‹ Dictionnaire encyclopédique d'anecdotes modernes, anciennes, franaises et étrangèresChapitre 57 sur 156 · GON · texte numérisé non relu

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ua degré dérobé qu'il connaissait, et le premier ol)jet qui se présente à sa vue fut la tète de M'"^ deMoutbazon, qu'où avait coupée pour la pouvoir mettre dans un cercueil de plomb qui se trouva trop court. Cela fit une impression si vive sur lui qu'il renonça au monde pour entrer àlaTiappe.

(Saint-Éviemoud, Conversation du maréchal d^ Hocquincourt .)

Convertisseur eouTerti.

Perrault dit, dans ses Hommes illustres, que le père de Molière, tâché du parti que son fils avait pris d'aller dans les j)rovinces jouer la comédie, le fit solliciter inutilement par tout ce qu'il avait d'amis de quitter cette pensée. Enfin, il lui envoya le maître chez qui il l'avait mis eu [)ension pendant les premières aimées de ses études, espérant qu'il pourrait le ramener à son de\ oir ; mais bien loin que ce bonhomme lui persuadât de quitter la profession , le jeune Molière lui persuada de l'embrasser lui-même, et d'être le docteur de leur comédie ; lui ayant représenté que le peu de latin qu'il savait le rendrait capable d'en faire le personnage , et que la vie qu'ils mèneraient serait bien plus agréable que celle d'un homme qui tient des pensionnaires.

(Cousin d'A vallon, Molierana.)

M. Des|)réaux rencontrant un jour Chapelle au Palais, lui parla à cœur ouvert de son principal défaut : a Hé quoi ! lui dit-il, ne reviendrez-vous point de cette fatigante crapule qui vous tuera à la fin ? Encore, si c'était toujours avec les mêmes personnes, vous pourriez espérer de la bonté de votre tempéra mment de tenir bon aussi longtemps qu'eux ; mais quand une troupe s'est outrée avec vous, elle s'écarte : les uns vont à l'armée , les autres à la campagne , où ils se reposent ; et pendant ce temps-là une antre compagnie les relève; de manière que vous êtes nuit et jour à l'atelier? Vos amis ne vous ont plus d'oUigation quand vous leur donnez de votre temps pour se réjouir avec vous, puisque vous prenez le plaisir avec le premier venu qui vous le propose , comme avec le meilleur de vos amis. Je pourrais vous dire encore que

la religion, votre réputation même, devraient vous arrêter, et vous faire faire de sérieuses réflexions sur votre dérangement. — Ah ! voilà qui est fait, mon cher ami, je vais entièrement me mettre en règle, lépondit Chapelle, la larme à l'a-il, tant il était touché; je suis charmé de vos raisons, elles sont excellentes , et je me fais un plaisir de les entendre. Mais, dit-il , je vous écouterai plus cou:modémeut dans le cabaret qui est ici proche; entrons-y, mon cher ami, et me faites bien entendre raison, car je veux revenir de tout cela. » M. Despréaux, qui croyait élre au moment de convertir Chapelle, le suit, et, en buvant un coup de bon vin , lui étale une seconde fois sa rhéiorifpie ; mais le vin venait toujours, de juanière que ces messieurs, l'un en prêchant et l'autre en écoulant , s'enivrèrent si bien qu'il fallut les reporter chez eux. (Grimarest, T'ie de Molière.)

Convictions [Fidélité aux),

Milton, après le rétablissement de Charles II, était dans le cas de reprendre une place très-lucrative qu'il avait perdue ; sa femme l'y exhortait ; il lui répondit : « Vous êtes femme, et vous voulez avoir un carrosse; moi, je veux vivre et mourir en honnête homme. »

(Chamfort.)

Convive altéré.

Un jour que Chapelle dînait en nomlireuse compagnie avec M. le marquis de M"', dont le page, pour tout domestique, servait à boire, il souffrait de n'en point avoir aussi souvent que l'on avait accoutumé de lui en donner ailleurs ; la patience lui échappa à la fin. « Eh ! je vous prie, marquis, dit-il à M. de M*", donnez-nous la monnaie de votre page. » (Grimarest, Fie de Molière.)

Convive en retard.

Quand le cardinal Fesch , qui vivait très-retiré dans son hôtel du Mont-Blanc, avait des invitations à faire pour ses dîners d'apparat, il ouvrait V Almanach impérial, et choisissait à peu près au hasard dans le sénat , le corps législatif et le conseil d'État , la magistrature et le haut deigé.

Quarante personnes avaient été invitées

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pour l'uu de ces dîners, et trente-neuf ronvives étaient réunis dans les salons du cardinal. Il élait sept heures et demie, et l'on ne se mettait point encore à table. Le cardinal paraissait inquiet, La faim allongeait toutes les figures.

