‹ Dictionnaire encyclopédique d'anecdotes modernes, anciennes, franaises et étrangèresChapitre 82 sur 156 · ÉCR · texte numérisé non relu

ÉCR

la lunp, parce que l'image de la lune disparut dans l'eau où l'àlie buvait, à l'instant que l'cclipse eut lieu.

{Dicl. de Trévoux.)

Christophe Colomb avait fait une descente à la Jamaïque, dans l'intention de former un établissement. Les insulaires s'y opposent de tout leur pouvoir; ils refusent des vivres. On toucbaitau moment d'une éclipse de lune. Colomb fait avertir le peuple de l'île qu'il a quelque chose d'important à lui communiquer. Il arrive : 'c Peuple, lui dit-il, tu vas être puni de ta résistance et de ta dureté. Le Dieu des Espagnols va te frapper de ses plus terribles coups. Dès ce soir, tu veiras la lune rougir, s'obscurcir et te retirer sa lumière. Tel sera le prélude de tes malheurs. ■» Quelques heures après, l'éclip-e commence; la désolation est extrême parmi les sauvages; ils se prosternent aux pieds du chef, demandent grâce, protestent de leur repentir et promettent toul. Colomb, quand il en est temps, déclare que le ciel est apaisé , que la nature va reprendre son cours , et la lune sa lumière. La chose arrive comme il l'a prédite, et ))ient6t les vivres alfluent. (Raynal.)

Économie (Esprit d') (1 ) .

Le Rouvray était écuyer du maréchal d'Estrées; c'était un vieux débauché.

D'une piqûre d'épingle on lui faisait venir un ulcère. Une fois , pour ne pas perdre une médecine qu'il avait piéparée pour un cheval de carrosse qui n'en eut pas brsoiu, il la j)rit, et en pensa crever. (Tallemant des Réaux.)

Dans notre religion (la religion protestante), il ne coûte quasi rien à mourir ; ce fut la raison pourquoi le lieutenant criminel T^rdieu laissa mourir sa belle-mère huguenote.

M. Lebrun, le traducteur d'Homère, est fort économe; depuis (|u'i! est grand dignitaire , il se voit constament obligé

d'être en tenue de cérémonie , et dans cette tenue il faut absolument la culotte courte et les bas de soie blancs. M. Lebrun remaïqua avec peine, au bout de quelque temps, que les bords de ses souliers laissant une trace noire sur ses bas, il f-e voyait obligé chaque jour de changer ceux-ci, sans qu'ils fussent du reste hors d'état de service. L'extrême économie du prince lui fit envisager cette nécessité de changer de bas quotidiennement comme une dépense inutile, et il se promit bien de chercher un moyen de les supprimer.

L'n jour que , fatigue de ses travaux législatifs et littéraires, il laissait vaguer ses pensées, il fut tout à coup frappé par une idée lumineuse. Il sonne, et un domestique reçoit l'ordre d'aller chercher son cordonnier. Celui-ci arrivé , le prince se fit prendre mesure : 1° poui' une paire de soulic s très-décolletée et à quartier très-bas; 2° pour une paire dont les quartiers étaient plus élevés; 3° pour une autre paire emboîtant totalement le pied et couvert de larges boucles. Au moyen de ces trois degrés, le prince, cachant successivement les raies noires qui le désespéraient, parvint à ne salir que deux paires de bas par semaine.

{Chronique indiscrète du XI X' siècle.)

Économie domestique.

Quan 1 Rosambeau, acteur de l'Odéon, n'avait pas de quoi donner à sou|)er a ses enfants , voici que! procédé il emplovait pour les décider à se coucher sans manger ;

« Ceux qui voudront ne pas souper ce soir aui ont un sou, « leur disait-il.

Tous acceptaient. Mais, le lendeittain matin, ils avaient une faim canine. Leur père, alors, s'éciiait :

n Que ceux qui veulent déjeuner donnent un sou. »

Il rentrait ainsi dans ses déboursés et avait économisé un repas.

Écouler {Art d').

Quelqu'un disait : Quand ce qu'on me dit ne me plaît pas, j'écoute laconiquement. (De Montfort.)

Écriture illisible.

L'écriture de Napoléon se composait

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