‹ Dictionnaire encyclopédique d'anecdotes modernes, anciennes, franaises et étrangèresChapitre 86 sur 156 · ELO · texte numérisé non relu

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plus plats, les plus lourds rpie de ccitaiiifs gens lui prodiguaient. Un homme lui ayant dit un jour : « Je voudrais vous louer, mais il me faudrait la finesse de votre esprit. — N'importe, lui répondit M. de Fontenelle, louez toujours. »

( Grimm , Correspondance. ^

Élog^e académique.

L'abbé Maiiry , tâchant de faire conter à l'abbé de Beaumont, vieux et paralyti- (pio, les détails de sa jeunesse et de sa V\c : « L'abbé, lui dit celui-ci , vous me prenez mesure ! » indiquant qu'il cherchait des matériaux pour son éloge à l'Académie.

Élog^e bizarre.

Le cardinal de la Roche -Aymon, malade de la maladie dont il mourut, se f onfessa à je ne sais quel prêtre, sur lequel ou lui demanda sa façon de penser. « J'en suis très-content, dit-il, il parle de l'enfer comme un ange. >■

[Id.)

Élog^e compromettant.

Anlisthène s'entendait louer un jour par de méchantes gens. « J'ai peur, ditil, d'avoir fait quelque mauvaise action. » (Diogène de Laërte.)

Phocion , un jour que son avis fut approuvé par lesAthéniens, se tournant vers un de ses amis, lui demanda « s'il n'avait pas dit une extravagance. >>

( Sa'tnt-Eiii'.rnonhuKi. )

Éloge de soi-même.

Le cardinal de Richelieu, dans 1 épîtrc préliminaire d'un livre qu'on lui décliait, raya héros pour mettre demi-dieu. Il aurait bien pu se donner la divinité tout entière : l'auteurdu livre n'eut pas refusé de souscrire à cette correction.

( Tallemant des Réaux.)

Ëlosre ineréiiieiix

Quchiuos personnes f;ii>;iient malignenunt courir le bruit (pie la tragédie d\4l- ~(rt n'elait pas de Vollaire. ■• Je le sou-

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haiterais de tout mon cœur, dit un officier. — Et pourquoi? lui demanda-t-on.

— C'est, ]épondit-il , que nous aurions un bon poète de plus. ■»

( L'Esprit des ^na. )

éloquence {Pouvoir de /').

Dans Athènes un Grec, qui avait battu Pcricles, appelait celui-ci son vainqueur. " Comment donc I disait-on à ce général , mais vous avez battu Périclès diiix fois.

— C'est vrai , dit-il, je me bats mieux que mon vainqueur, mais il jiarle mieux que moi. »

Tacite lisait à quelques amis une de ces pages vengeresses, le plus cruel supplice des tyrans. Tout à coup de ce cercle d'amis, un homme se détache et, se mettant à genoux devant l'historien , il le conjure de ne pas aller plus loin. Tous ceux qui n'avaient pas rougi de faire ce qu'ils entendaient, — la réflexion est de Pline le jeune, — rougissaient d'entendre ce qu'ils avaient fait.

(J. Janin , la Poésie et l'Eloquence à Honte.)

Éloquence {Efftt de /').

Un jour que Henri IV se trouva beaucoup de cheveux blancs : « En vérité, dit-il, ce sont les harangues que l'on m'a faites depuis mon avènement à la couronne qui m'ont fait blanchir comme vous voyez. »

Un avocat qui plaidait pour l'état d'un garçon en bas-âge, le fil trouver à l'audience. Dans la péroraison de son plaidoyer, qui fut assez touchant, il s'aperçut que toute l'assemblée était émue, et pour déterminer plus sûrement les larmes, il prit entre ses bras l'enfant, qui se mit à pleurer et à crier de son mieux. Tout l'auditoire, vivement louché, s'intéressait au sort tie cette victime. Mais l'avocat adverse s'avisa de demander à l'eufant ce qu'il avait à pleurer si fort : <i II me pince, » repartit le petit innocent.

(Correspondance secrète.)

Embonpoint.

Louis-Victor de Rochechouart, duc de Morteniart et de Vivonne , d'abord gé-

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