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MARSEILLE

occidentales, et les dernières promesses laites par la Porte à ces mêmes puissances de maintenir la paix et la justice au milieu des populations du Liban, promesses déjà si fort compromises par l'arrestation de Joseph Bey- Karam, jeté dans les prisons de Beyrouth par ordre du gouverneur turc, Daoud Pacha (1).

Cf., outre les sources indiquées, Walch, Esquisse d'une Hist. des hérésies, t. IX, p. 474; Schrôckh, Hist.

de l'Ègl., t. XX, p. 452, et XXIX, p. 370; Piérer, Lexique universel, t. XVIII , p. 462 ; Brockhaus , Encyclopédie, t. IX, p. 352, 1846; Fr. Lenormant, les Derniers Événements de Syrie, Paris, Douuiol, 1861.

Steiimer.

marozie. Voyez Jean X et XI.

MARSEILLE (Massitia). L'origine de cette colouie grecque remonte à six cents ans avant Jésus-Christ. La situation avantageuse de cette ville sur les bords de la Méditerranée en fit rapide» ment un centre de commerce florissant, dont la prospérité n'a fait qu'augmenter avec le cours des siècles jusqu'à nos jours. Elle avait adopté un gouvernement républicain , était reconuue, trois cents ans avant Jésus-Christ, pour l'Athènes des Gaules, et passait, suivant Cicéron, pour un modèle de sage administration. La ruine de Tyr, de Carthage et de Corinthe, la délivra de ses rivales. Le Christianisme y trouva un facile accès dès les premiers siècles, et depuis lors les fidèles de Marseille se signalèrent eu tous temps par leur zèle religieux. Au cinquième siècle Marseille fut ravagée parles Visigoths; en 735 elle le fut de nouveau par les Maures. Les

(1) Voir dans le Monde du 20 décembre 1801 la protestation de Mgr Jououf Jajab, du clergé et des habitants de» district* de Kashat et de Belt Srhabab, contre l'arrestation de Karam, adressé*- au patriarche de» Maronites, en date du 20 décembre 1861

croisades lui rendirent de la vie et de l'importance. A dater du treizième siècle elle appartint aux comtes de Provence ; elle a conservé jusqu'à ce jour le souvenir du bon roi René. La ville et ses environs furent unis à la France sous Louis XI. Louis XIV ayant privé la ville de ses anciennes immunités, elle se souleva et ne fut que difficilement réduite à l'obéissance. Elle fut à plusieurs reprises ravagée par la peste, notamment en 1720. La moitié des habitants succomba alors, et l'héroïque Belzunce , évéque de ce diocèse, acquit par son dévouement uue immortelle renommée.

Marseille est le siège d'un évéehé qui fait remonter son origine à S. Lazare.

D'après la tradition S. Lazare , que le Sauveur ressuscita, aborda, l'an 63 de 1ère chrétienne, en compagnie de Marthe et de Marie, de Marie, femme de Jacques, de Salomé et de S. Maximin , à Marseille, où il fonda une communauté chrétienne. La vérité xle cette tradition a été contestée par Launoy et défendue par la Sorbonne , d'accord eu ce point avec le Martyrologe romain. L'apostolat de S. Lazare , souvent contesté dans les temps modernes, a été de nouveau très-énergiquement défendu par l'ouvrage d'un savant Sulpicien , M. l'abbé Faillon, publié en 1848 sous le titre de Monuments inédits sur l'apostolat de Ste Marie-Madeleine en Provence , et sur les autres Apôtres de cette contrée, S. iMzare, etc., Paris, 2 vol. in-4°, etparl'opusculeduR.P.Lacordaire sur Ste Madeleine, Paris, 1 860, page 1 46 sq.

L'évéché de Marseille, fondé dans le premier siècle, compte, jusqu'à ce jour, cent seize évéques ; il est subordonné à la juridiction métropolitaine d'Aix et comprend la ville et les environt de Marseille. L'avant-dernier évéque, Mgr de Mazenod, qui administra le diocèse depuis 1837 jusqu'en 1861, reçut pour lui et ses successeurs le droit

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