MAGEDDO — MAGIE
bout dans l'antique église, les archevêques de la maison de Brandebourg eurent soin.de le balayer complètement.
C'est dans les temps modernes seulement qu'une église catholique a été rétablie à Magdebourg.
Cf. Thietmar, Chron., dans Pertz, Script., t. III, p. 723; Krantz, Métropolis, et Chytraeus, Saxonia; Lentzii P.Hist. archiep. Magdeburg., 1738; Lentzen , Hist. du diocèse et du pays de Magdebourg y Côthen, 1756.
Gams.
magedait. Voyez Magdala.
mageddo (Megiddo, TUD; LXX, M<ry«Wci,M3ouMc!)fque l'Écriture nomme presque toujours avec Thénac (Thaanach), autrefois ville royale cananéenne, fut attribuée, par Josué, à la tribu de Mariasse (1), mais resta longtemps entre les mains des Cananéens sans être conquise (2). Elle était situéesur le territoire de la tribu d'Issachar, dans la plaine d'Esdrelon, aux bords du Cison, que l'Écriture nomme les eaux de Mageddo, >9 i™? (3).
La position de Mageddo était trèsimportante au point de vue stratégique; du côté de la mer c'était la clef de la Palestine centrale et septentrionale; aussi Salomon l'avait-il fortifiée (4) et en avait-il fait la résidence d'un gouverneur (5). La plaine de Megiddo, p'P?
ÏTan (6), jftjW Wpa (7), devint souvent un champ de bataille; c'est dans ses environs que vainquirent Débora et Barac (8); Ochozias fuyant devant Jéhu mourut dans cette plaine (9); Josias y
(1) Josuè, 12, 21 ; 17, il. Juges , 1, 27 ; 5, 19. I Parai., 7, 29.
(2) Juges, 6, 29.
(5) Jbid.,i, 19.
(6) III Huit, 9, 15.
(5) Ibitl.,U,M.
(6) II Parai., 55, 22.
(7) Zach., 12,11.
(8) Juge», 5, 19.
(9) IV Rois, 9, 27.
trouva la mort dans la bataille qu'il livra à Pharaon Nécho(t). Hérodote, en racontant le même fait (2), nomme l'endroit MityScXgv, confondant, sans aucun doute, l'Egyptien Migdol avec Mageddo, ou Mégiddo. D'après Robinson (3) Mageddo est l'ancien Legio (4), dont le nom s'est conservé dans le village moderne el-Lejjûn, le long de la grande route des caravanes qui vont d'Egypte à Damas.
mages. Voyez Rois {fête des),
magie. On prend ce mot dans un sens plus ou moins large, et il est assez difficile d'en donner une définition exacte. Nous le prendrons dans le sens le plus étendu. '
Le peuple, quand il est question de magie, pense à un art mystérieux , supérieur aux moyens ordinaires qu'a l'homme d'exercer sa puissance sur la nature et ses éléments, qui exige le concours d'êtres plus forts que lui, qu'il peut, par certaines pratiques, subordonner à son service. Dans cette manière de voir populaire la nature des êtres qui servent d'auxiliaires à l'homme reste indécise. En thèse générale, on se les figure comme des êtres malfaisants, des démons ; car il y a une sorte de magie qui suppose que les bons esprits, et Dieu même, sont obligés de se prêter à la conjuration magique.
Notre siècle civilisé a renoncé a la croyance aux êtres plus puissants que l'homme, ou du moins 5 la possibilité de les contraindre au service de l'homme.
Quand il nomme la magie, il entend simplement parler de l'art des jongleurs, ou encore il désigne par là l'influence, naturelle, il est vrai, mais scientifiquement inexplicable, que certains êtres vivants exercent sur d'autres êtres
(1) IV Rois, 25, 29 et 50. II Parai., 55, 20-25.
(2) L. II, c. 159.