‹ Dictionnaire encyclopédique de la thélogie catholiqueChapitre 213 sur 224 · MÉRICI - MERITUM DE CONGRUO · texte numérisé non relu

MÉRICI - MERITUM DE CONGRUO

et tout son corps exhala de célestes parfums. Enfin les chanoines de Ste Afre eurent le droit de l'ensevelir, et les restes précieux d'Angèlesont encore dans leur église. Elle fut béatifiée le 30 avril 1768 et canonisée en 1807.

Voir nouvelle S ion, 1850, supplém.

19 et 20. Sa 17e a été publiée par le P. Quarré, de l'Oratoire, Paris, 1688, in- 12; en italien, par le P. Ottavio de Fiamio, Rrescia, 1600, in-4°. H aas.

MERISTH1ESS. Voyez CÉR1NTHE.

MERITES DES FIDÈLES. Voy. OEU- VRES (BONNES).

MÉRITES DIT CHRIST, f'oyez RÉ- DEMPTION et Trésor des mérites.

Ml II IH M DE CONGRU) ET DE

condigno. D'après la doctrine catholique l'homme ne peut accomplir aucune œuvre méritoire pour le salut sans la grâce, et toute œuvre qui contribue au salut éternel, et qui est nécessaire pour parvenir à la vue de Dieu, est un effet de la grâce. Toutefois toute œuvre de ce genre est comptée à l'homme qui l'a accomplie comme un mérite, meritum, en tant que sa volonté a librement coopéré à l'action de la grâce.

l.a coopération, pour être méritoire, doit partir d'un motif .surnaturel, de la Toi et de la charité. Un motif d'action purement naturel ne suffit pas. Il résulte des textes de l'Écriture sainte, tels que Luc, 7, 47 ; Ép. de S, Jude, v 20; 11e Ep. de S. Pierre, I, 10, il, que les œuvres produites par des motifs surnaturels sont nécessaires au salut.

L'Écriture et la tradition prouvent d'une manière aussi certaine que les œuvres surnaturellement bonnes, c'est-à-dire accomplies en esprit de foi et de charité, sont véritablement méritoires , et cela non par uotre volonté et notre puissance, mais par la volonté et les mérites de Jésus-Christ (1). Lé mérite proprement dit suppose comme condition :

(1) A/a«A.f5,M2;iO, 27.

1° La possession de la grâce actuelle, gratia actualis, car nous ne pouvous acquérir de mérites que par des actions surnaturellement bonnes ;

2° La possession de la grâce habituelle , car il faut qu'il y ait un commerce d'amitié entre Dieu qui donne la récompense et l'homme qui la reçoit ;

3° Une promesse divine , promissio dirina, Dieu ne nous devant rien, et ayaut d'ailleurs, en vertu de la création et de la Rédemption, tout droit sur nos actions.

Du côté de l'homme la première condition est le status vte, le pèlerinage terrestre ; car le juste, arrivé au terme, in termina, ne peut faire des actes méritoires , et est déjà en état do jouissance.

On distingue le mérite de condigno du mérite de congruo. Le premier est uu mérite auquel Dieu doit accorder la récompense promise, en vertu de la justice distributire, qui fte peut laisser sans l'accomplir une promesse faite par Dieu {ex justifia fundata in prxmiantis pactu). Toute oeuvre faite eu et par esprit de charité porte en ellemême le droit à la récompense promise.

Le mérite de congruo est l'œuvre à laquelle la justice divine ne doit pas do récompense , mais qui, eu vertu de la bonté divine, peut attendre une récompense, ex quadam convenientia, congruitate et decentia, suivant les termes de l'école.

Lorsque le pécheur repentant se tourne vers Dieu, lorsqu'il fait les actes de foi, d'espérance et de charité, ou quelque autre bonne œuvre émanée d'un motif surnaturel, il n'acquiert sans doute encore aucun mérite de condigno , car il lui manque pour cela l'état de grâce et la promesse dicine; mais il peut mériter par la, de congruo, la disposition nécessaire pour obtenir la grâce sanctifiante, et par conséquent la justification , d'après ces paroles de l'Ecri-

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