‹ Dictionnaire encyclopédique de la thélogie catholiqueChapitre 122 sur 224 · P. IV, C · texte numérisé non relu

P. IV, C

MARIAGE (joub do)

fa item eut justifié, présentait quelque chose de choquant , vu la faiblesse humaiue.

Quand on veut aujourd'hui faire bénir le lit nuptial, on s'y prend d'avance. C'est, en effet, ce qu'ordonnèrent le Rituel de Strasbourg de 1742 et quelques autres rituels français. D'après celui de Strasbourg, le prêtre se rend le matin du jour des noces dans la maison des futurs époux; il s'approche, accompagné de plusieurs personnes respectables, du lit des époux, devant lequel ceuxci se trouvent agenouillés; il les asperge, ainsi que le lit, et prononce les bénédictions du Rituel , asperge encore une fois le lit et l'assistance et lui adresse quelques paroles.

Une élude attentive de tous ces usages prouve qu'on a surtout en vue ceux qui se marient pour la première fois, ou un couple dont au moins la fiancée n'a pas encore été mariée. Le cortège solennel de la fiancée , les bénédictions, la rentrée dans la maison conjugale, le service des paranymphes n'ont toute leur signification que dans ce cas. Comment, à une époque où ceux qui se mariaient pour la seconde fois n'obtenaient pas même les prières de l'Église, où la formule de bénédiction sacerdotale était encore inconnue (1), où même les secondes noces étaient canoniquemeut punies, comment les époux se seraientils rendus en cortège solennel à l'Église ? Cependant il arriva , avec le cours du temps, que des personnes procédant à de secondes noces célébrèrent leur union, hors de l'Église, au milieu de toutes les solennités qui accompagnent le mariage des monogames. Ainsi le concile de Néocésarée de 314 (2) parle déjà du repas de noces des bigames et défend aux prêtres d'y assister. Aujourd'hui même les bigames se rendent procession-

(1) Cf. Schmid, Uturg., y édit., t 1, p. 504.

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