MADELEINE
qui l'accompagnaient dans ses voyages à travers les villes et les bourgades de la Galilée. S. Luc dit expressément d'elle : « Marie, surnommée Madeleine, de laquelle sept démons étaient sortis ; »
S" Dans S. Matthieu, 27, 66; S. Mare, 16, 40, et S. Jean , 19, 25, qui la nomment parmi les femmes qui avaient suivi Jésus de Galilée pour le servir, qui assistèrent à son crucifiement et le virent de loin;
3» Dans S. Matthieu, 27, 61, et 28, 1; S. Marc, 15, 47, et 16, 1, 9 ; S. Luc, 24, 10, et S. Jean, 20, 1, 18, qui la citent parmi les femmes qui regardèrent où Ton déposait le corps de Jésus , vinrent au tombeau avec des aromates, et reçurent des anges la nouvelle de la résurrection du Seigneur, avec l'ordre de la communiquer aux disciples. S. Jean, 20, 1—18, raconte surtout en détail ce que S. Marc ne rappelle que brièvement, savoir que le Christ apparut d'abord à Marie-Madeleine , de laquelle sept démons étaient sortis.
Il est tout à fait vraisemblable que Marie reçut le surnom de Madeleine de Magedan ou Magdala (Magdalel , Jos., 19, 38), ville située à une demi-lieue au sud de Tibériade.
L'Église latine croit généralement, du moins depuis le Pape S. Grégoire I" (f 604), que Marie-Madeleine est la même que Marie, sœur de Marthe et de Lazare, qui , six jours avant sa mort, parfuma le Seigneur dans la maison de Simon le Lépreux , à Béthanie (1), et que la pécheresse publique qui déjà , antérieurement , avait oint les pieds du Sauveur à Naïm, dans la maison d'un pharisien (2).
Cette opinion générale de l'Église la- • fine, contre laquelle l'exégèse a peu d'objections à faire qui n'aient déjà été solidement réfutées (3) , fut, au seizième
(1) Matth., 38, 6-1S. Sm», Il,l-S,et «,1-8.
(2) Luc, 7, 37.
(S) Voir surtout BolUnd. , 22 Julii, in Fila