‹ Dictionnaire encyclopédique de la thélogie catholiqueChapitre 210 sur 224 · MÉNOLOGES —MENSE DES PAUVRES · texte numérisé non relu

MÉNOLOGES —MENSE DES PAUVRES

Œconomia Ckrisiiana, Venet., 1656, et une Historia sacra miscetia ex variis auctoribus, Venet., 1657.

Reusch.

MÉNOLOGES. Voyze MABTYBOLO- OES.

MENSE CAPITCILAIBB et M BNSB ÉPIS-

copale. Tant que dura la vie commune dans les chapitres des cathédrales {rita communis seu canonica) on prit l'entretien de l'évéque et des chanoines sur les revenus communs de l'église cathédrale ; mais la vie commune des chanoines ayant été abolie dans le dixième et le onzième siècle, et les chanoines s'étant logés séparément, ayant renoncé plus tard à la table commune pour tenir chacun leur maison, on procéda à un partage des revenus antérieurement destinés à la table commune, et l'évéque reçut sa part, mensa episcopalis, le chapitre la sienne, mensa capitularis.

La part destinée aux chanoines de la cathédrale fut à son tour divisée d'après le nombre des chanoines , en ayant égard à la hiérarchie des dignités, des personats et des simples canonicats, en autant de portions de qualités diverses, prxbendx.

Le prévôt ou prieur était habituellement chargé de l'administration des biens du chapitre ; la mense épiscopale était régie par un fonctionnaire particulier, par un économe épiscopal (vicedominas), nommé par l'évéque (1).

L'aliénation des biens du chapitre n'était valable qu'avec le consentement, non-seulement de l'évéque, mais de tous les chanoines (2). Les menses épiscopales ne pouvaient être aliénées qu'avec l'autorisation du Pape (3), prescription qui est encore en vigueur là

(1) Carol. M., Cap. /, ann. 802, c. 13. Lothar., I Cap., ann. 824, c. 9.

(2) C. t, 2, 8, 8, X, Ue his quasjiunt a Prœlat., III, 10. Sext., c. 2, de Reb. eccles. non alien,, Ht, 9.

(5) C. 8, X, de Reb. eccl. non alien.

où la dotation d'un siège épiscopal est constituéeen biens immeubles; car cette obligation est comprise dans le serment de sujétion (1) que les archevêques et les évêques prêtent au Saint-Siège.

Voyez, sur la constitution des dotations des cathédrales et des métropoles dans les temps modernes, depuis le rétablissement des sièges épiscopaux et des chapitres en Allemagne, l'article Dotation ecclésiastique, lettre A.

T. VI, p. 496.

Pebmanedeb.

mense des pauvres, mensa pauperum. Comme dès l'origine ce fut une affaire capitale dans l'Église que de soigner les pauvres de la communauté , et qu'on en chargea un ordre spécial d'ecclésiastiques, ordo clericorum, c'est-à-dire les diacres, de même, plus tard , lorsque la table commune des pauvres, mensa pauperum, tomba en désuétude et que les revenus de l'Église se diversifièrent et se multiplièrent, on en destina une part déterminée, ordinairement le quart des revenus, à l'entretien des pauvres. Mais pour avoir, dans la distribution de ces aumônes, une mesure qui permît d'apprécier les nécessités et le mérite des familles et des individus secourus, les principales églises tinrent des matricules des pauvres, dans lesquelles on consignait l'état, la situation, la moralité de ceux qui avaient besoin de secours.

L'Église ayant toujours considéré les pauvres comme spécialement confiés à sa sollicitude, non-seulement les conciles généraux et particuliers recommandèrent instamment l'obligation de la bienfaisance aux fidèles et spécialement aux ecclésiastiques, mais les Papes et les évêques revinrent souvent et éuergiquement sur ce sujet, et donnèrent eux-mêmes l'exemple de la plus grande libéralité envers les malheu-

U) roy. Évêqub.

Page 1