du roi, se doutant bien de ce qui en était, étant un petit peu plus savant que son compagnon d'armes, va lépondre à ce gentilhomme : « Mon ami, alliz dire à Monsieur qu'il n'aura 1 oint d'épigrammes ; que c'est une viande loyale, et que je n'en oserais bailhr. » Le maître d'hôtel , après avoir fait ceiefus, vint trouver le roi, et lui conta rotnme un tel lui avait fait demandi r des épigrammes, qu'il avait hier trouvé- si bons à son dîner, dont il l'avait refusé tout à plat. Puis va dire au roi :

(i) \.v mot clait originaire iiienl masculin.

I « "Vous le verrez bien bouffer contre moi; car je m'assure qu'il s'en plaindra à vous. )i Je vous laisse à penser si le roi ne trouva pas bonne cette rencontre, et s'il en fut aise. Ce friand d'épigrammes ne faillit de venir trouver le roi , et l'ayant salué, il ne disait mot. Le roi, se doutant bien de ce qui en était, lui demande : « Hé ! qu'as-tii, mon père? — Tète-Dieu (ainsi jurait-il), va-t-il répondre au roi , » c'est votre capitaine Borguet (ils étaient si familiers qu'il l'appelait toujours ainsi ) , qui m'a refusé de me bailler de votre cuisine des épigrammes, que vous trouviez si hons hier à votre dîner. « Le roi, plus assuré do la rencontre que jamais , se prit si foi t à rire qu'il fut contraint de déclarer à ce soigneur, qu'il aimait bien , tout ce qui on était.

( Guill. Bouchet, Serée XXXT.)

Dans un procès qu'avait Michel de St- Mai tin , le clerc de son procureur, trouvant dans ses qualités : Protonotaire du saint-siége apostolique , et ne sachant ce que voulait dire ce mot , mit dans ses écritures, — au lieu de Protonotaire, — • Propriétaire du saint-siége. Son avocat , qui était huguenotethommed'esprit, bien loin de corriger cette bévue , la laissa exprès pour s'en diveitir. Comme ou plaidait cette affaire, lorsqu'il fut question de décliner les qualités de sa partie, il prit on main les écritures et lut : « M. de St-Maitin, docteur en théologie et propi iétaire'du saint-siége apostolique. » E]n prononçant le mot de Propriétaire, il dit, en regardant lesjuges : « Notez, Messieurs, que le pape n'est que son fermier, »

(Ménagiaiia.)

Un étranger se trouvant à dîner chez M. de la Michaudière , grand piévôt de Paris, et l'entendant appeler /a Michaudière (l'ami Chaudière), ne se crut pas assez lié avec lui pour l'appeler son ami, il se contenta de le nommer pendant tout le repas monsieur Chaudière (1).

{Biévriana )

Mor''an.

Bévues d'auteurs, l'anecdote de lady

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Une femme disait à une de ses amies : « J'ai été iiier aux Fiançais. — Qu'y donnait-on ? — Rliadamiste et Zénohie. — Comment trouvez-vous cela? — Ma foi, répondit la dame, je n'ai vu que Rliadamiste, je n'ai pas eu le temps de rester à Zénobie. »

Dans les villes do province, les gçntilsliomnif s de la cliaml)re étaient remplacés par les officiers municipaux , souvent peu experts en matière théâtrale. Un jour, l'un de ces magistrats manda un musicien de l'orchestre, et le tança vertement sur sa négligence ; « Vous vous reposez la moitié du temps , dit-il, pendant que les antres violons jouent. — Mais je ne joue pas du violon, monsieur! — Vous mentez, je vous en ai vu un. — Je joue de la quinte. — De la quinte ! de la quinte! Ne faites pas l'insolent, croyez-moi , et qu'il ne vous arrive plus de rester les bras croisés quand les autres jouent. — Monsieur, je comptais mes ])auses? — Qu'est-ce que c'est ? compter des pauses, des gaudrioles ! — Mais non, monsieur, il y avait un tacet allegro. — Comment, tacet allegro! Je crois que vous me tenez des propos. En prison !