« Nous attendez encore quelqu'un, monseigneur.' » se hasarde à dire l'un des con\ives.

<i Oui , j'attends un respectable sénateur. »

Une demi-heure s'écoule... le même convive revient au cardinal.

— « Monseigneur, le respectable sénateur est peut-être malade?

— Oh non ! il me l'aurait fait dire. » Une nouvelle demi-heure se passe.

« Mais, monseigneur, quel est donc ce respectable sénateur ?

— Ces! M. le comte de Laville-Lcrnia.

— Mais, mouseigneur, il est mort depuis un an ! >>

(Le comte Real, Indiscrétions.)

ConTulsionnaires (Les).

Pendant la semaine sainte, les principaux personnages de la secte des convulsionnaires ont fait voir, dans une maison particulière, à nombre de personnes attirées par le fanatisme ou la curiosité , une fille qui s'exposait aux épreuves les plus cruelles en apparence, pour le soutien de son parti : on commençait à lui frapper la poitrine avec une grosse bûche , on lui traversait le corps d'une épée, on la jetait dans le fou, et l'on finissait par ]acl^lcifier en lui perçant les pieds et les mains avec de gros clous. Tout ce que l'on raconte d'Apollonius de Thyane, tout ce que Pelis de Lacroix rapporte des sectateurs de Sabato-Feri, dans ses 3Iéinoires ?Hr«, n'approchcpas, dit-on , des jiiélendues merveilles opérées par ces charlatans. Le commissaire de Rochebrune et l'exempt Émeri, qui ont assisté incognito à ces exercices de souplesse, en ont terminé lareprésentaiion le vendredi saint, par un ordre du lieutenant de police, qui enjoignait de conduire tous les acteurs en prison, ce qui a été exécuté sur-le-champ. Ces horreurs commençaient à faire impression sur les esprits faibles; mais ce qui doit étonner davantage , c'est que des gens éclairés en aient été les dupes eux-mêmes. M. de la Touche, ex-jésuite, auteur de la tragé-

die à'ipitigénie en Tauride, n'est mort, à ce qu'on assure, que d'un saisissement occasionné par cet affreux spectacle ; si cela est, on a bien fait, pour l'honneur de sa mémoire, d'attribuer sa mort à une fluxion de i)oitrine.

(Favart, Mémoires, ITGi.)

M. Hérault était lieutenant de police, lorsqu'un homme arriva devant lui, et là, sanglotant, se frappant la poitrine, il s'accusa d'être en train de tuer le roi. '( Comment 1 de tuer le roi, misérable? et de quelle façon, s'il vous plait. Emploiet-on le poison, le fer? — Non, monseigneur, le miracle vient de plus haut ; c'est le bienheureux saint Paris qui se charge de l'affaire. Voici de quelle façon : Nous, nos frères et nos sœurs, après des délibérations mûres , nous sommes tombés d'accord que la France ne sera florissante, pacifiée, riche et respectée, qu'après l'abolition de la constitution Unigenitus, et le retrait des cent une propositions extraites de Jansénius. Or, pour arriver à un tel résultat, il convient d'appeler au trône le puissant , le fort, le second Cyrus, le deuxième Alexandre, le parangon des piinces', l'élu des monarques , en un mot, monseigneur le duc d'Orléans , — si chaste, qu'il va en ville sans culotte ; si habile, qu'il a démoli la mort. Mais comme, d'un autre côté, le trône est occupé par le fils de la bête, on a prié le bienheureux Paris de nous débarrasser de celui-ci ; on a fait une figure de cire de la hauteur naturelle de ce Nemrod de Louis XV ; on l'a fichée , toute droite, dans un vaste tonneau, bien enfoncé en terre, et chaque jour, ceux de nos frères et consœurs en état de grâce , s'en vont lâcher leur eau dans le baquet, qu'on remue soigneusement avec l'os de l'avantbras gauche du très-saint diacie. 11 est passé en article de foi, en vertu des révélations faites à la consœur Françoise, que lorsque ce liquide humain aura dépassé la tète de laj poupée, celle-ci, privée d'air, disparaîtra , et le prétendu roi Louis XV, en même temps , suffoqué par ses vices, expirera. Je suis du nombre de ceux dont l'urine bénite est emplovée à cette grande œuvre ; mais comme on m'a fait un passe-droit, en ne me fustigeant que le cinquième à la fête générale du saint excrément, au lieu de me fouetter

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le tiùisiiuie, selon mon rang d'ancienneté, j'ai dit raca à mes frères, à nos consœurs, et suis venu vous conter l'af* l'aire. »

Le brave homme défila ceci du ton le plus net; il déiaisonuait le plus gravement du monde.

