‹ Dictionnaire encyclopédique d'anecdotes modernes, anciennes, franaises et étrangèresChapitre 44 sur 156 · BRI · texte numérisé non relu

BRI

nerait une somme d'argent considérable a celui qui apporterait la tête d'un esclave fugitif, nommé Diimacus, homme couragi'ux, qui marchait à la tête des autres esclaves comme le roi de leur armée , et faisait des excursions désastreuses dans h's campagnes, ou qui l'amènerait prisonnier. .\lors Drimacus, devenu vieux , appela séparément un jeune homme qu'il I aimait, et lui dit :

» Je n'ai aimé personne autant que toi ; I lu es mon confident et moufils. Jeseiisque j'ai assez vécu ; tu esjeuiie, à la fleur de ton âge. Que nous reste-t-il donc à faire a présent.' La ville deChio vient d'offrir beaucoup d'argent et la liberté à celui qui me tuera ; ainsi il faut que tu me tranches la tète, et que tu la portes àX'.hio pour y recevoir la somme promise, et vivre ensuite heureux. »

Le jeune homme se refusa d'abord à cette action; mais Drimacus vint à bout de le persuader. 11 lui tranche doncla télé, va recevoir l'argent, et se retire ensuite dans sa patrie, après l'avoir enseveli.

(Athénée.)

Brig'aiidag:e {\ostalgiedu).

Un habitant d'Athènes, un Français, me racontait qu'un jour son domestique l'aborda d'un air timide en roulant sou bonnet entre ses mains : « Tu as quelque chose à me demander.'— Oui, Effeiidi mais je n'ose. — Ose toujours. — Effeiidi, je voudrais aller un mois dans lu moiitagiie. — Dans la montagne! Et pourquoi faire.» — Pour me dégourdir, sauf votre respect, Effendi. Je me rouillé '<;••. y^us êtes dans Athènes un tas de civilisés (je ne le dis pas pour vous offenser), et j'ai peur de m'abrutir au milieu de vous. .- Le maître , touché de ces bonnes raisons, permit à son valet un mois de chasse à l'homme. Il revint à l'expiration de son congé, et ne déroba pas une épingle dans la maison.

(About, Grèce contemporaine. )

Brig^and courtois.

Arioste fut nommé gouverneur de la Garsagiian, province de l'Apennin. Le pays était infesté par des bandits et des contrebandiers. La résidence du gouverneur était un château fortifié, où l'on «tait à l'abri de toute insulte. Arioste,

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