Ah ! je vous apprendrai à vous moquer d'un homme en place ! »

Un jour qu'on jouait la Mctromanie à Toulouse , un ca|)itonl s'offensa tout ronge, en entendant le vers suivant :

Monsieur le capitoul, vous avez des vertiges.

Il voulait faire cesser le spectacle et arrêter l'auteur. N'ayant pu venir à bout de ce dernier projet, parce que le délinquant habitait Paris, il se vengea du moins en proscrivant à jamais la Méiromanie à Toulouse. Quelques jours après, le même capitoul ordonna l'arrestation du nommé Molière, qu'on lui apprit être l'auteur de Vyii'are, parce qu'il avait cru voir une allusion à sa propre histoire dans la scène où Harpagon est volé par sou fils. Quand il apprit qu'on ne pouvait mettre son décret à exécution , parce que Molière était mort dc|)uis quatre-vingts ans : « De quels diables d'auteurs se sert-on là! s'écria-t-il. Que

ne nous Jonno-t-on des comédies de gens connus ! »

(Victor Tournel , Curiosités théâtrales.)

Un autre capitoul venait d'assister à l'opéra-comique des Femvies vengées, que le parterre redemandai l'acteur qui vint annoncer ; il s'opposa à cette seconde représentation, à cause de l'indécence de l'ouvrage. L'acteur y substitua Béverlej, pièce en vers libres de M. Saurin :

» Comment! s'écria le capitoul indigné^ encore une pièce eu vers libres, quand c'est pour cela que j'interdis les Femmes ■vengées! Relâche au théâtre pour huit jours (1) ! »

(Rigoley de Juvigny, Vie de Piron.)

Au moment de' partir pour la Conciergerie, je demande s'il m'est permis d'emporter quelques livres. Ou me répond que oui, pourvu qu'on sache quels sont ces livres. « J'emporte, leur dis-je, s'ils ne vous sont pas suspects, Epictète, Marc- Aurèle et Thomas A-Kempis. » Ces trois auteurs passent sans difficulté, à la faveur (le leur obscurité. Mais le Tasse m'étant tombé sons la main , j'eus la maladresse de l'appeler par le titre de l'ouvrage plutôt que par le nom de l'auteur.

« Vous me permettrez, continuai-je, d'y joindre la Jérusalem déln-rée ? — Pour celui-là , me dit gravement l'inspecteur, cela n'est pas possible. » Je ne devinai pas ce que le Tasse pouvait avoir à démêler avec les capturenrs de l'an II de la République. J'insistai ; le gendarme s'approche de moi , m'appuie la main sur l'épaule en signe d'intérêt et me dit à voix basse : « Citoyen, croyez-moi, laissez ce livre-là; tenez, dans ce moment-ci, tout ce qui vient de Jérusalem ne sent pas bon. ■ — Vous avez raison, répondis-je au faquin, marchons ! »

(Beugnot, Mémoires.)

(i) On a brcdé et varié ces aneodotes en cent façons diverses. Tel est , par exemple, le trait de ce commandant <[ui aperçoit dans une salkd'éccile de régiment un banc rompu et demande : B Qui a cassé ce banc? — Commandant, ce banc a été rompu par vétusté. — Qu'on mette vétusté pour quinze jours à la salle de police. Il

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Il y avait, sous la Restauration, un célèbre maréchal de France, aussi grand soldat que peu latiniste, et qui fut ministre de la guerre sous le règne de Louis XVIII. Le royal auteur de la /"«miile Gliiiet àimail beaucoup, dans ses heures de gaieté , qii'i étaient rares , à faire des citations ktines. Un jour, le conseil s'occupait d'une question importante et dont le roi voulait avoir promptcment la solution. En se séparant de S(s ministres, les dernières paroles que Louis XYllI leur dit furent : macle aiiimo!

L'illustre maréchal sourit en bon courtisan ; mais comme en sortant il rencontra quelqu'un qui lui demanda comment était le roi ce jour-là :

« Sa Majesté , répondit le maréchal , a été d'une humeur massacrante à la fin de la séance ; elle nous a congédiés en nous traitant d'animaux.

