‹ Dictionnaire encyclopédique de la thélogie catholiqueChapitre 11 sur 224 · LYC · texte numérisé non relu

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et l'unit, de la foi, à l'Église romaine, sans réclamer aucun avantage temporel.

Puis on lut les lettres de l'empereur de Constantinople et des évéques grecs.

L'empereur y reconnaissait, conformément à la formule de foi que lui avait proposée le Pape, la primauté du Saint- Siège, la procession du Saint-Esprit du Père et du Fils, et les peines du Purgatoire. Le contenu des lettres des évéques était le même. Alors un des ambassadeurs, le logothète George Akropolita, se leva et dit qu'il était chargé de la part de son empereur de prêter , au nom du souverain, serment au symbole de l'Église romaine.

Il reconnut solennellement que l'empereur et son empire professaient le symbole de l'Église romaine, tel qu'on l'avait lu dans cette assemblée, et qu'ils le professeraient toujours, sans jamais s'en écarter en rien. Le serment était conçu dans les termes les plus positifs. L'ambassadeur jura sur son âme et celle de l'empereur qu'il reconnaissait la foi romaine comme la foi véritable, qu'il la conserverait intacte, qu'il ne s'en écarterait jamais, et qu'il maintiendrait de même inviolable la primauté de l'Église romaine, qu'il reconnaissait librement.

Le Pape entonna alors le Te Deum ; puis dans la joie de son cœur il s'adressa à l'assemblée, en reprenant le texte du premier jour : « J'ai désiré d'un ardent désir manger cette pâque avec vous. »

Ensuite il chanta le Credo en latin; les Grecs le chantèrent en grec en répétant deux fois : « Qui procède du Père et du Fil*. » Le Pape termina en disant à l'assemblée, entre autres choses , que le roi des Tartares lui avait adressé, ainsi qu'au concile, des lettres qu'il fit lire ù haute voix, et fixa les deux prochaines sessions et la fin du concile.

Le 7 juillet le Pape distribua aux cardinaux la nouvelle constitution sur les

à l'occasion de la-

quelle il s'éleva entre les cardinaux et le Pape des dissentiments qui s'apaisèrent plus tard. Le 15 juillet S. Bonaventure mourut, au grand chagrin de toute la chrétienté. Pierre d'Ostie prêcha à ce sujet sur le texte : « Votre mort me perce de douleur, ô Jonathas mon frère (1)1 » Ce grand saint fut pleuré par tous ses collègues, car Dieu lui avait accordé la grâce d'inspirer de la sympathie à tous ceux qui le voyaient.

Le 16 juillet eut lieu la cinquième session, durant laquelle Pierre d'Ostie baptisa un envoyé du roi des Tartares.

On lut un grand nombre de constitutions. Après cette lecture le Pape déplora la perte qu'avait faite l'Église par la mort du Frère Bonaventure (S). Il ordonna à tous les prêtres de la terre de chanter une messe pour Bonaventure, et une autre pour tous ceux qui étaient morts en se rendant au concile, en le quittant, ou pendant leur séjour à Lyon.

Le lendemain 17 juillet eut lieu la dernière session et la clôture du concile. Plusieurs constitutions furent encore lues. Le Pape rappela pourquoi le concile avait été convoqué ; il promit d'aviser sans retard à ce que ce concile n'avait pas eu le temps d'achever pour l'amélioration des mœurs ; il rendit grâce des mesures prises pour la Terre-Sainte, de la réconciliation de l'Église grecque. Ainsi se termina le concile . Malheureusement, peu de temps après, les Grecs, toujours perfides, retombèrent de nouveau dans le schisme (3), et la chrétienté n'apporta aucun secours à la Terre- Sainte.

Cf. 1 lard ouin, .4 et. Conc, t. VII, 670- 723; Mansi, t. XXIV, p. 37 sq.; Héfélé, Union de l'Église grecque {Revue trimeitr., 1847), p. 66 sq.; Léo Allatius, de Ecclesiœ occidentale atque orientait* perpétua consensione, 1. II, c.

(1) II Roisy 1, 20

(2) roy.

(•) Foy.

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LYONS

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