‹ Dictionnaire encyclopédique de la thélogie catholiqueChapitre 20 sur 224 · III, 25; V, 2; XI, 8; XV · texte numérisé non relu

III, 25; V, 2; XI, 8; XV

(7) Cf. X, S, avec I AfacA., ft, 62; I, 20, 20; XI, 1, arec I Mach., *, 28; XIII, 2ù, avec I Mach., «, 81 ; IV, 11, avec I Mach., VIII.

18) VI, 18; VII, 27; IX, 19-27; XI, 6-58. t>:CYCL« TI1ÉOL. CATD. — T. XIV.

rcr en détail et comparer en particulier tous les passages attaqués ; mais cet examen est impossible ici, et nous nous contenterons de renvoyer à l'ouvrage de Herbst, Introduction, II, 3, p. 52-62.

On a même attaqué la doctrine du second livre des Machabées, et soutenu qu'on y trouve l'erreur alexaudrinojudaïque suivant laquelle Dieu est absolument séparé du monde et ne peut agir sur lui que par des agents intermédiaires. Mais il est évident que c'est à tort qu'on invoque l'apparition miraculeuse qui s'opposa à Héliodore, à son entrée dans le temple, qu'il voulait piller (I), pour prouver l'opinion avancée ; le fait est plutôt une preuve du contraire, et il est parfaitement d'accord avec d'autres apparitions du même genre qui se trouvent mentionnées dans les livres de l'Ancien Testament du canon hébreu. L'observation faite par le livre des Machabées, 8, 38, qu'il y avait véritablement dans le temple de Jérusalem une certaine vertu divine, etoû ^ûva^, qui le protégeait, ne prétend nullement faire de cette vertu divine un des êtres intermédiaires du système de Philon ; car le verset suivant, 3, 39, qui explique cette vertu divine, ©mû <> uva^ , attribue précisément à Dieu la surveillance immédiate du lieu saint et le châtiment direct de ses profanateurs. Celte force , cette vertu n'est par conséquent nommée à côté de Dieu que comme ce par quoi il se manifeste réellement, de même que dans les Psaumes 21 , 14; 66, 7 ; 68, 35, au livre I des Paralipomènes, 16, 11, et il n'est pas le moins du monde question dans cet endroit d'un être indépendant de Dieu et substantiellement différent de lui.

Outre les commentaires sur toute la Bible, on peut consulter, sur le livre des Machabées, les Commentaires de Kic. Sérarius, de Gasp. Sanctius, de

MÀCÉDO

J.-E. Fullo, sur les deux livres des Machabées; les ouvrages cités plus haut de Frôlich et Khell; puis Michaélis, le Premier Livre des Machabées, Gœtt, 1772, et liasse, le Second Livre des Machabées, Iéna, 1786.

Wklté.

m Acè do (François), né à Coïmbre en 1596, entra dans la société des Jésuites en 1610 et passa plus tard dans l'ordre des Dominicains. Il vint à Paris vers la fin du ministère du cardinal de Richelieu, et obtint le titre de conseiller et de prédicateur ordinaire du roi.

Après divers voyages en Angleterre, en Portugal, il alla , en 1656 ou 1658, à Rome, pour y professer la théologie au » collège de la Propagande. Il y soutint pendant trois jours des thèses publiques sur les points les plus variés de la théologie et répondit à toutes les questions en vers latins. Appelé peu de temps après à Padoue pour y remplir une chaire de professeur, il donna pendant huit jours consécutifs les preuves les plus extraordinaires de ce singulier talent d'improvisation. Invité à décrire le combat des Géants et la fureur de Médée, il improvisa sur-le-champ sur ces deux sujets plus de 2,000 vers.

Il fît une épigramme en l'honneur de la république de Venise, qui en fut si flattée qu'elle la fit exposer dans la bibliothèque de Saint-Marc et qu'elle fit faire le portrait de Macédo par le sénateur Grimani. Plus tard Macédo, s'étant mêlé de matières politiques, tomba en disgrâce, fut mis en prison et y mourut en 1678 ou 1681.

Macédo possédait une érudition immense, une plume infatigable et une mémoire extraordinaire.

Il dit, dans un de ses derniers ouvrages, le Myrothecium morale, qu'il avait prononcé dans sa vie 53 panégyriques, 60 discours latins , 32 oraisons funèbres; qu'il avait composé 48 poèmes épiques, 123 élégies, 115 épitaphes,

212 dédicaces, plus de 3,000 épigrammes ; qu'il avait improvisé plus de 150,000 vers et produit 44 volumes.

Il écrivit à plusieurs reprises contre Jansénius; l'ouvrage qu'il publia à cette occasion, Mens divinitus inspirât a , Innocent io X, le fit appeler à Rome.

On lui doit aussi une Biographie de S, Turribius, de Lima; une Apothéose de S. François Xavier, de Ste Elisabeth de Portugal ; une Histoire des Martyrs du Japon,

11 eut avec le futur cardinal Moris une discussion littéraire qui ne tourna pas à son honneur; l'autorité supérieure arrêta la querelle, qui s'envenimait et devait se continuer à Bologne.