C'est à n'y rien comprendre ! »

(Xavier Ey ma .)

Quand la coulisse disparut de la Bouise , on envoya eu Belgique le télégramme suivant, d stiné à faire connaître cet événement et quel avait été ce jourlà le mouvement des fonds à la petite Boni se du passage de l'Opéra :

— Parquet Opéra descendu. Coulisse interdiction de jouer ( Signé ) Robert.

Il fut ainsi traduit par un journal belge :

Le parquet de l'Opéra est descendu dans la coulisse : par suite de cet accidtnt, on a interdit la représentation de Robeit le Diable.

— Ap;ès 'attentat d'Orsini , on transmit en Allemagne cette dépèche :

— Machine infernale ; Empereur et Impératrice saufs. Général Roguet blessé.

Ce qui fut lu :

Un général et le petit chien (roquet) de l'Impératrice ont été blessés.

(M. Ducamp , Paris.)

Un jeune Anglais , à l'heure du lunch, errait, perdu, auv alentours de lu gare du chemin de fer du Nord. Il avait bien besoin de manger, mais il ne retrouvait pas son chemin , et

ne ^avait à qui s'adresser, ignorant complètement le français.

Il accoste un employé du chemin de fer, et lui débite une phrase à laquelle celui-ci ne comprend rien. Aussi la lui fait-il répéter trois ou quatre fois. A la fin, il distingue le mot liam, qui revenait plusieurs fois sur les lèvres de l'Anglais.

» Ham !

— Yes, Ham. »

L'employé le conduit au guichet des départs. Il lui fait signe de donner de l'argent. L'étranger, peu familier avec la monnaie française, met dans sa maiu des louis, des pièces d'argent et fait signe à son guide de prendre. Celui-ci fait passer au guichet une certaine somme, et on lui repasse un billet qu'il remet à l'Anglais. Puis il le pousse dans une salle d'attente.

« Ham, dit-il au préposé aux billets.

— Très-bien ! ., . « fait celui-ci, et il lui fait signe d'aller tout droit.

Un nouvel employé , remarquant qu'il ne parlait pas français, regarde son billet et le fait entrer dans im compartiment de première. Le train pari. L'Anglais est ahuri.

Deux heures après, il arrive à destination. Il était exaspéré. Justement il se trouve en face d'un employé qui comprend sa langue. Explication.

L'Anglais avait demandé à Paris qu'on lui indiquât im endroit où il pourrait manger une tranche de jambon. En anglais, jambon se dit ham.

On lui avait fait faire trente lieues, et il tombait d'inanition.

Un économiste presque illustre , qui préparait un énorme ouvrage sur l'enquête agricole, se promenait, au commencement de juin , dans les environs de Clermont.

Trois personnes le suivaient , ouvrant l'oreille à ses discours , buvant ses paroles, car ses arrêts font loi.

« Belles campagnes! murmurait le docte personnage , culture entendue , paysages admirables!»

La compagnie approuvait.

Enfin on arrive à un champ d'orge.

(c Beau blé! exclame le théoricien, blé superbe ! »

Les auditeurs sont un peu surpris,

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mais ils croient à un lapsus, et comme ils sont fort polis, ils approuvent encore.

Mais voilà qu'an champ d'orge un champ (le seigle succède. Le savant s'arrête, légèrement inquiet :

« C'est particulier, murmure-t-il , c'est singulier !

— Quoi donc?

— Ce hlé est plus haut que l'autre, oh ! mais bien plus haut ! A quoi diable cela tient-il?

— Mais, c'est bien simple, répond un des auditeurs, qui du coup a toisé l'homme, c'est du blé de deux ans. »

Le savant avait tiré son calepin et prenait des notes.

BeTiies d'auteiiTS et île saTonts.

Le savant abbé Tliiers , dans une polémique contre Mabillnn, écrivit c[ue tout //iT^", comme disait Philon, est toujours bon par quelque endioit. Mais le passage de Philon : omnis bonus liber, signifie : Tout homme de bien est libre.

