P. US
MELK
vents, qui enseigna aux jeunes religieux de Meik les sciences philosophiques, prêcha souvent et exerça une inllueiica salutaire, par sou exemple et ses écrits , sur ses confrères. Après la mort du savaut Micolas Seyringer (t 1425), sous lequel Melk fut le foyer des savants de l'Autriche et le centre de la réforme des Bénédictins d'Autriche, de Bavière et de Souabe, Léonard de Straubing (1425-1433), en Bavière, continua l'œuvre de la reforme et eut le bonheur de voir plusieurs religieux de son couvent appelés ù diriger d'autres monastères. A partir de Chrétien Eibeusteiner (1433-1451 ) , et durant l'administration de tous ses successeurs jusque vers la lin du quinzième siècle , l'abbaye vit briller dans les rangs de ses moines, comme ascètes, écrivains et réformateurs, Jean de Speyer (f 1455\ Conrad de Geiseufeld (f 1460), Christophe Lieb d'Isny (f vers 1472), alelchior de Steiuheim, plus tard abbé de Wiblingen (f 1474), Wolfgaug de Spire ;+ 1491), et surtout Martin de Seugiug (f vers 1483), qui assista au concile de Baie comme notaire et rédigea les Tuitioiies pro régula S. Benedicti , dans lesquelles il combattit la proposition faite par plusieurs Pères de Bâle de restreindre la réforme des Bénédiçtinsà la simple observance des trois vœux, et d'abandonner tout le reste à l'arbitraire des abbés ; entin Jean Schlittbacher , de Schongau (t 1482), auteur de nombreux écrits, dont une partie considérable se rapporte à l'explication de la règle de S. Benoit et à la réforme de l'ordre (1).
La réforme du seizième siècle fut à la veille de ruiner l'antique abbaye de Melk. Le nouvel évangile trouva accès d'abord parmi les vassaux de l'abbaye, quoique l'abbé Sigismond Taler (1504- 1529) interdit l'hérésie luthérienne sous
11) Voir 1. c, p. 521-549.
peine d'excommunication. Il parvint à maintenir ses religieux dans la foi catholique et l'observation fidèle de la discipline monastique. Mais sous ses successeurs, Placide Schaffer (1546- 1549) et Jean de Schôobourg (1549- 1552) on vit, parmi le petit nombre des membres du chapitre de Melk, quelques moines dissolus passer au luthéranisme (1) et maintes défections avoir lieu sous l'administration de Michel Grien (1555-1564) et d'Urbain I Perutaz (1564-1587) (2). Les membres fidèles du chapitre et les Catholique* en général fondèrent de grandes espérances sur Gaspard Hoffmann, abbé de Meik de 1587 à 1623, né à Oehsenfurt, en Franconie, ami du cardinal kirsel (3), et ils ne furent pas déçus dans leur attente; car Hoffmann rétablit la discipline, restaura les études, s'efforça, inutilement il est vrai, de créer une congrégation spéciale de Bénédictins d'Autriche, poursuivit avec ardeur el succès le rétablissement de la religion catholique parmi ses vassaux, servit successivement de conseiller à trois empereurs , fut président du conseil des couvents, et rendit de grands services à l'Autriche en général.
Son successeur, Reiner de Landau (1623-1637), né à Paderborn, marcha sur ses traces et réalisa la pensée de son devancier en fondant la congrégation des couvents de Bénédictins autrichiens. Protecteur éclairé de la science, il envoya plusieurs de ses religieux à Rome, au collège germanique et à l'université de Salzbourg. (
Durant le gouvernement de Valentin Embalner (1637-1675), prélat de pe- ' tite stature, mais d'un grand esprit, d'une conduite irréprochable et d'un remarquable savoir, on compte parmi les savants moines de Melk Louis Eu-
(1) Keiblloger, p. 754.
(2) Id.,p.76«, T7S,7S»,8t2.
15) Foy. Klésll.