Quoique le lieutenant général de police reconnût avoir à converser avec nn sut, le nom sacré du roi, mêlé dans cette |>uante extravagance, lui fit accueillir sérieusement un fait dont il aurait dû rire. D'abord il voulait savoir ce que c'était que le saint excrément. Le convulsionnaire apostat lui conta qu'un Suisse, étant constipé depuis huit jours, et ayant fait une neuvaine au tombeau du bienheureux diacre Paris, au cimetière de saint Médard, n'avait pas plutôt reçu du ciel l'heureuse inspiration de poser à nu son postérieur sur la pierre tombale de l'auguste confesseur, qu'aussitôt celle-ci avait été couverte d'une déjection tellement abondante que chacun avait reconnu là visiblement le doigt du saint-diacre. En conséquence, l'excrément sacré, recueilli dans une urne de vermeil, était exposé pendant les bons jours à la vénération des fidèles ; ceux (|ui le flairaient avec componction et toi en éprouvaient de grandes consolations dans leurs épreuves physiques et morales.

Cet excès de stupidité ne ponvant être conçu par M. Hérault, il envoya des émissaires, qui, grâces aux mots de passe qu'on Itur livra, furent admis à l'adoration du saint excrément, et à l'immersion humaine de la statue du roi. Celleci fut enlevée, brisée, détruite, et on mit à la Bastille plusieurs des insensés ayant trempé dans cette conspiialiou nauséabonde.

(Peuchct, jérclùves de la police.)

Coquetterie.

Madame la vicomtesse de Laval, fille de M. de Boulogne, fit demander une iuidience particulière à M. le président de Saiut-Fargeau. On connaît la gravité de ce magistrat, auquel elle s'annonça en le prévenant qu'elle attendait de lui la grâce qui importait le plus au bonheur de sa vie. « Madame vous me trouverez toujours disposé — Promettezmoi, monsieur, que vous ne me refuserez pas. — Je suis persnndé, niadnme, f|ue

blCr. t)'A.NECD0Ti:S. — T. 1.

vous ne me demanderez rien que de juste. Au reste, vous connaissez les devoirs de mon état, ce qu'exige l'équité ; vous devez d'apiès cela, madame, savoir, en rendant justice à mes dispositions pour vous obliger, ce que je puis accorder ou ce (ju'il m'est piescrit de vous refuser. — Vous pouvez, monsieur, sans vous compromettre, me mettre au comble de la joie , au faîte du bonheur. Mais , madame , de quoi s'agit-il .' — Je ne parlerai pas que vous ne m'ayez donné votre parole... « Au bout d'un quart d'heure de sollicitation, moitié fatigue, moitié complaisance, le grave président promit, et le mot lâché, s^ reprochait sa faiblesse, « Monsieur, lui dit la vicomtesse, j'ai vu plusieurs ajustements délicieux qui vont embellir la fête de la cour lundi prochain, m Jugez de l'effet que ce début causa sur l'esprit du magistrat; s'il le mit à l'aise, en l'assurant que son état ne pouvait être compromis par la parole ipii lui avait été arrachée, il dut le surprendre et alarmer un peu sa dignité.

La petite maîtresse continue : « Monsieur, je veux me distinguer à cette fête, et que ma parure emporte la palme; j'ai eu l'idée d'une garniture en plumes de perroquet ; j'ai mis à contribution tous les perroquets de mes amis; vous m'avez promis de ne pas me refuser : j'exige six plumes du vôtre, il est de la couleur qu'il me faut. Ah! madame, que ne parliez-vous plus tôt.? dit le président eu faisant un gros soupir; mais cette pauvre

bête! Au reste, je dois vous prévenir,

madame, que ceci ne dépend pas de moi ; ; voyez madame la présidente. >» La scène' fut un peu moins plaisante vis-à-vis de madame de Saiut-Fargeau : on pleura même avant que de laisser arracher les plumes ; mais enfin, madame de Laval les obtint et brilla à la cour avec ce rare ajustement qui fit un effet admirable.

(Métra, Correspondance secrète, 1775.

Unelady, encore assez jeune, mais trèsbelle, se regardant avec complaisance devant un miroir, disait à sa fille : « Que donneriez- vous ma fille pour a^oir ma beauté ? Maman, lui répondit la jeune persoiHic, ce (pte vous donneriez pour n'avoir <iue mon âge. »

[Omniana.)