— L'abbé Prévost, traduisant le voyage de Towston , a rencontié une phrase fort simple, où il est dit que le navigateur anglais emplova une bonnette. 'yia\i l'auteur de Manon Lescaut n'avait aucune idée des termes de marine , et il rendit ainsi le passage : « Il suspendit à son mât un nieux bonnet avec lequel il se conduisit à l'île de Wight. »

— L'abbé Vial dit, nous ne savons dans quel ouvrage, que l'archevêque de Cantorhéry avait fait placer des canons dans les stalles de sa cathédiale. Malheureusement pour le pauvre traducteur, le mot anglais canon signifie aussi chanoine.

— Le comte de Tressan ayant, dans un |)assage de l'Arioste où il est question d'un cap peu élevé, lendu l'expression de capo basse par le cap de Capo-Basso, le surnom lui en lesta. On ne l'appela plus que le comte de Capo-liasso.

— Le savant théologien Vasquez a pris l'édit de l'empereur Constant en faveur des monotliélites (Typus Constantis) pour \m hérétique, disciple de Paul Monotliélile.

— Un Italien, Ferdinand Fahiani, citant dans un de ses livres en l'honneur de sou compatriote Cimpiani , une histoire française de voyages en Italie, prit pour le nom de l'auteur de ce dernier ouvrage les mots

suivants qui se trouvaient au bas du litre : Eniiclii de deux listes. Et il fait observer avec soin que M. Enrichi du deux listes n'a pas manqué de rendre à M. Cimpiani toute la justice qu'il mérite.

— Donat Aeciajuoli, érudit florentin du 13" siècle, est auteur d'une traduction latine de quelques Vies de Plutarque et d'une J^ie (le Charlemagne. Comme ces ouvrages ont été souvent réunis ensemble, Georges Wicelius, cpii n'était pas fort versé dans la chronologie, donna la Vie de Charlemagne comme traduite du grec de Plutarque I

— L'auteur le plus ancien d»i parlement de Toulouse s'appelle Capella Tolosnna , suivant l'avocat Bretonnier, qui a pris le nom d'un tribunal (la chapelle Toulousaine), pour im nom d'homme.

( I-. Lalanne, Curiosités littéraires. )

Le cardinal de Richelieu avait écrit un Catéchisme ou Instruction chrétienne , qu'il fit imprimer. Il y disait en un endroit : K C'est comme qui entreprendrait d'entendre le More de Térenec, sans commentaire. » Il aurait dû mettre : Terentianus Maurus. Le cardinal prenait un vieux grammairien latin , dont nous avons le livre, pour un des personnages de la comédie romaine.

( Tallemaut des Réaux.)

J'ouvre le Diction/. nire port a/ if des théâtres à la lettre F, et je découvre dans le catalogue des pièces le Fourbe parachevé. C'est \i litre que l'auteur donne à une comédie, jouée sur la scène française le 14 février 1; 93. J'ai vu dans les registres de la comédie qu'eu effet, ce jour- là, ou avait donné une pièce intitulée le Fourbe , et que cette pièce avait été si mal reçue du parterre que les comédiens n'avaient pu l'achever. L'acteur qui tei ait alors les registres se contenta d'écriie 8ur son journal, le Fourbe , pas achevé. Les auteurs de VHist. du Thédtre-Francais, ayant mal lu ces deux derniers mots , écrivirent parachevé , au lieu de pas achevé , prenant pour le litre de la pièce ce qui annonçait sa chute. Après eux, le cheva-

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lier de Mouliv et l'autour du Dictionnaire jwrtalif co\V\crcïit celte faute.

(Fréron, Jnnée littéraire.)

