‹ Dictionnaire encyclopédique de la thélogie catholiqueChapitre 190 sur 224 · MÉDIE — MÉDITATION · texte numérisé non relu

MÉDIE — MÉDITATION

tout le plateau de l'Iran, et dans quel rapport il est avec le sanscrit, qui a la même source, et avec le pehlvi et le parsi, qui en découlent.

Dans tous les cas on peut distinguer de très-bonne heure, dans tout le plateau, deux langues très - rapprochées Tune de l'autre, et cependant d'un dialecte différent, la langue médo-perse et la langue sogdiano-bactrienne, qui est le nom que Lassen donne au zend des livres de Zoroastre. Cette différence de dialecte d'une langue essentiellement une est également attestée par Strabon(1), quand il dit des Mèdes, des Perses , des Bactriens et des Sogdiens :

tîot 7*p... cp>.^)A>TT&t itopà u.v/.y/i. Les recherches philologiques de BuruouF ont amené ce résultat merveilleux que les mots que les langues gothiques et germaniques ont de commun avec le latin, le grec et le sanscrit, ont besoin , pour être complètement reconnus, d'une langue intermédiaire, laquelle n'est autre que l'antique idiome persan, la langue populaire médicopersique des inscriptions cunéiformes, et qu'ainsi la Médie n'est pas seulement au point de vue géographique, mais encore au point de vue linguistique, le milieu du pays pour la race de Japhet.

Le culte des Mèdes était celui de la lumière et du feu, en ce sens que le feu n'était que l'image et le symbole du Bien en lui-même, et que toute la religion se résumait : 1° dans la différence bien établie entre un bon et un mauvais principe (Ormuzd et Ahriman) ; 2° dans la lutte physique et morale de ces deux principes, lutte qui se retrouve audedans de l'homme, combattant le mal moral par sa liberté; au dehors de Thomme, luttant contre le mal physique qui vicie la nature , qui doit être vaincu et ramené au bon principe.

m XV, 2, s.

On voit facilement combien cette doctrine a voisine la croyance en la magie et la conjuration des esprits. Les peuples étrangers crurent facilement que c'était là l'essence même du système religieux de l'Iran, et le nom des prêtres médiques, ou des mages, devint celui des sorciers, des conjurateurs d'esprits, ou des magiciens. L'antique culte persomédique du feu fut , à dater du temps d'Alexandre, modifié par l'influence grecque, puis par l'invasion des Parthes. Une période de rajeunissement commença (vers 226 après Jésus-Christ) lorsque le nouveau royaume des Sassanides s'éleva ; elle dura jusqu'à la conquête de la Perse par les Arabes (635- 641). Ceux-ci extirpèrent partout le culte du feu. Quelques fidèles se réfugièrent cependant et s'établirent dans les Indes , et c'est de là que les merveilleux livres de Zoroastre sont parvenus à la connaissance du monde européen.

Les Mèdes passaient pour un peuple vaillant, belliqueux ; mais ils ne restèrent pas étrangers au luxe et à la sensualité de l'Orient. On en voit une preuve dans les descriptions que font les anciens des magnifiques villes de la Médie. Polybe dit qu'il peut à peine essayer de décrire Ecbatane (1), capitale de la Médie, tant sa magnificence est fabuleuse, et cependant Ecbatane était déjà déchue de son antique splendeur.

Schbgg.

médine. Voyez Aksar.

méditation, acte de l'intelligence par lequel l'homme examine sérieusement une vérité de la foi pour l'appliquer à sa situation personnelle, réveiller en lui de pieuses affections et prendre de saintes résolutions. La méditation est aussi nécessaire que la prière à l'entretien de la foi, à la connaissance de soi-même et à la perfec-

(l) Foy, Ecbatane.

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