‹ Dictionnaire encyclopédique de la thélogie catholiqueChapitre 132 sur 224 · MARIE (FÊTE DU SAINT NOM DE · texte numérisé non relu

MARIE (FÊTE DU SAINT NOM DE

Cette dévotion est née dans les temps modernes, en Italie, d'où elle s'est répandue dans la Chrétienté. Un bref de Pie VII, du 21 mars 1815, l'approuva et la consacra par de nombreuses indulgences. Ainsi le fidèle qui pratique cette dévotion cher lui ou à l'Église gagne journellement une indulgence de trois cents ans, et, en outre, une indulgence plénière si, à un jour marqué du mois, il se confesse en esprit de pénitence, communie dévotement, et prie pour l'Église suivant les intentions du Saint -Père. Ces indulgences peuvent aussi être appliquées aux âmes du Purgatoire.

Dans certaines localités on adresse tous les jours, durant le mois de mai, un sermon aux fidèles, et on célèbre la mémoire de la sainte Vierge avec pompe, au milieu des chants, des lumières et des fleurs. On a probablement choisi le mois de mai parce que c'est le plus beau de l'année, et que la renaissance de la nature invite le Chrétien à renaître spirituellement et à orner son âme des fleurs de la vertu, à l'exemple de la Vierge immaculée. On a peut-être eu égard aussi à ce que, durant le mois de mai, il n'y a pas d'autre fête de Marie.

Cf. Phièbe du sois.

Schmid.

marie (fête du saint nom de), Festum nominis B. V. M. En tant que le souvenir des privilèges particuliers de la sainte Vierge se rattache à son nom, cette féte , qui est comme le centre des fêtes de la sainte Vierge, était autrefois célébrée le 22 septembre, parce que la jeune fille juive ne recevait son nom que quinze jours après sa naissance (1). Aujourd'hui elle est célébrée le dimanche dans l'octave de la Nativité de la sainte Vierge, et la succession immédiate de ces deux fêtes est parfaitement en rapport avec la signification de chacune d'elles.

(1) Cbérab., Bullar. Rom., t. y II.

La première trace d'un c féte du Saint Nom de Marie se trouve en Espagne.

La dévotion des fidèles la fit naître dans l'église de Cuença; elle fut approuvée par Rome en 1513 (1).

Supprimée par le Pape Pie V, Sixte V la rétablit, et Innocent XI l'étendiu en 1683, à toute l'Église catholique. Les dangers dont les Turcs menaçaient alors l'Europe furent l'occasion qui décida le Pape. Les Turcs, sous la conduite de Cara Mustapha, avaient commencé le siège de Vienne.

Tout tremblait. Les fidèles s'adressèrent à la sainte Vierge. Jean Sobiesky, qui commandait l'armée chrétienne, s'écria au moment d'attaquer l'ennemi:

• Comptons sur l'appui du Ciel et combattons sous l'égide de la sainte Vierge. » La victoire remportée sur l'armée des infidèles, quatre fois plus nombreuse que celle des Chrétiens, fut aussi glorieuse qu'inattendue.

I .a féte du Saint Nom de Marie fut destinée à en conserver la mémoire.

Quoique d'après cela cette féte soit d'origine récente, elle a ses racines dans la plus haute antiquité. Nous n'examinerons pas s'il est vrai, comme Benoît XIV (2) le relate d'après Antonin (3) et Christophore (4), que le nom de Marie fut indiqué aux parents de la sainte Vierge par une révélation divine ; mais ce qui est certain c'est que d'anciens docteurs de l'Église s'occupèrent de résoudre le problème du nom de Marie.

D'après S. Jérôme Marie signifie lumière , illumination; d'autres tirent ce nom de Mirjam, Q^D » 1p et , amertume de la »«er, disant que Marie, sœur de Moïse, fut ainsi nommée parce qu'elle vint au monde au moment où Pharaon donnait l'ordre de noyer

(1) Bened., de Fut., p. II, g 152.

■2) De t'est., p. II, g 149.

(5) P. IV, tlt. 15, C 14. (U) Uitt, B. V.% c 2, n. 10.

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