Dans les démolitions et fouilles faites à Belleville et au\ environs des carrières, par ordre de la police , on a trouvé une pierre avec des caractères; ou l'a crue digne de l'examen de messieurs de l'Académie des inscriptions et belles-lettres; eu conséquence elle leur a été apportée à grands frais. Les commissaires nommés pour l'explication se sont donné beaucoup de peine , afin de rendre les lettres lisibles. Voici quelles elles sont, et l'ordre figuré de leur arrangement :

Mais quand il a fallu l'cclierolier dans quelle langue étaient écrits ces caractères, et ce qu'ils signifiaient, ils se sont inutilement cassé la tète. Ils ont consulté M. Court de Gébelin , le savant auteur du Monde primitif, et l'homme le plus versé dans la connaissance des hiéroglyphes; il s'est avoué incapable d'y rien comprendre. Le bedeau de Montmartre, entendant parler du fait et de l'embarras des académiciens, a prié qu'on lui fit voir la pierre ; et, sans doute instruit de son existeuce antérieure, il en a donné sans difficulté la solution en assemblant simplement les lettres, qui forment ces mots français : Ici le chemin des ânes. Il y avait dans ces cantons des carrières à |)làtre, et c'était une indication aux plâtriers qui venaient en charger des sacs sur leurs ânes , dont ils se servent pour cette expédition.

(Bacliaumont, Mémoires secrets.)

Un des plus fameux antiquaires de Paris se desséchait depuis trente ans à la recherche de certains objets d'antiquité. On lui apporta un jour une assiette brune qui avait un air passabk'uient antique, et qu'on lui présenta

comme trouvée avec des ossements dan une espèce de tombeau; il fut enchanté de ce cadeau. « Voilà, dit-il, la preuve incontestable que les anciens donnaient à dîner aux morts dans de petits plats, » Il tourna l'assiette de tous côtés , et faillit tomber de joie en découvrant au-dessous ces lettres mal marquées :

POMANS. Il les étudia un quart d'heure et les ponctua ainsi : P. 0. M AN. S., puis avec une jouissance inexprimable, il sécria : « Publii Ovidii maxibus SA CRIS !... Aux mânes sacrés de Publiiis Ovidius .'... » On sent quel trésor il eût dès lors fallu pour payer un objet aussi rare. L'antiquaire entreprit une dissertation dans laquelle il faisait entrer toute l'histoire d'Ovide; mais au bout de huit jours il reçut la visite d'un autre savant à qui il montra son assiette ; celui-ci l'examina froidement. « Mon cher ami , dit-il ensuite, vous prenez cela pour une autiquité.' — Oui, certes; et pour une des plus rares. — Eh bien! j'en ai une pareille qui sert de plat à ma chatte. — Oh ciel ! mais c'est un meurtre ! Ah ! mon ami, donnez-la-moi. — Mon cher, reprit gravement le savant flegmatique, vous en aurez de toutes semblables , autant qu'il vous plaira , à trois sous la pièce, chez le faïencier du coin : elles sortent de la fabrique de M. Pomans, en Champagne, et ce sont des antiquités qui n'ont pas quatre ans d'existence. »

L'antiquaire confondu brisa son assiette tumulaire ; mais cette leçon ne rem|)ècha pas d'acheter, en 1817, un bocal à cerises , de quatre litres, pour une urne sépulcrale trouvée auprès de Lyon (1).

( Choix d'anecdotes.)

C'était vers 1840, je crois; il s'agissait de traduire une inscription carthaginoise.

Le général Duvivier avait donné cette version ;

(C Ici repose Jmilcar, père d' Annihaly comme lui cher à la patrie et terrible à ses ennemis. »

M. de S. soutenait cette autre version :

« La prétresse d'Isis a élevé ce monu' a ment au Printemps, aux Grâces et aux a Bases, qui charment et fécondent le c< monde. »

(i) V. Me'iirise.

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Les deux savants s'entètant chacun dans sa traduction, l'Académie des inscriptions et i)elles-lettres se vit contrainte de nommer un expert , dont voici la traduction :

n Cet autel est dédie au dieu des vents « et des tempêtes, afin d'apaiser ses co- « /ères. »

Qui sait maintenant si l'expert n'a pas donné à son tour une traduction de fantaisie?

(J. Dcnizet , Messag. de la science.)

