‹ Dictionnaire encyclopédique de la thélogie catholiqueChapitre 178 sur 224 · DB) — MAZARIN · texte numérisé non relu

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de ce moment il n'y eut plus de conciles dans cette métropole.

Les synodes provinciaux de Mayence portent les dates de 1074, 1090, 1124, 1127, 1149, 1150, 1171, 1191, 1196, 1209(1), 1227, 1233, 1250, 1298, 1301, 1316, 1318, 1322, 1499, 1527. Ou les trouve dans Uartzh., tom. III, IV, V, VI, X. D'autres seront publiés dans le Supplemcntum Cunc. Germ.

Floss.

mayr (Bkdb), né à Daitiugeu, dans la haute Bavière, en 1742, entra en 1762 au couvent des Bénédictins de Donauwôrth, et enseigna les mathématiques, la poésie, la rhétorique, la philosophie, le droit canon et la théologie. Ce fut uu des esprits les plus cultivés de sou temps ; il en partagea malheureusement trop les opiuious joséphistes. Son ouvrage le plus estimé, qu'où cite encore souvent en Allemagne, est sa Défense de la religion naturelle, chrétienne et catholique, suivant les besoins du temps, Augsbourg, 1787, en quatre parties. Mayr mourut le 28 avril 1794.

mazakin ii les), cardinal et premier ministre, naquit d'une famille noble, le 14 juillet 1602, à Borne; selon d'autres indications moins certaines, à Piscina, dans les Abruzzes. Il commença ses études au collège des Jésuites, à Rome-, accompagna, jeune encore ( l'abbé Colonna, plus, tard cardinal, en Espagne, et y continua ses études à Aléa la de Uénarès. Il entra au service dans les troupes pontificales, se fit un nom dès l'âge de vingt ans par une heureuse négociation qu'il termina avec le duc de Faria, gouverneur de Milan; servit utilement dans les négociations relatives aux affaires de Turin et de Mantoue; prit une part active, et trèsfavorable à la France, à la paix de Chiérasco, en 1631, et empêcha, par des négociations habiles et énergiques, un

(t) Weok,ff»< tfaM.,II,prolMt.,p.lM.

conflit entre la France et l'Espagne.

Dès sa première apparition à Paris, en 1628, il excita l'attention et y gagna la faveur du puissant cardinal de Richelieu. Il devint vice-légat à Avignon, et, en 1634, nonce du Pape en France. A son retour à Rome il fut, sur la proposition du roi de France, créé cardinal, en 1641. Louis XIII le nomma ministre, et, bientôt après, à la mort de Richelieu, qui eut lieu le 4 décembre 1642, premier ministre. Durant la régence d'Anne d'Autriche il forma, avec Condé, Séguier, Bouthilliers et Chavigny, le conseil de la reine et se fit nommer précepteur du jeune roi Louis XIV. Parvenu à l'apogée de la puissance, et jouissant de la faveur spéciale de la reine régente, il déploya à la fois ses bonnes et ses mauvaises qualités. Mazarin 'n'avait pas, comme Richelieu, la grandeur qui éblouit, ni le caractère qui impose et effraye. Il était craintif et adressait des coquetteries à des ennemis dont Richelieu faisait tomber la tête. 11 n'avait ni la ûerté de l'abbé de Retz dans les luttes de partis, ni l'activité et la pénétration du cardinal de Richelieu dans les affaires, ni la sagesse du duc de Sully en administration, ni la hardiesse et la profondeur du cardinal Albéroni en politique. Son grand mérite consistait dans l'art de négocier, de séduire et de réussir. Il y apportait toute la finesse d'un Italien et toute l'adresse du diplomate. Il connaissait les gens et les choses , et savait les employer comme instruments de ses desseins. Il avait, d'ailleurs, la passion de la gloire et de la grandeur de la France; il était dévoué, malgré son ambition, à la monarchie; il y cherchait et il y trouva sa force, son succès, et l'emporta ainsi sur son adversaire de Retz, qui lui était de beaucoup supérieur en esprit et en courage. Naturellement doué du génie des affaires, éloquept, insinuant, actif et patient, sa-

chant se rendre populaire et soutenir en même temps son rang avec une incomparable fierté, l'abbé de Retz avait toutes les qualités requises pour le commandement. Il sentait sa force ; il se lia avec les Frondeurs, avec le parlement, menant le peuple par le clergé, l'apaisant lorsqu'il se montrait trop remuant, et ne le faisant intervenir que pour le gouverner. Se croyant indispensable, de Retz offrit ses services à la reine, qui les refusa. Dès lors de Retz mit tout en oeuvre pour être à la tête de son parti et se fit un plaisir de lutter ouvertement contre Anne et Mazarin.

Il succomba, faute d'à voir, comme Mazarin, une base solide dans le principe monarchique. Les luttes que Mazarin eut à subir du jour de son élévation, la guerre acharnée que lui firent le peuple, le parlement, Condé, la duchesse de Longueville, eurent pour causes : la jalousie qu'excitait la haute fortune d'un étranger, les faveurs dont Mazarin fit combler sa famille, l'ambition qu'iJ eut de faire épouser sa nièce à Louis XIV, les immenses richesses qu'il amassa malgré la détresse générale des finances. La reine, dévouée à Mazarin, fit, à sa demande, arrêter Broussel et Blancmesnil, membres du parlement, bannir deux autres conseillers, Laine et Loi- ' sel, parce qu'ils avaient été les principaux agents de l'opposition du parlement de Paris contre les projets de finances de Mazarin. Le peuple se souleva, prit une attitude menaçante ; la reine fit relâcher les prisonniers. Blancmesnil proposa au parlement de renouveler la loi de 1617, qui défendait aux étrangers l'administration du royaume, et de prier la reine d'éloigner Mazarin de son conseil et de la personne du roi. Mazarin fut contraint de se retirer, avec la cour, à Saint-Germain. Peu de temps après, le parlement le déclara, par un édit, ennemi du pays, auteur de tous les troubles de la France, et lui or-

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