‹ Dictionnaire encyclopédique de la thélogie catholiqueChapitre 136 sur 224 · MARIE LA CATHOLIQUE — MARIE STUART · texte numérisé non relu

MARIE LA CATHOLIQUE — MARIE STUART

à un revenu annuel de 63,000 livres sterling, ou, d'après le taux actuel, à un million de livres; elle restitua les églises et les couvents qui étaient restés en son pouvoir, en établit de nouveaux, et approuva la restauration de l'ordre des chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem ; elle flt échouer la conjuration de Dudley, qui avait voulu renverser Marie Stuart et élever Elisabeth à sa place ; mais elle eut jusqu'au terme de sa carrière constamment à lutter contre de uouveaux complots.

Les derniers jours de Marie furent attristés pour elle par la perte de Calais, que les Français reprireut. Elle mourut le 19 novembre 1558. Ou sait qu'Élisabeth , qui lui succéda , renversa tout ce qu'avait rétabli Marie, et fonda par la violence la haute Eglise d'Angleterre.

Il est évident, d'après ce que nous venons de rapporter, que Marie a été jugée trop sévèrement, qu'elle exécuta fatalement des lois qu'elle n'avait pas édictées, et qu'elle usa souvent de son droit de grâce. Les plus modérés parmi les historiens réformés ont compté Marie , non parmi les plus grands, mais parmi les meilleurs souverains de l'Angleterre ; ils ont apprécié ses vertus, sa piété, sa douceur, sa compassion pour les pauvres , sa générosité envers les nécessiteux , et ont reconnu sa rigoureuse moralité. Les dames de la suite de la reine Marie imitèrent son exemple, et la convenance qui régnait

5 sa cour fut souvent rappelée avec éloge par ceux qui déplorèrent plus tard les mœurs dissolues de sa virginale héritière. Marie avait surtout à cœur le bonheur de ses sujets-, la fit renoncer aux voyages de la cour, qui devenaient une charge pour les paysaus , obligés de fournir à bas prix les moyens de subsistance et l'attelage des voitures royales; elle restreignit son séjour à la campagne à son unique résidence de Croydon , dans le diocèse de Cantorbéry, d'où elle visitait habituellement les chaumières des pauvres, dont elle adoucissait le sort autant qu'elle le pouvait.

Cf. l'article Irlànob. Fehr.

marie stuart, reine d'Écosse, descendait par son aïeule maternelle de Marguerite, sœur aînée d'Henri VIII, roi d'Angleterre, et épouse de Jacques IV, roi d'Écosse. Son père était Jacques V, roi d'Écosse, et sa mère Marie de Guise (1). Elle avait quinze ans lorsqu'au mois d'avril 1558 elle fut mariée au Dauphin de France, François, qui était à peu près de son Age. Après la mort de Marie la Catholique, reine d'Angleterre, elle ajouta, suivant son strict droit, au nom de Marie Stuart, letitrede reine d'Angleterre et les armes du royaume; car, en reconnaissant la légitimité de la naissance de Marie la Catholique, on avait nécessairement frappé Elisabeth de bâtardise, par conséquent d'incapacité au trône , et le droit de sue-

François II

Elisabeth d'York

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MARIE STUART

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