Lady Morgan était arrivée d'Angleterre avec des lettres de recommandation pour mes amis , et dans l'intention d'écrire un ouvrage sur la France. Mais ces Messieurs furent mis en gaieté par l'idée de lui donner des renseignements plus excentriques cpie véridiques... 11 resta quelque chose de leurs plaisanteries, comme celle-ci. Il y avait un député voltairien et tapageur, se nommant M. l'Ahhey de Pompières , qu'elle a inscrit dans son livre comme un respectable et pieux ecclésiastique.

(M"" Ancelot , ["i Salon de Paris.)

On lit dans un Diclionnaire bien connu, publié en 1853 : « Ham, ch.-l. de canton du département de la Somme,... célèbre château fort qui sert de prison d'État, où est détenu en ce moment le prince Louis-Napoléon. » • — L'auteur du Diclionnaire avait tout simplement coupé sa notice chez l'un de ses piédécesseurs, sans songer à faire le changement.

La Presse, en rendant compte delà réception de M. Octave Feuillet à l'Académie française (janv. 1803), la rangea par inadvi rtance sous la rubrique : Crimes et délits.

Un docte théologien du Siècle écrit :

On a détiiiit la litui'gie gallicane; on l'a remplacée par la liturgie romaine : on a forcé les Français à prier dans une^ langue qu'ils ne connaissaient pas. »

L'auteur croit que la liturgie gallicane

était écrite en français, comme celle de l'abbé Chàtel. Voilà un million de lecteurs bien renseignés !

(G. de Flotte, Be'fuis parisiennes.)

H Éphéniérides. 1'"' mai 1737 — i< Mort du diacre Paris, iirétre fameux. » (Eugène d'Auriac. ) Prêtre est bon, après diacre. — On raconte que Napoléon Landais avait dit dans son Dictionnaire : espèce de prêtre, — On lui fit comprendre sa bévue; les éditions suivantes portèrent : Diacre, — Prêtre pan'enu au diaconat. — C'est mieux que le Siècle.

— « Au règne de Louis XIV, la gloire de Racine, celle de Corneille , de Molière, de Buffon (!!!), de Bossuct , do Fénelon , de Pascal, etc.. « — (8 janvier. — Une amélioration à introduire dans renseignement classique. — Louis Jourdan.)

Introduire Buffon parmi les gloires du siècle de Louis XIV, c'est un singulier moyen d'améliorer l'enseignement classique .

— « S. A. I. M""* la duchesse de Brabant vient d'accoucher d'une princesse , hier, 22 mai. — Les premiers symptômes d'une délivrance très-prochaine s'étaient déclarés ce matin. »

(22 mai. — Moniteur du soir).

Quel phénomène que ces premiers symptômes se déclarant le lendemain de la délivrance ! (/rf.)

— Le Moniteur (août 1864) rend compte d'une représentation à FOpéra , à laquelle assistait le roi d'Espagne : « L'Opéra , ruisselant de lumières , attendait ses illustres visiteurs, qui sont arrivés à neuf heures moins qucl([U('s minutes.

En même temps que Leurs Majestés descendaient de voiture, le personnel diplomatique, en grand uniforme, montait derrière elles les marches de l'Opéra. "

Donc , le personnel diplomatique montait derrière Leurs Majestés les marches do l'Opéra, en même temps que L<'in's Majestés descendaient de 'voiture. Donc, Leurs Majestés sont descendues de voiture en haut des marches de

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La question des trichines est si palpitante; que j'ai dévoré la revue des sciences du Constitutionnel de ce matin, consa-'iée uniquement à l'étude du monstie. J';ii aipris là que c'est nu physiologiste allemand, le docte Schinkengilt, qui aurait cru découvrir le poison du jambon. Un doute m'est venu toutefois à cette révélation, et je la soumets humblement à l'illustre M"". Scliinken signifie jambon, eX gift poison. M'*** est-il bien sûr de n'avoir pas pris le Pirée pour un homme ?

(H. de la Madeleine, Chronique du Temps.)

Cela rappelle la Vénus du scnljiteur Milo, et, dans un sens inverse, les meubles de boule.

