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MÉDIE

défilé bien plus qu'on ne le fait d'ordinaire (35° lat.). Eebatane (aujourd'hui Hamadan) est, en effet, dt jà situé au 30° 53' lat. N., et Ispahan, que Kazwini compte aussi parmi les villes médiques, est au 32» 25' lat. N. ; de sorte que nous sommes poussés jusqu'à la limite naturelle (ancienue; qu'avait formée ce fleuve.

La situation de la Médie, au milieu de l'Asie occidentale, était plus propre que celle d'aucun autre pays à fonder un empire, et Bérose parle d'une possession plus que deux fois séculaire de Babylone par des rois mèdcs (de 2230 à 2000 avant Jésus-Christ). Hors de là, si on laisse de côté la domination élamito-persique, cet empire mede n'eut pas de portée ; la Medie ne paraît que comme une province de l'empire assyrien jusqu'à Déjocès, le premier roi de Médie authentiquement historique.

Il eut pour successeurs, suivant Hérodote : Phraortcs (655-633), Cyaxare (G33-593) et Astyage (.,93-558), sous lequef l'empire mède fut uni à celui des Perses par Cyrus. Déjocès avait probablement profité de la malheureuse expédition de l'Assyrien Sanhérib (Scnnachérib) contre l'Egypte (714-712) pour secouer le joug de l'Assyrie et revendiquer avec succès son indépeudance.

Parmi ses successeurs Cyaxare fut le plus important , tant par ses succès contre l'empire d'Assyrie et de Lydie, qui, après la conquête de Ninive (606- 610) (1), étendirent sa domination vers l'occident jusqu'à l'Halys, en Asie Mineure, que par la consolidation de la nationalité médique, qu'il assura en restaurant et ordonnant l'antique culte ironique de la lumière, de concert avec Zoroastre, suivant l'opinion de quelques savants.

Ce fut aussi sous Cyaxare qu'eut lieu la première invasion des peuples du

(1) Cf. Assyrie.

Nord (Scythes) dans les contrées méridionales et plus favorisées de l'ancien continent, iuvasions que renouvelèrent plus tard, de siècle en siècle, sur les points les plus divers, les Celtes, les Germains, les Slaves, les Turcs, les Mongols et les Mandtchoux, et avec lesquelles contrastèrent les invasions des Arabes, qui partirent, au contraire, du sud pour dévaster le vieux continent.

Astyage fut-il le dernier des rois mèdes ? eut-il pour successeur un prétendu Cyaxare II ? La question est indécise* Xénophon, dans sa Cyropédie, fait succéder à Astyage son fils Cyaxare II, et ce n'est que de celui-ci (536) que son neveu Cyrus hérite l'empire de la haute Asie. Le scoliaste de la tragédie d'Eschyle, les Perses, vers 764, parle aussi d'un successeur d' Astyage, mais sous un autre nom, et la Bible se rapproche de cette donnée si f on ne doit pas prendre le Darius de Daniel (l) pour Darius Hystaspes (2). En outre Diodore de Sicile tire de Ctésias une série de rois mèdes qui s'écarte tout à fait de celle d Hérodote. Peut-être trouvera-ton quelque lumière sur ces questions obscures clans un des nombreux débris des monuments de l'ancienne Médie.

Jusqu'à présent les renseignements tirés des inscriptions cunéiformes, autant qu'on a pu les lire, n'ont pas été au delà de la période de l'empire perse.

Au temps de la domination des Sas- 1 sanides (3) le pehlvi devint la langue écrite dominante des Mèdes ; mais on n'a pas encore suffisamment constaté que, comme le croit Rhode{4), le rend ait été un jour la langue universelle de

(2) cr. Haneberg, Hat. de la Révél. bibl.t trad. par I. Goschler, et Fart. Damus, qui n'eal pan d'accord avec cet auteur.

(5) Dynastie qui succéda aux ArMcides ou rois partîtes, et qui précéda les califes m a homélans depuis Artaxerce 1" Jusqu'à la mort d'Yezdedjerd 111 (226 U2).

(6) La sainte Tradition, p. 02.

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