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Molière laissait une fille qui fut spirituelle tt jolie, trop jolie peut-être au gré de sa mère, qui n'était pas restée veuve, mais qui était restée coquette. Une fille qui graudissait faisait date : on la mit au couvent ; elle eut le mauvais goût de ne j)oint prendi'e le voile. Force fut de la ramener au logis. « Quel âge as-tu? lui disait un jour Chapelle , l'ancien ami de sou père. — Quinze ans et demi bieniôt; mais , ajoula-t-elle eu souriant , ne l'ap- ])renez pas à ma mère ! » Molière n'eut pas désavoué ce mot-là (1).

(Barrière, Mémoires sur le XVI II* siècle, Introduction du t. VI.)

Coquetterie de petit-maître*

L'abbé d'Entragues était un grand homme très-bien fait, d'une pâleur singulière, qu'il entretenait exprés à force de saignées, qu'il appelait sa friandise ; ilormait les bras attachés en haut pour avoir de plus belles mains; et, quoique vêtu en abbé, il était mis si singulièrement qu'il se faisait regarder avec surprise, Ses débauches le firent exiler plus d'une fois. L'étant à Caeu , il y vint des grands jours (2), parmi lesquels était Pelletier de Soucy, père de des Forts, qui a été ministre et contrôleur général des finances. Pelletier, qui avait connu l'abbé d'Entragues, quoique assez médiocrement, crut qu'arrivant au lieu de son exil , il était honnête de l'aller voir. 11 y fut donc sur le midi ; il trouva une chambre fort propre, un lit de même, ouvert de tons côtés, une personne dedans à son séant, galamment mise, qui travaillait en tapisserie, coiffée en coiffure de nuit de femme, avec une cornette à dentelle , force fontanges, de la parure, une écbelle de rubans à son corset , un manteau de lit volant et des mouches. A cet aspect Pelletier recula, se crut chez une femme de peu de vertu, fit des excuses, et voulut gagner la porte, dont il n'était pas éloigné. Cette personne l'appela, le pria de s'apj)iocher, se nomma, su mit à riie : c'était l'abbé d'Entragues, qui se couchait très-ordinairementdans cet accoutrement.

(.) V. Jg..

(>.) C'est-à-dire des commissaires chargés par II' mi de tenir des assises extraordinaires pour punir les <rimes ((ue n'avait pu atteindre la justice urdioaire.

mais toujours en cornettes de femme plus ou moins ajustées (1).

(Saint-Simon, Mémoires.)

Coquetterie d'un archevêque.

M. de La Mennais, dans l'écrit intitulé Affaires de Rome , racontant le voyage (pi'il y fit en 1832, a dépeint en quel- (pies traits satiriques, et plus fins qu'on ne l'attendrait d'une plume si énergique, le caractère du cardinal de Rohan , qui s'y trouvait alors : « Extrêmement frêle de complexion et d'une délicatesse féminine, dit M. de La Mennais, jamais il n'atteignit l'âge viril : la nature l'avait destiné à vieillinlansune longue enfance; il en avait la fr.iblesse, les goûts, les petites vanités, l'innocence; aussi lesRomainsl'avaient-ils surnommé // bambine.

Un homme tel que celui-là est toujours conduit par d'autres qui ne le valent pas... » Tous ceux qui ont connu, ou même qui n'ont fait qu'entrevoir le cardinal de Rohan, savent à quel point ces quelques traits sont fidèles. C'est un exemple que j'aime à prendre, parce que c'est, comme l'a remarqué M. de La Mennais, un exemple innocent, et où il ne se mêle à la coquetterie aucunes mauvaises mœurs. Une riche dentelle qu'il revêtait avec grâce était pour lui un sujet de satisfaction et de triomphe. Il l'essayait longtemps devant son miroir, et il avait la faiblesse de s'en souvenir jusqu'en montant les degrés de l'autel. Je le vois encore à Besançon, au début d'une cérémonie pontificale , dans toute sa splendeur d'ornements et presque d'atours, lançant au passage une reillade riante et coquette, parce qu'on lui avait dit que quelques personnes , arrivées de Paris la veille, y assistaient.

(Sainte-Beuve, Causeries du lundi.)

(i) On sait que le fameux abbé de Clioisy aimait beaucoup, dans sa jeunesse, à s'habiller en femme, en se parant de bijoux et en déployant le plus grand luxe de toilette. Il se faisait nommer par ses laquais M™' de Ganzi. Un peu plus tard, il alla s'installer dans un château du Berry sous le nom de la comtesse des Barres. Philippe d'Orléans, frère de Louis XIV, partageait le goût de son ami le duc de Choisy pour les mouches, les pierreries, les cornettes, les pendants d'oreilles et tous les attirails de la coquetterie féminine. Nous ne parlons pas du clievalier ou de la chevalière d'Éon, personnage en partie double qui intrigua le siècle suivant, et dont l'histoire se r.ipporlerait plulol au chapitre des aventuriers ou à celui des hermaphrodites.

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