Le rédacteur scientifique d'un journal, l'un desvnlgarisateurs les plus autorisés, rendait compte d'une communication faite à l'Académie des sciences, au sujet d'un produit industriel ou pharmaceutique extrait d'un insecte bien connu , la cétoine. Le chroniqueur regrettait l'extrèaie concision de cette communication. Il aurait voulu qu'on indiquât de quelle paitie d ■ la plante il était tiié : des racines, de la tige on des feuilles.' Il avait pris un insecte ]iour un végétal, un scarabée pour une fleur.

(Vapereau , Année littéraire, 8* année.)

Un chroniqueur populaire , parlant du cœur de Voltaire remisa la Biiiliothèquc im>ériale,a écrit : « Ce cœur, illustre lertcbre. « — Ailleurs, il parle des éperons des centaures.

Ailleurs, il fait verser par un amphitryon un verre de vin de Constance, « qui date du concile ». Il n'y a qu'un malheur, c'est que la ville de Constance (Suisse) , où eut lieu le concile, est à f[uelques milliers de lieues de la ville de r.onstance (Cap de Bonne-Espérance), où se récolte le vin.

^=— Au mois de septembre 18C5, le Siècle attribuait au Psalmiste le Qucs perdvre vult Jupiter dementat. Voilà le lisabniste métamorphosé enadoiatcur de Jupiter.

Le Titeatrum mundi , de Gallucci, est nu traité d'astrologie. Lenglet-Dufresnoy, qui n'avait jamais vu ce livre, crut pouvoir eu parler d'après le titre, et le jugea de la manière suivante : « Passable pour les faits qui reganleut l'histoire \unverselle, et meilleur pour ce qui intéresse l'Europe. «

— Argelati, citant les Satire de Gioi'enale de Summaripa , imprimQes oppressa Fluvio Silese, (c.-à-d. près du fleuve Silo, à Trévise), dit que cet ouvrage fut exécuté par les presses de Fluvio Silese.

— Coëffeteau, dans sa version de Florus, a traduit Corfinium , nom de ville, par le capitaine Corfinius.

— Lebrun des Charmettes, qui a publié i vol. in-8" sur Jeanne d'Arc, dit que Gerson fit imprimer, en 1429, un écrit pour défendre la Pucelle. Et l'imprimerie n'a été découverte que di\ ans plus tard.

(L. Lalanne , Curiosités hihliographiques.)

Les deux frères de Sainte-Marthe avant rapporté quelque chose dans la layette de Champagne cotée F, le \n--r Macedo , dans sa Lusitano-Gallia , cite cela , et fait un homme d'un tiroir :

Franciscus Lavette Campanus.

( Hexaméron rustique. )

M. Jules Janin a appelé le homard :

le cardinal des mers. Il se figurait sans doute que le homard était fourni tout cuit par l'Océan.

Bévues bîbliosi^raphîques.

Prosper Marchand , dans sou Histoire de l'origine de l'imprimerie, indique de nombreux exemples de bévues bibliographiques puisés dans divers catalogues, par ex. : \es Histoires éttiiopiquesd'^cViodore, roman bien connu, rangées dans l'histoire de l'Ethiopie ; un ouvrage irréligieux de Col lins : Discourse of tlie grounds and reasons of Christian Religion , placé parmi les défenseurs de l'inspiration et de la divinité des Livres saints; des imprimeurs transformés en auteurs, des doges de Venise transformés en imprimeurs , etc.

BÉV

BEV

— Un opuscule on vers de Pierre Griu- ^i.r.ve : La citasse du cerf des cerfs (1510), est relatif aux querelles qui existaient alors entre le roi de France et le pape. L'allusion au titre de servits servorum donné au souverain pontife est très-clair; mais en 1841 un libraire de Paris rangea cet écrit parmi les livres relatifs à la cbasse.

