‹ Dictionnaire encyclopédique de la thélogie catholiqueChapitre 208 sur 224 · MELK - MEMENTO MORI · texte numérisé non relu

MELK - MEMENTO MORI

gel, de Wagram, qui fut, après 1654, professeur de droit en non, régeut du séminaire archiépiscopal et prochanceJier de l'université de Salzbourg (t 1674), et qui se distingua par un ouvrage, souvent réédité, intitulé : Collegium universi Juris canonici, et par son Manuale parochorum ; — le patriotique et vertueux abbé Grégoire Millier (1679-1700); les deux moines Anselme Schramb (t 1720), auteurs de la Chronique de Melk (Chronicon Mel.

license), et Philibert Hueber (f 1725), qui publia YAustria ex architis Mellic. illustrât^ et d'autres ouvrages (I).

De même que Melk avait été un séminaire d'où sortit une foule de supérieurs de couvents, il devint, sous Dietmayr, un séminaire de savants et une académie d'histoire (2). A la téte des savants de Melk, se signalèrent, à cette époque : 1° Bernard Pez, né à Ips en 1675, mort en 1735, qui s'occupa surtout de recueillir les auteurs anciens, les documents non imprimés de l'histoire en général et de celle de son ordre; qui parcourut à cette fin l'Autriche , la Bavière , la Souabe et la France , et publia comme résultat de ses recherches son Thésaurus Anecdotorum novissimus , en 6 vol. iu-folio, Augsbourg et Grâtz, 1721-1729; sa Bibliotheca ascetica, en 12 vol. in-8°, Ratisbonne, 1723- 1740, et plusieurs autres ouvrages de mérite(3); — 2° Jérôme Pez, son frère, né en 1683, qui fit paraître Scriptores rerum Auslriacarum, en 3 vol. infolio, Leipzig, 1721-1745, etc., etc.; — 3° enfin Martin Kropf (t 1779), auteur de la Bibliotheca Mellkensts , Vienne, 1747.

A cet âge d'or succéda pour le couvent Tâge de fer du despotisme joséphite, et il s'en fallut de peu que la sainte

(2) Voir, & ce sitfet, (5) ld., p. 900.

Keiblioger, p. 961.

crypte des Babenberg et ses savants gardiens ne devinssent les victimes des réformes de la bureaucratie viennoise.

L'abbaye de Melk résista aux événements du dix-neuvième siècle, aux invasions françaises. Napoléon s'arrêta souvent à Melk et se montra toujours très-favorable à l'abbaye, les Bénédictins, disait-il, ayant rendu de grands services aux sciences , et la plupart de ses généraux ayant étudié dans leurs écoles. Fidèle à une exacte discipline, ardent propagateur de la science, suivant le témoignage que lui avait rendu le Pape Pie VI à son voyage à Vienne, en passant la nuit à Melk, cet antique monastère se souvient toujours de sa primitive et sainte mission, et continue, ainsi que l'abbaye de Neubourg (1) et d'autres instituts séculaires, à marquer dans les annales de l'empire et de l'Église d'Autriche.

Schrôdl.

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