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On voit, d'après tout cela, que Méliton s'occupa très-activement de toutes les questions religieuses importantes qui furent agitées de son temps.
Le premier écrit fut consacré à la controverse sur la Pâque; le n°4, aux ju datants; lesn°*2, 3, 12, aux Montanistes, peut-être aussi le n° 15. 11 est tout à fait dénué de fondement de prétendre que Méliton lui-même eut des opinions montanistes ; cette accusation rst réfutée par les nombreux éloges
(1) Piper, 1. c, p. 70.
(2) Comment in Gènes., ap.Theodor.,qowt.
0, in Gen.
(5) Cf. Piper, I. c, p. 71.
b) Roulh, Keliquiœ *ame, 1, 115.
que lui accordent les anciens (1). D'autres écrits de Méliton, notamment les n°* 5, 6, 7, 8, 10, II, et les deux nommés par Anastase, furent dirigés contre les gnostiques et surtout contre Marcion ; le n° 19 devait contribuer à la connaissance de la Bible; le n° 18, mettre des bornes à la persécution dont les Chrétiens étaient victimes.
Mais tous ces ouvrages, certainement importants pour la plupart, sont perdus, et nous n'en avons que quelques fragments réunis et commentés par Routh, dans ses Religuix sacras, t. I, p. 109-143.
Le court fragment de Pascha est précisément le commencement de l'ouvrage qui porte ce titre, et qui est ainsi conçu : « Au temps où Servilius Paul était proconsul d'Asie, et où l'évêque Sagaris (de Laodicée) fut martyrisé, il éclata à Laodicée une vive controverse sur la célébration de la Pâque, et c'est à cette époque que j'ai composé cet ouvrage (2). » Nous prouverons ailleurs (3) que c'étaient des quartodécimans ébionites qui soulevèrent cette discussion à Laodicée, tandis que Méliton, tout comme Apollinaire , appartenait aux quartodécimans johannites.
Le second fragment, tiré de l'Apologie, est beaucoup plus considérable.
Eusèbe remarque, comme nous l'avons déjà dit, que c'était le dernier ouvrage de Méliton et qu'il fut remis à l'empereur Marc-Aurèle ; mais on peut déterminer plus nettement encore le moment où cette apologie fut rédigée.
Dans les fragments que nous possédons Méliton parle toujours à l'empereur au singulier; il faut donc que Marc-Aurèle n'ait plus eu alors de corégent, et c'est ce qui eut lieu depuis la mort de L.
Vérus jusqu'à l'élévation de Commode,
(1) Cf. Piper, 1. c, p. 86.
(2) Eusèbe, Hist. ecclés., IV, 28.
(5) Voy. Paque (controverse sur la).