MAXIMIN
de la justice, une politesse et uue bonne grâce parfaites à l'égard de chacun.
Cf. Bohèmes (Frères) et Hussites.
ÀLUiAYLB.
MAXISIIN (C. JllLIUS VÊRL'S), c-inpc-
reur romain. Sa mère appartenait a la race des Alains; sou père était Goth.
L'empereur Septime Sévère, à sou retour d'une expédition en Orient, s'étant arrêté en Thrace pour célébrer le jour de naissance de son fils Géta par toutes sortes de jeux et d'exercices militaires, un jeune Thrace, remarquable par sa force, son adresse et sa stature colossale, attira l'attentiou de l'empereur, qui l'admit immédiatement dans son armée. Maximin, c'était le Thrace gigantesque, devint l'objet des faveurs de Septime Sévère et de son fils et parvint au rang de centurion. Il se retira du service durant le règne du meurtrier de Caracalla etd'Héliogabale; mais lorsque Alexandre Sévère monta sur le troue il reparut à la cour, obtint le poste honorable de chef delà quatrième légion, et monta peu à peu jusqu'aux grades les plus élevés de l'armée. Mais ces faveurs, loin de rafTermir sa fidélité, ne servirent qu'à stimuler sou ambition.
11 savait que l'empereur avait perdu l'affection de l'armée, et résolut en conséquence de lui aliéner complètement le cœur des soldats et de les gagner pour son compte. Il y réussit d'autant plus facilement que, malgré sa cruelle sévérité, il était un véritable soldat et avait l'art de captiver l'armée. L'empereur, ayant rassemblé des forces considérables sur les bords du Rhin pour les conduire coutre les Allemauds, fut tué dans uue émeute militaire , et Maximin fut proclamé empereur par les assassins de Suvère. Ce fut le premier barbare d'origine qui monta sur le trône des Césars; jusqu'alors les empereurs avaient tous, par leur naissauce, leur savoir ou leur mérite, appartenu à la civilisation gréco-romaine.
Maximin, sans se donner le temps de voir Rome, continua de faire avec succès la guerre sur le Rhin et le Dauube, et atuiqua les Sarmates. Il n'avait pas voulu se rendre à Rome parce qu'il avait parfaitement conscience de sou origine vulgaire, de la rudesse de son extérieur, de son ignorance et de la trahison qui l'avait élevé à l'empire; aussi ne supportait-il autour de sa personne aucun homme d'extraction noble ou d'éducation libérale ; la pensée du mépris des Romains le poursuivait comme un fantôme et ne l'abandonnait pas plus que son ombre. Cette défiance engendra en lui une haine furieuse contre tous ceux qui avaient de l'instruction ou du mérite, et qui avaient clé eu crédit et en honneur à la cour de son prédécesseur. Les Chrétiens ne pouvaient guère espérer de repos et de tolérance de la part d'un pareil souverain. Mammée, la mère d'Alexandre Sévère, avait fait autrefois appeler Origèue auprès d'elle, et, quoiqu'elle fût et demeurât païenne, elle avait écouté avec le plus vif intérêt ses savantes leçons. Ces habitudes de syncrétisme religieux, fréquentes à cette époque, s'étaient transmises à Alexandre Sévère.
Il avait recueilli et il honorait dans sa chapelle domestique, à côté des image»
d'Abraham, d'Orphée, d'Apollonius, celle du Christ, comme celle d'un vénérable sage qui avait rendu service à l'humanité. Aussi avait-il été favorable aux Chrétiens, et beaucoup de ses amis et de ses serviteurs avaient appartenu à l'Église. Maximin s'étant mis à sévir avec fureur contre tous les amis et les partisans de son prédécesseur, la persécution dut naturellement atteindre les Chrétiens.
Les historiens de l'antiquité disent, il est vrai, que Maximin ne fit mourir que les évéques, peut-être parce que, dans les premiers temps d'Alexandre Sévère, les évéques seuls avaient été en