— L'ouvrage de J . Linck, de Stellis mariais (1733), relatif aux oursins de mer, figure parmi les livies d'astronomie au catalogue Falconnet. Celui de Fr. de Roye : De mbsis dom'/iicis, eoritm officia et potestate, a été pris à plusieurs reprises pour un traité sur les Messes du dimauche. Nous avons vu un catalogue dans lequel on a rangé parmi les travaux des sociétés »avantes les M-émoires de l'Académie de Troyes, jtar GroslcY, recueil de dissertations enjouées {[u'il faut placer dans la classe des facéties.

(G. Biunet, Dictionnaire de bibliolo^ie. )

"L'Histoire des plantes ac Linoclior est indiquée, dans la Bibliofliècpie de Duverdier, sous le titre à' Histoire des planètes (1). L'histoire des Fugg««r, riches négociants d'Augshourg (Fii^f;'eroruni imaf^ines) a été prise par quelques bibliographes pour un livre sur les fougères.

— Le Morbi Gallos infestantismcdicina (1587) de G. de Minot , qui n'avait en vue que la fureur des guerres civiles, n'en a pas moins été mis, nous ne savons plus par qui, au nombre des traités sur les maladies vénériennes (qu'on appelait le mal français).

— Les notes sur Rabelais, par Jamet, qui les appelait en plaisantant ses pieds de mouche, ont été transformées , d.ins la France littéraire, en un ouvrage intitulé : les Pieds de mouche, ou les Noces de Rabelais.

— La Sauce au verjus, pamphlet adressé par Lisola à M. de Verjus, ambassadeur français, a été mis au nombre des livres

• (i) C'est prtit-r'trc simpli'itient une co'Hiilli V. à l'arliilf Faute! Iy;>ng;ra/ili(riuci.

mat. d'anlcdoths. — t- '

sur la cuisine dans le catalogue de la bibliothèque de Filheul.

— Guarini , à cause de son Pastor fi-do , a Cité ]>lacé par un moine parmi les écrivains ecclésiastiques.

[L. Lalanne, Curiosités bibliographiques (1)].

J'ai vu moi-même les Opéras de Cicéion emegistiés sur un catalogue par un bibli()grapl>e amateur, qui ne savait pas le Intin, et qui avait pris trop à la lettre le titre de ses œuvres : Opéra Ciceronis.

Bévue malencontreuse.

Un jour de séance publique à l'Académie française, un étranger, dit-nu , la vovant présidée par Anger, et sachant ([n'il était au faîte des honneurs acadénii(jues, fut tout honteux d'ignorer jus- (|u";i son nom, et courut chez un libraire lui demander ses ouvrages. Le libraiie publiait alors une édition de Molière, où Auger avait mis des notes , et il profita de l'occasion d'en placer un exemplaire. Avant de rendre visite à l'académicien, l'étranger dévore les volumes, puis il court chez Anger, et s'éciie .

K Ah! Monsitur, quels oiiviages!

comme vous avez surpris la nafuie sur le fait ! comme vos personnages sont vrais ! que de talent , d'esprit, de génie même, et que je suis heureux de voir ini homme tel que vous ! Je veux vous en témoigner ma joie et ma Teconnaissance pai' un petit conseil : c'est celin" de faire disparaître les stupidcs notes qu'a mises à vos chefs-d'œuvre un Monsieur qui ne vous comprend seulement pas (2). »

(M'"^ Ancelot, Un salon de Paris.)

(i) On pourrait multiplier à l'infini ces exemples : nous nous arrêtons là, parce que ce ne sont pas , a proprement parler, des anecdotes. On en trouvera d'autres dans les ouvrages cites (le MM. G. Brunet <-t Lalanne. V. aussi le Dictiontiniiede ta Conversât., art. Bernes.

(?) Si nous ne nous trompons, c'est dans le Mirnir que cette anecdote , plus piquante que vraisemblable, parut pour la première fuis. I..1 Hio^rap/iie des quarante (1826) la rapporte aussi, en spcciOant davantapi' ; suivant elle, cet itranper était un Russe, et il'e va même jusqii'.'i .Innner le texte de la lettre fpr.llr lui fait 1 1 rire .1 \ii^< r ; mais il est trop évident que c'est là un jiu d'esprit.

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