MADELEINE - MADELEINE DEI PAZZI
siècle, attaquée par Lefèvre d'Étaplc (1 ), qui chercha à démontrer que Marie - Madeleine, Marie, sœur de Lazare, et la pécheresse publique étaient trois personnes différentes.
Beaucoup de savants catholiques, entre autres l'évéque de Hoche s ter, Fisher, entrèrent en lice pour combattre l'opinion de Lefèvre dÉtaple.
Malgré cela elle fit son chemin, notamment en France, et elle compta des savants tels qu'Estais (3), Tille m un t, Launoy, parmi ses partisans. Ils l'appuyèrent non-seulement sur l'Ecriture, mais sur plusieurs Pères, surtout de l'Église grecque, sur les ménologes grecs, qui donnent pour la pécheresse, pour Marie-Madeleine et pour Marie, sœur de S. Lazare, trois jours de fêtes différents (savoir : le 1er mars, le 32 juillet et le 18 mars), comme sur les martyrologes latins de Rhaban Maur et de Notker, qui font à des jours différents mémoire de Marie, sœur de Marthe, et de Marie-Madeleine, l'une le xiv cal. febr., l'autre le 32 juillet; et enfin sur des notices relatives à la sépulture de Marie - Madeleine et de Marie, sœur de S. Lazare, suivant lesquelles la première serait ensevelie à Éphèse (tel est le dire de Modeste, patriarche de Jérusalem au commencement du septième siècle ; de Grégoire de Tours, GL M.% c. 30, et de la Fie de 5. fVillibald); la seconde serait inhumée avec sa sœur et son frère à Jérusalem. On peut lire tout ce que
raisons alléguées par les partisans de Lefèvre d'Étaple en faveur de leur opinion, dans le Comment, prœv. ad Fit.
S. M. Ma y da le me, §§ 5, 8-11. Le même savant montre, dans les 11, 13 et 13, qu'il n'y a aucun fondement dans
m iv.
S. Maria Magdaltna, VI, VIL
(1) Foy. Fêvbe (Le) d'Étaple.
;2) Foy. E&tius.
la légende, vraisemblablement née au onzième siècle, suivant laquelle le corps de Marie-Madeleine aurait été transféré de Jérusalem ou de la ville d'Aix, en Provence, au couvent de Vézelay, dans le diocèse d'Autun. Il dit toutefois qu'il n'est pas invraisemblable que Marie- Madeleine ait abordé avec Marthe, Lazare et quelques autres disciples de Jésus, dans les Gaules, soit morte en Provence, et ait été ensevelie dans l'ancien couvent des Dominicains de Saiut-Maximiu, au diocèse d'Aix. Cette opinion a été combattue par Launoy et défendue par d'autres avec autant de vivacité que s'il s'était agi d'un dogme historique.
En dernier lieu M. l'abbé Faillon, dans son livre intitulé : Monuments inédits sur l'apostolat de Ste Marie- Madeleine en Provence, a très-solidement établi la réalité de cette tradition, sur laquelle est fondé l'opuscule du R. P. Lacordaire sur le même sujet (1).
Cf. Tillemont, Mémoires, t II, sur Marie-Madeleine; Alex. Nat.f Hist.
eccles. sxculi I, dissert, il, de B. M. Magdalense, Lazari et Marthae in Gallios appulsu, deque illorum reliquiis Provincix vindicatis. Dans la mantissa de cette dissertation Alexandre Natalis défend cette proposition : Grœcorum Patrum nonnutli plures mulieres evangelicas auctrices Du mi ni asseruerunt ; La fini Patres contraria m plerumque propugnarunt sentent iam; porro, iicet neutra opinio Scripturx sacrœ palam aperteque repugnet, eidem magis consona est Latinorum Patrum assertio, mulierem unicam statuentium.
Schbôol.
MADELEINE DEI PAZZI (Stb), née
à Florence en 1566, tenait, du coté de
(1) Ste Marie-Madeleine, par le R. P. H.-D. Lacordaire, dw Frtm prêcheurs, membre de l'Académie français*, Pari», iwa.