Cf. le Journal des Savants, 1703 et 1710, Moréri, édit. de 1759; Dictionnaire universel, par le P. Richard, Dominicain, 1760.

macédoine, Muu^cvta. Longtemps considérée comme une partie de la Thrace, la Macédoine était habitée par plusieurs peuplades de race illyrienne (1), dont la langue a laissé des traces dans les idiomes valaque et arnaute.

Dans le premier quart du huitième siècle avant Jesus-Christ, des colons grecs, ayant à leur téte des Héraclides d'Argos, se fixèrent en Macédoine et fondèrent une petite monarchie héréditaire, dont le premier roi fut Perdiccas. Toujours en lutte avec les Th races, ce petit État devint très-belliqueux , sans acquérir toutefois aucune importance vis-à-vis des autres républiques de la Grèce, avant l'époque où Philippe, le dixième de ses rois, monta sur le trône. Philippe, habile et brave, étendit peu à peu son royaume du Strymon et de la mer Égée jusqu'à l'Adriatique , dompta les Thraces, soumit les Péoniens et les Illy riens, conquit Amphipolis (358), s'empara des riches mines d'or

(1) Hermano, Jntiq. polit* detttaiêd* la

Grèce, p. M.

MACÊDÔINË

de Krénida , qui lut rapportèrent annuellement un million dénis , et lui permirent de s'assurer un parti dans presque toutes les villes helléniques. Il devint ainsi maître de la Grèce entière avant même d'avoir essayé le sort des armes contre elle. La victoire de Chéronée (338) acheva ce que l'or et l'intrigue avaient préparé, et mit un terme a la liberté de la Grèce.

Alexandre, fils de Philippe, remit, avant son expédition de Perse, le gouvernement de la Macédoine et de la Grèce à Antipater. Quoique les villes grecques n'eussent ni garnisons macédoniennes à supporter, ni tribut à payer, l'espoir de recouvrer leur indépendance leur Ot accueillir avec joie la nouvelle de la mort prématurée du héros macédonien; elles combattirent de nouveau pour leur liberté et succombèrent dans leur tentative. La Macédoine ellemême devint dès lors le théâtre d'une lutte acharnée entre les prétendants, qui se la disputèrent. Antipater avait, aux dépens de son propre flls Cassandre, désigné le prudent Polysperchon pour lui succéder, et donné par là le signal de longues agitations, auxquelles s'ajoutèrent les sanglantes dissensions de la famille d'Alexandre, les rivalités de ses capitaines , enfin les tentatives de l'aventureux Démétrius Poliorcète.

Celui-ci essaya de reconquérir le pouvoir perdu par son père dans la bataille d'Ipsus, projet qui ne réussit toutefois qu'à son fils Antigone G ouatas, en 279. Antigone eut pour successeurs d'abord ses deux fils Démétrius II et Antigone Doson, et enfin son petit-fils, Philippe III (V) (221).

La ligue achéenne (25 1) avait rendu à la Grèce une sorte d'indépendance; mais, obligées de se défendre contre Sparte , les villes liguées furent dans la nécessité d'appeler la Macédoine à leur secours, ce qui rendit à cette province son empire sur la Grèce. Cependant ,

lorsque Philippe voulut transformer son hégémonie eu une véritable domination et envahir l' A t tique , Athènes eut recours aux Romains , suprême ressource depuis longtemps redoutée, et en effet redoutable pour tous. La victoire de Cynocéphale , remportée par Flamlnius, soumit Philippe à une paix honteuse et l'obligea de donner son Gis Démétrius en otage. Ayant , sur de faux soupçons, fait empoisonner cet infortuné prince, le chagrin qu'il en conçut le tua au milieu des préparatifs de la guerre qu'il allait avoir à soutenir contre les Romains. En effet ceux-ci, jaloux de la puissance de Persée , son second fils (naturel) et son succès-, seur, lui déclarèrent la guerre. Après

Quelques succès Persée fut battu près e Pydna par Paul-Émile, fait prisonnier et traîné en triomphe dans Rome derrière le char du vainqueur (167 av.

J.-C. ). L'Écriture parle de ces deux derniers rois(l), «HXtmrov x«ù tôv n^ai* Himitùi fcatXfa, ainsi que d'Alexandre le Grand (2) , S; i^foy u rfti tfi K»t- Ttttffx (3). La Macédoine fut conquise et partagée en quatre provinces, et provisoirement déclarée libre. Mais des dissensions intestines rappelèrent l'ennemi, qui fit du pays une proviuce romaine (142 av. J.-C). Tite-Live décrit la province de Macédoine et ses quatre districts. Prima pars, dit-il, Bisalias habett fortissimo* viros ; trans JVessum amnem incolunt et circa Strymonem , et multas frugum proprietates, et metalla, et opportunttatem Amphipolis , qux objecta claudit omnes ab oriente sole in Macedoniam aditus. Secunda pars celeber rimas urbes ThessaUmicen et Cassandriam habet, ad hoc Pallenen, fertilem ac frugiferam terram; maritimas quoque opportunitates et

(1) I Mach., 8, 5.

(2) Ibid., 1, 1.

(5) Cf. l'art. CmrriM.

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