Frédéric, gouverneur de la Lombardie
4. M a. r im il h m , grand- maître de Tordre Teutonique, dont l'élection en qualité de coadjuteur de Mayence et de Cologne lui tenait fort à cœur au moment de sa mort. Elle espérait assurer par là une influence considérable à la maison d'Autriche daus le nord de l'Allemagne. Non-seulement Frédéric de Prusse fut contraire à ce projet, mais encore le vieil électeur de Cologne, Maximilien-Frédéric , qui aurait aimé faire tomber le choix sur son ministre d'État, François, baron de Furstenberg, du chapitre de Munster. Mais Furstenberg passant pour un partisan de la Prusse, qui avait alors peu de sympathies dans le chapitre de Cologne, le ministre de Belderbusch, qui administrait l'électorat, sut entraver cette élection. Il engagea, en apparence au nom de l'électeur, le prince Joseph- Chrétien de Hohenlohe-Waldenbourg- Bardcnstein, comte du chapitre de Cologne et chanoine de Strasbourg et de Breslau , à briguer la coadjutorerie. Il réussit complètement. Alors Belderbusch représenta à l'électeur cette bri-
gue du prince de Uohenlohe comme une intrigue menée par le roi de Prusse, et aussitôt non-seulement l'électeur donna son consentement à l'élection de l'archiduc Maximilien. mais encore le recommanda spécialement au chapitre de, Cologne. La protestation de Frédéric contre cette élection en assura le complet succès à Cologne, le 7 août 1780, et bientôt après aussi à Munster (16 août) (1).