CHEZ LE6 HÉBREUX
I « Étends ton manteau sur ta servante (t). » Alors suit la formule de bénédiction du mariage, ^DV^H T)212y puis la bénédiction de l'anneau nuptial, que le fiancé met au doigt de l'épouse en disant : W2122 »S IwnpO m nn
Sniuh nra ma rr.
On lit encore une fois devant deux témoins le contrat de mariage , on bénit un verre de vin; suivent six au- , très bénédictions, qui forment ensemble les sept bénédictions appelées V2V (2). Cela fait, les fiancés et les gens de la noce boivent quelque* gouttes du vin bénit, versent le reste à terre, et jettent le verre contre les mura de la synagogue pour le briser, en mémoire de la ruine du temple de Jérusalem. Dans beaucoup de localités c'est le fiancé qui casse le verre.
Le mariage ainsi conclu, et cette cérémonie a lieu d'ordinaire dans l'aprèsmidi, les fiancés étant à jeun , ou se rend dans la maison où se célèbre la noce et on s'assied au festin. Ou fiait la prière, on redit les sept bénédictions du mariage, et, quand le repas est terminé, les conviés offrent leurs cadeaux aux nouveaux époux. Alors commencent la musique et les danses, qu'ils appellent niïO (danse ordonnée), parce qu'il leur est commandé de réjouir les époux et de danser devant eux (3). Aujourd'hui encore, dans les familles aisées, les noces durent sept jours quand l'épouse est vierge, et trois jours si elle est veuve, et à chaque repas, après la prière, on relit les sept bénédictions. Dans le premier cas uu des jours tombe nécessairement sur un samedi. Ce jourlà l'époux, le paranymphe et ses parents sont spécialement honorés par
(1) Ruth, S, 19. Mayer, I. &, p. 292.
(2) Ou les trouve, eu hébreu et eu allemand, dans Bodenscbalz, I. c, p. 125.
(S) Cf. Buxlorf, Synag. Jud., p. 038.