MAURY
MAXIME
1799, à l'élection de Pie VII, et se rendit à Rome avec le nouveau Pape, en qualité de miuistre de Louis XVIII. Le Pape, fatigué de son inutile lutte contre les armées républicaines, étant entré daus des dispositions plus favorables aux Français, permit au cardinal Maury d'adresser à Napoléon une lettre dans laquelle il se soumettait à son autorité. En 1805 Maury vint pasr ser quelques-mois à Paris; le 14 octobre 1810 il fut nommé par l'empereur archevêque de Paris ; mais le Pape refusa d'approuver cette nomination, et, après la chute de l'empire, le cardinal fut cité à Rome pour se justifier d'avoir administré le diocèse de Paris pendant quatre ans sans avoir été préconisé par le Pape et malgré la défense formelle qui lui eu avait été signifiée dans un bref du 5 novembre 1810.
Maury soutint qu'il n'avait jamais reçu le bref, se rendit à Rome et trouva le collège des cardinaux trèsmal disposé à son égard ; il demanda à se justifier , mais il fut exclu de tous les honneurs des cardinaux et vécut à Rome comme un exilé. Cependant, au retour de Pie VU à Rome, il reprit son affaire avec plus d'ardeur que jamais.
On voulut, pendant un instant, lui répondre; mats on renonça au projet de l'entendre judiciairement, soit qu'on fût suffisamment convaincu de sa désobéissance, soit qu'on redoutât sa dialectique, et Maury fut eufermé au château Saint- Ange. Il y demeura six mois; puis il fut retenu pendant six mois dans un couvent de Lazaristes ; enfin, au bout de l'année, il rentra en grâce auprès du Pape. Mais le chagrin et l'irritation l'avaient miné; il ne sut pas supporter les vicissitudes de sa destinée, tour à tour si brillante et si désolée, et, consumé d'ennui et de chagrin, il mourut le 11 mai 1817. Orateur hardi, écrivain spirituel, il avait quelque chose d'inquiet et de mobile dans le caractère. Après
s'être soumis à Napoléon il entra , diton, en correspondance avec les Bourbons, et Napoléon lui ayant demandé comment ils allaieut : « Sire, répondit le cardinal, ma foi et mon espérance se sont évanouies à cet égard; il ne me reste que la charité. »
Les panégyriques du cardinal Maury forment un second volume qu'où a ajouté au volume de V Essai sur C Eloquence, public à Paris, 1842.
Cf. Vie du cardinal Maury, Paris,
Lutz.
maxence. Voyez Constantin, maxence (Jean). Voyez IIoumis-