MAGNIFICAT — MAGNUS (S
tères et ses épouvantes, l'Église annonce avec joie que, pour tous ceux qui, par leur conduite humble et pieuse, sont devenus en esprit de vrais Israélites, il s'est levé en Jésus-Christ un jour qui ne connaît plus de déclin et qui répandra éternellement autour d'eux l'éclat d'une splendide lumière. Aux vêpres solennelles, pendant qu'on chante le Magnificat, le prêtre encense l'autel et le peuple, pour exprimer Pimmense joie que les Chrétiens, prêtres et fidèles, doivent éprouver de l'Incarnation du Fils de Dieu, et proclamer en même temps que Paulel de Jésus- Christ est la source d'où découlent pour l'Église les inépuisables grûces du Christianisme.
mac.m s (S.) ou Mang, Magnoald, apôtre de l'Algau (1). Le savant Braun, auteur de l'histoire des étéques d'Augsbourg, a encore, de nos jours, placé S. Magnusdans le huitième siècle, quoique ce saint, compagnon et disciple de S. Gall (2), appartienne évidemment au septième. De cette erreur, et de beaucoup d'autres analogues sur la chronologie et les actes de S. Magnus, résulta une biographie de ce saint qui, telle que nous la possédons, est faussement attribuée au moine Théodore, autre disciple de S. Gall et ami de S. Magnus, ou à l'abbé d'EHwangen Erraenrich, contemporain de Walafried Strabo. Il se peut que le moine Théodore ait rédigé une courte nécrologie ou une épitaphe de sou ami; qu'Ermenrich ait corrigé, développé, étendu ce premier document, qui fut ensuite étrangement défiguré dans la biographie en question ; mais il est certain qu'Ermenrich n'est pas l'auteur de la légende de S. Magnus, telle que nous
(1) Ancienne réjrfon de la Sonabe, dans la partie orientale du Vorarlber*, entre les Alpes Tyroliennes, le Zech et le lac de Lkmslance.
(2) roy. Gàll (S.).
l'avons*, car on ne peut admettre qu'un contemporain de Strabo, comme l'était Ermeurich, ait osé, ce qu'a fait le rédacteur de la légende, d'abord attribuer les miracles et les actions de S. Columban et de ses disciples, Authierne et Chagnoald, à la personne de S. Magnus; ensuite se servir, dans le même but , pour enrichir sa légende , de la biographie de S. Gall, écrite par Strabo, et faire de S. Magnus la copie exacte de S. Gall. La première partie de cette légende peut provenir d'un auteur plus récent que la seconde , qui commence avec le départ de S. Magnus se rendant de. Saint-Gall dans l'Algau; mais cette seconde partie porte aussi des traces évidentes de la translation des miracles et des actes de S. Gall à S. Magnus, et contient les anachronismes les plus patents et les contradictions les plus flagrantes. Ainsi elle voit dans Magnus le compagnon et le disciple de S. Gall, mort en 625, et, d'un autre coté, elle fait de Magnus le contemporain des évêques Wikterp et Tosso d'Augsbourg, au huitième siècle. C'est donc avec raison que Mabillou et les Bollandistes ont condamné ce document,quoiquetsuivantlesmêmesBollan.
distes, cette compilation erronée se soit vraisemblablement appuyée sur quelques renseignements provenant de Théodore et sur une biographie faite par Ermenrich avec ces mêmes renseignements. C'est ce qu'on peut dire surtout de la seconde partie de la biographie.
Mais la Fie de S. Gall(l), écrite par un moine de son couvent, au huitième siècle, corrigée par Walafried Strabo , nous donne des détails authentiques sur Magnus , depuis son départ de Saint- Gall pour l'Algau. D'après cette biographie, lorsque S. Columban fut parti pour l'Italie (612), deux clercs du curé \YiIlimar,d'Arbon, Magnoald et Théo- Ci) Voir PerU, II.