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— Monsieur, vous offrirai-je du bœuf?
— Voulez-vous du Ijœuf ? — Et enfin :
— Bœuf, tout court, » à ceux ([ue ne recommandait ni le moindre ruban ni le plus petit ')out de galon.
Clémence insuffisante.
Quand on vint annoncer au chancelier Morus que le roi , par un effet de sa clémence , avait modéré l'arrêt de mort rendu contre lui , à la peine d'être seulement décapilé : « Je prie Dieu, dit-il, de préserver mes amis d'une semblable clémeuce. » [Improt: franc.)
Clémence politique.
Quelques sénateurs ambitieux avaient conspiré contre remjiereur Antonin. Il ne put dérober leur chef à la vengeance du sénat, qui le proscrivit; mais il arrêta toutes recherches contre ses complices.
» Je ne veux point, dit-il , commencer mon règne par des actes de rigueur, » et il ajouta : « Ce ne serait point une chose qui put me faire honneur ou plaisir, s'il se trouvait, par les informations , que je fusse haï d'un grand nombre de mes concitoyens. »
Classiques et romantiques.
On demandait un jour à Royer-Collard :
<> Quelle différence y a-t-il entre les classiques et les romantiques ? — C'est, répondit-il, que \e% classiques ont fait leurs classes, et que les romantiques ont besoin de les faire. »
Cloches.
Monsieur aimait si fort le son des cloches qu'il venait exprès à Paris, passer la nuit de la Toussaint, car toutes les cloches sonnent pendant cette nuit. 11 n'aimait aucune autre musique. Il en riait lui-même, mais il convenait que cette son nerie lui faisait un plaisir extrême.
(M'"'' la duchesse d'Orléans, Correspondance.)
Le son des cloches [)roduisait sui' Bonaparte un effet singulier, que je n'ai pu m'ex|)liquer : il l'entendait avec délices. Lors((ue nous étions à la Malmaison el que nous nous promenions dans l'allée qui
conduit à la plaine de Ruel , combien de fois le son de la cloche de ce village u'at-il pas interrompu nos conversations les plus sérieuses ! il s'arrêtait pour ([ue h; mouvement de nos pas ne lui fit rien perdre d'un retentissement qui le charmait. Il se fâchait presque contre moi de ce que je n'éprouvais pas les mêmes impressions que lui ; l'action produite sur ses sens était si forte qu'il avait la voix émue quand il me disait : « Cela me rappelle les premières années que j'ai passées à Biienne : j'étais heureux alors! » Puis la cloche se taisait , et il reprenait le cours de ses rêveries gigantesques.
( Bournennc, Mémoires. )
Cloche parlante*
Vers la fin de 1792, à huit heures du soir, une mère passait avec sa petite fille dans la rue Saint-Hoiioré, devant le lieu où la société révolutionnaire tenait ses séances.- « Mais, maman, dit l'enfant, qu'est-ce donc que cette cloche qui fait gredin, gredin, gredin? — Ma fille, reprend la mère, c'est l'appel nominal. »
{Aneries révolutionnaires.)
Clystère.
La dernière dauphine (la duchesse de bourgogne ) était horriblement sale : quelquefois elle s'est fait donner un clystèredans le cabinet du roi , où il y avait beaucoup de monde; elle se tenait debout devant le feu , derrière uu petit écran , et la femme qui le lui donnait se tenait à genoux, apiès s'être avancée sur les pieds et les mains. Cela passait pour une gentillesse.
(M'ne la duchesse d'Orléans, Carres-^ pondance.)
Cocher aristocratique.
Une bourgeoise enrichie , dont l'hôtel est voisin de celui de la princesse de Z..., guignait soncocher,un parfait gentleman, qui eût bien relevé ses équipages. Justement, elle apprend que des difficultés se sont élevées entre la princesse et l'automédon.
Madame X... le fait venir, lui propose d'entrer à sou service. Villiam accepte, comme si madame X... devenait son obligée. Mais arrive la question des gages :
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