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lieux mains. Toute la salle suivit son «■xem|)le. A la fiti de l'acte, le major Macartuey \int, de la part du vice-roi, inviter M. Saint-Léger (c'était le nom de l'indiscret) à faire des excuses au public, ce qu'il fit sur-le-champ. Celte aventure contribua, ce me semble, à une réforme que désirait de|)uis longtemps M. Shéridan : il fut fait un règlement en conséquence duquel personne désormais ne devait être admis dans les coulisses.
(Mistress Bellamy, Mémoires.)
Adresse de lettre.
La réputation de Boërliaave était si étendue, qu'un mandarin lui ayant écrit de la Chine, avec cette seule adresse : « A l'illustre Boërhaave, médecin en Europe, » la lettre lui parvint. ( Dict. Itist.)
M. Victor Hugo reçut un jour une lettre qui portait pour uuiipie suscription : ^u plus grand poète de l'époque. L'auteur des Feuilles d'automne, sans l'ouvrir, l'adressa rue de l'Université, à M. de Lamartine, qui la renvoya lui-même Place Royale. On ne sait au juste qui des deux illustres se décida à l'ouvrir le premier.
Adultère.
L'adultère était inconnu chez les premiers Spartiates. On cite à ce projios le mot d'un certain Giradas, à qui uu étranger demandait quel était le châtiment des adultères dans son pays : « 11 n'y a point d'adultères chez uous, répondit-il. — Mais s'il y en avait.!» — Eh bien, il serait condamné à payer un taureau assez grand pour pouvoir, en allongeant le cou, boiie du Taygète dans l'Eurotas. — Comment pourrait-il y avoir un taureau jiareil? fit l'autre étonné. — Mais comment pourrait-il y avoir nu adultèie à Sparte? » dit Giradas eu liant.
(Plutar(|ue, lie de Lvcurgue. )
En Languedoc, dans le treizième, le quatorzième et le ([uinzième siècle, lorsijne quelqu'un , homme ou femme, était surpris en adultère, on le condamnait à courir tout nu, à l'heure de midi, d'un bout de la ville à l'autre.
(Saint-Foix, Essais sur Paris.)
Adultère par ambition.
Catherine 11, n'étant encore que grande-duchesse de Russie, ne pouvait avoir d'enfant de sou mari, j)etit-fils de Pierre le Grand. Les circonstances rendaient dangereux le manque d'héritier de l'empire. Le chancelier Bestuchef vint un jour trouver Catherine et lui dit : « Madame, il faut à l'empire un héritier de façon ou d'autre. » La princesse fut révoltée d'un discours semblable, qui lui semblait menacer son autorité; mais le chancelier ajouta que c'était l'unique moyen de consolider sa puissance, qu'il s'agissait seulement d'avoir un fils. La grande-duchesse, se calmant alors, répondit avec dignité : " Puisqu'il faut absolument un successeur à l'empire, euvoyez-moi ce soir Soltikoff » (un officier de ses gardes). Cet adultère, ainsi calculé par l'ambition, donna le jour à lai grandduc.
( Clioix d'anecdotes. )
Affaires.
M. de Montrond menait grand train, dépensait beaucoup et avait souvent d'impérieux besoins d'argent. Un jour, il s'adresse au baron James de Rothschild , qui réconduit par cette réponse connue :
— Croyez-moi, je regrette beaucoup de ne pouvoir faire ce que vous me demandez, mais ma maison s'est interdit expressément tous les prêts de cette nature...
— Elle est si riche !
— Je ne dis pas le contraire , monsieur le comte, mais l'argent qu'elle a appartient exclusivement aux affaires...
— Les affaires ! les affaires ! monsieur le baron, je sais ce que c'est et je vais vous le dire : les affaires, c'est l'argent des autres (1).
(Lrt Liberté.)
Affront irréparable,
Charles IX, à la chasse, aperçoit un jeune seigneur qui courait étourdiment devant lui. 11 lui crie plusieurs fois de s'ariêter; mais ce jeune homme, qui
(i) .Si cette anecdote est .lutlientique , c'est a Mmitioiul «nu- M. ?l\- Dumus fils aurait emprunté ce mot, <iu'il .T mis «lans sa (Jueslioit d'urgent.