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MASPHA

I. Ville de Galaad, appartenant à la tribu de Gad; elle était située vers le nord, puisque Jephté se réfugia de Maspha dans le pays (voisin) de Job.

Maspha était le séjour et devint plus tard la résidence de Jephté, élu juge en Israël (1). La Genèse (2) indique la raison du nom de cette ville. On l'appelait Maspha de Galaad, ~'r: HDÏD* pour la distinguer de Maspha en deçà du Jourdain.

II. Ville de la tribu de Juda et de la tribude Benjamin ;car il faut distinguer le Maspha indiqué dans deux passages différents de Josué, 15, 28, et J«, 26. Ce sont deux villes distinctes de 4a première. S. Jérôme dit (3) : Maspha, in finibus Eleut/teropoleos, contra septentrionem pergentibus AZliam. Ainsi elle était située entre Éleuthéropolis et Lachis. En revanche Maspha ou Mas-

(1) Foy. Jephté.

[Z) Onom. s. v.

phath, de la tribu de Benjamin (1), était en deçà de Gabaa, à deux stades nord de Jérusalem. Là se tinrent plusieurs assemblées populaires durant la période des Juges et sous Saùl (2). Le roi Asa fortiGa Maspha, de même que Gabaa (3), avec les pierres et le bois dont l'ennemi avait voulu se servir pour Rama. Après la ruine de Jérusalem le gouverneur Godolias résida et fut tué à Maspha. On trouve les restes de cette cité au sommet nord-est de la crête de la montagne Nebi-Samoil, dans un pauvre village qui renferme un graud nombre de débris d'anciens bâtiments.

La colline s'élève à 200 mètres audessus de la plaine ; on y jouit d'une vue magnifique, qui s'étend vers les montagnes de la mer .Noire et au delà du Jourdain, si bien que sa situation justifie son nom de Maspha, c'est-à-dire observatoire, tour élevée. C'est pourquoi Osée (4) met Maspha en parallèle avec le Thabor. Schegg.

massa caxdida, Massa sancta, Massa ou Martyres Cypriani, nom par lequel on désignait les martyrs qui furent brûlés à Utique sous le proconsul d'Afrique Galérius Massinus.

Prudence (ô) en compte trois cents ; il raconte que le proconsul leur laissa le choix de renier le Christ ou de sauter dans une fosse garnie de chaux vive, et qu'ils préférèrent tous ce dernier parti. S. Augustin (6) ne dit rien de ce saut volontaire dans la fosse, ni d'une fosse pleine de chaux vive en général ; il parle seulement de cent cinquante-trois martyrs qui furent décapités, et il ajoute qu'on les nomma massa à cause de leur nombre , candida à cause de leur mort glorieuse; mais comme candidus

(1) III Rois, 15, 22.

(2) Juges, 20, 1. I Rois, 7, 5-10.

(S) lit Rois, 16, 22.

1(5) Hymn. 13.

(6) Serm. 500.

veut dire aussi ardent, le probablement lieu au récit de Prudeuce.

Il y a du reste une foule d'exemples de martyrs consumés dans de la chaux vive. massaliexs. Voyez Messaliens.

massiliens. Il y eut, au commencement du cinquième siècle, dans le raidi de la France, surtout à Marseille (Ma$silia), beaucoup d'ecclésiastiques et de moine» auxquels la doctrine de S. Augustin sur la grâce et la prédestination parut trop dure. Ils voulurent en donner une explication adoucie, ou établir une espèce de conciliation entre la doctrine augustinienne et le pélagianisme, et tombèrent par là dans le semi-pélagianisme.

S. Augustin, contrairement à Pélage, avait enseigné que ceux qui sont élus pour la béatitude ne doivent leur élection qu'à la grâce divine ; qu'il ne faut chercher le motif de leur prédestination (prédestina tio ad vitam) ni dans la prévision de Dieu, sachant d'avance ceux qui coopéreront fidèlement à sa grâce, ni dans le mérite de l'homme en général; que, quant à ceux qui sont exclus de la béatitude, le motif en est, non dans la volonté de Dieu , qui veut que tous les hommes soient sauvés, ni dans le refus de Dieu les privant de la grâce suffisante pour être sauvés, mais en eux-mêmes, vu que, par suite de leur penchant pour le mal , ils se privent de la vie ou manquent de la grâce de la persévérance ; que la persévérance est le privilège en vertu duquel les prédestinés ne peuvent manquer leur bieuheureuse destinée, mais que ce don est une grâce libre de Dieu, que, sans manquer à sa justice, il peut accorder aux uns et refuser aux autres. D'après la doctrine des Pélagtens l'homme peut, pourvu qu'il vive conformément aux commandements de Dieu, devenir saint et être sauvé par lui-même, en usant de son libre arbitre. L'Écriture dit, ajouteut-ils, de

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